MUSCULATURE GÉNÉRALE
À la partie supérieure de la masse épidermique qui, chez les Polynoiniens ‘et Sigalioniens, enveloppe la chaine nerveuse, ou, chez les Hermioniens, sur la basale de l’épiderme, au voisinage de la ligne médiane ventrale, s’insérent par une de leurs extrémités deux séries de muscles : ce sont d'abord des muscles droits qui, par ailleurs, se rattachent à la partie dorsale du corps, au point où le musele longitudinal dorsal se sépare de l’épiderme ; ce sont ensuite des muscles obliques inférieurs dont certaines fibres s’insérent à leur extrémité distale, à la base du parapode, tandis que d’autres s'engagent dans la cavité de ce parapode et, s’étalant sur ces parois, leur constituent un revêtement continu qui permet la contraction des diverses parties.
Nous désignerons, par contre, sous le nom de muscles obliques supérieurs ceux qui, partis du point où le muscle longitudinal dorsal se sépare de l’épiderme vont s'insérer sur la partie dorsale du pourtour de la base des parapodes.
La base de l’acicule ventral, qui est toujours le plus développé, est le sommet d’un cône de muscles qui permettent à cet acicule et, par Suite, au parapode, une série très étendue de mouvements :
RTE
FiG. 42. — Projection sur un plan des principaux muscles d'un segment, chez un Polynoinien,
ces muscles s’insèrent, à leur autre extrémité, en différents points des parois somatiques, sur la face ventrale et sur le pourtour des parapodes principalement. La réunion, à la partie profonde de l’acicule, de ces divers muscles, forme là un coussinet assez épais.
Les muscles moteurs de l’acicule dorsal, beaucoup moins développés et beaucoup moins nombreux aussi, ne lui permettent que des mouvements moins étendus, en nombre plus restreint. Les bases des deux acicules sont d’ailleurs réunies par un muscle qui assure la coordination de leurs mouvements.
Chacun des deux bulbes sétigères est pourvu de deux séries de muscles ; les uns, s’insérant à la base de l’acicule du même nom que le bulbe considéré sont des rétracteurs ; les aulres, rattachés à la paroi du parapode, sur le pourtour de l’orifice de sortie des sotes sont au contraire des protracteurs.
Enfin, l’élytrophore a une musculature spéciale, destinée à assurer les mouvements de l’appendice qu’il porte. Tout d’abord un muscle dirigé d’arrière en avant et de dedans en dehors part de la face dorsale, se détachant du même point que les muscles obliques supérieurs etses fibres s’étalentsur la paroi externe de l’élytrophore. Un autre faisceau s’insère sur les téguments au voisinage de la chaine ventrale et distribue ses fibres à la paroi interne de l’élytrophore. Enfin des fibres musculaires sont tendues d'un point à l’autre du pourtour de l’attache élytraire, constituent au-dessous de l’élytre une sorte de diaphragme incomplet. On se rend facilement compte. que l’action de ces divers muscles permet tous les mouvements de l'élytre.