‹ Recherches sur les AphroditiensChapitre 66 sur 69 · KI · texte numérisé non relu

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(1) Comme l'on sait, il n'y a aucune différence entre Hermione [allax QrGs et Æ. hystrix SAV. DE QUATREFAGES n'admettait pas qu'une même espèce püût se trouver à la fois dans la Méditerranée et l'Océan. Retrouvant dans l'Atlantique l'A. hystrix SAV. décrite comme méditerranéenne il lui donna le nom d'A. fallax.

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encore, l’orifice externe du tube néphridien se trouve sur la paroi du soma, tout près de la base du parapode à la face ventrale de l'animal. Il n'existe pas ici de papille néphridienne ; le canal suit un trajet analogue à celui qui a été décrit chez les Polynoiniens, avant de traverser le dissépiment et de se dilater en un pavillon vibratile.

Physiologie. — Il est généralement admis que les néphridies, chez les Annélides, jouent un rôle dans l’excrétion; il semble naturel, au premier abord, d'admettre que les substances de déchet contenues dans le liquide de la cavité générale passent, par l'intermédiaire du pavillon cilié ou néphrostome, dans la lumière de l'organe segmentaire et sont ensuite rejetées au dehors par le jeu des cils vibratiles. Cette conception du rôle physiologique du cœcum serait inexacte. En fait, sauf au moment de l'expulsion des produits génitaux, la communication établie par le canal néphridien entre l'extérieur et la cavité générale est purement virtuelle et les produits à excréter doivent d’abord arriver dans les cellules néphridiennes, où ils subissent sans doute une élaboration spéciale avant d’être rejetés dans la lumière de l’organe qui, physiologiquement parlant, représente ici le dehors.

Mais, ceci rappelé, une question se pose: toutes les matières nuisibles à l'organisme ou simplement inutiles sont-elles susceptibles d’être éliminées par cette voie, ou bien seulement certaines d’entre elles ? La méthode des injections physiologiques, due à KowALEwWsSKI, permet de répondre à cette question. Ainsi que je l’ai dit plus haut je l'ai appliquée à quatre types seulement Aphrodite aculeata ., Lepidonotus clava Moxr., Lagisca extenuata Gr. et Hermadion pellucidum Eur. J'ai exposé ailleurs le procédé opératoire.

Parmi les substances dont j'ai fait l'injection, deux seulement sont éliminées par les néphridies : ce sont le carminate d’ammoniaque et la teinture de tournesol. En injectant des doses faibles de solutions concentrées dans le cœlome d’Aphrodite aculeata j'ai toujours vu, au bout d’un temps variable, mais qui ne dépassait Jamais quelques heures, que la coloration générale produite par la substance injectée disparaissait et que, seules, les néphridies se trouvaient ensuite modifiées. Dans le cas du carminate d’ammoniaque, elles prenaient une coloration rouge très marquée. Et il en était de même après l'injection du tournesol h/ew. Cette dernière

observation nous apprend que les néphridies doivent secréter des substances acides en assez grande quantité, car le virage est très net. Les substances excrétées par les organes segmentaires se trouvent toujours dans des vacuoles plus ou moins développées des cellules constituant la paroi.

J'ai eu occasion déjà de dire que les différentes réactions pour la mise en évidence de l’acide urique ou de ses sels ne m’avaient donné aucun résultat. Les cellules excrétrices à carminate de la néphridie ne contiennent donc ni acide urique, niurates.

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