BRANCHES TERMINALES
Voici comment l'artère utérine se termine généralement. Arrivée au voisinage de la corne utérine, à peu près au niveau du ligament rond, elle se recourbe brusquement du côté des annexes et se termine par deux branches divergentes : une branche utérine longue (ou un groupe de branches utérines) et une branche annexielle.
La branche utérine, dernière de celles que fournit le tronc pour l'utérus, est plus volumineuse que celle quila précède dans la série. Elle est aussi plus longue, car elle naïît loin de l'utérus et doit rétrograder pour l’atteindre. Elle se disperse én un bouquet épanoui sur la région de la corne et du fond. La subdivision la plus basse s’anastomose avec la plus élevée de l’avant-dernière branche utérine née du tronc, ou même avec une branche née beaucoup plus bas (V. fig. 11). Parfois, la dernière branche utérine naît à très grande distance de l'utérus (V. fig. 21, PI. V). L'angle qui la sépare de sa sœur, la branche annexielle cesse d'être aigu; il s'ouvre et s’efface à tel point que le type artériel de l'utérus semble modifié, à un examen superficiel.
En effet, pour peu que la branche annexielle soit volumineuse,
comme c'est le cas sur les pièces représentées fig. 10, 11 et 21,.
onesttenté de croire que la spermatique interne se divise au-dessous de l'ovaire en deux branches : une qui se porte à l'angle de l'utérus et se distribue au fond, l’autre qui descend le long de l'utérus et s'anastomose à plein canal, vers le milieu du corps, avec lé tronc de l’utérine. Commela branche de l'angle et du fond de l'utérus s’anas-
tomoseavec l’avant-dernière branche utérine, sur le bord de l'utérus,
le système de la spermatique interne et de l’utérine paraissent réunies par une double anastomose, l’une juxta-utérine, l’autre plus en dehors, dans le ligament large. Mais cette seconde anas- .tomose n’est en réalité que le tronc de l’utérine elle-même. Ainsi
doit être interprétée, nous semble-t-il, la pièce représentée
CR et PR 7.
de NO AE An à
7 fig. 11. La constatation de la double anastomose entre le système 1 Va de l’utérine et de la spermatique, nous en paraît une preuve. | L'examen comparatif des fig. 18, 10, 11 et 21 convaincra, nous l’espérons, le lecteur.
Toutefois, nous ne considérons pas comme impossible qu’en cas d'insuflisance de l’utérine et de beau développement de la spermatique interne, le sang emprunte la voie de cette dernière pour atteindre le fond de l'utérus. Mais, ce type circulatoire n'est pas radicalement différent du type normal, il n’en est qu’un dérivé (Revoyez la fig. 12). #
C’est de la dernière branche utérine, longue et rétrograde que | partent le ou les vaisseaux destinés au segment le plus interne, juxta utérin, de la trompe (V. fig. 10 et 21).
La seconde branche de terminaison de l’utérine, branche annenielle se recourbe en dehors, au-dessous du ligament de l'ovaire et se partage immédiatement en deux branches terminales : une postérieure, principale, ovarienne et anasitomotique; une antérieure, tubaire, généralement moins volumineuse,
La branche tubaire provient évidemment de l’utérine comme le démontrent son volume et sa direction. Elle s'engage au-dessous du ligament de l'ovaire et de la trompe (1) : on l’aperçoit sous le feuillet péritonéal antérieur de l’aileron de la trompe Elle chemine sous la trompe et à brève distance de celle-ci, lui fournit, ainsi ! qu'au péritoine, des branches nombreuses. Elle s’eflile de plus en plus et vient se terminer vers l'ampoule en s'anastomosant avec la terminaison de la branche tubaire fournie par la spermatique interne. Le trajet de cette dernière artériole est, d'ordi-
naire, plus postérieur; on la voit le long de la frange ovarienne du À
pavillon.
La branche postérieure (ovarienne-anasiomotique) se décom-
pose en deux artères qui soulèvent le feuillet postérieur du liga- ‘A
ment large, pi
(1) Cela tient à ce que l'artère utérine venant d'arrière, par rapportà l'utérus, 1 reste relativement postérieure, dans son trajet le long de l'utérus.
PENSER EIRE
L'une de ces divisions, ovarienne proprement dite, donne plu- 6 " DES s 1 :
sieurs rameaux en vrilles à la moitié interne de l'ovaire et s anasto
Fig. 22, — Terminaison typique de l’utérine (vue postérieure).
Injection artérielle par la fémorale droite.
Le bassin osseux a été fendu sur la ligne médiane,en avant et en arrière, et les deux moitiés écartées pour tendre les vaisseaux. Le ligament large a été partiellement détruit pour mettre à nu les artères. La gaine hypogastrique Gky a été isolée. 7, trompe attirée vers le haut ; O. ovaire. Cv. cordon vasculaire tubo-ovarien ; on a décollé de sa face postérieure et relevé un lambeau de la lame postérieure du ligament large Z. 7. p. On voit au-dessous de lui, un lambeau de la lame antérieure ZL. L. «.
À. ut, arlère utérine près de se terminer. Elle donne d’abord des branches longues pour le fond de l'utérus. La dernière née, émet une branche tubaire interne qu'on verra mieux sur la figure suivante. L’utérine se termine par deux branches : une éfwbaire, antérieure $, anastomosée avec la tubaire s de la spermatique interne sp.i ; une postérieure, ovarienne 0, et anostomotique «.
La spermatique interne Spi se divise en : éubaire s qui donne deux rameaux à l'ovaire, en ovarienne o, et anastomotique «. L'utérine et la spermatique s’anastomosent par leurs branches tubaires, et surtout par leurs branches ovariennes eb anastomotiques. Mais il est manifeste que les artères de la moitié au moins de l'ovaire et de la trompe, proviennent de l’utérine, comme le prouvent leur calibre et leur direction originelle.
mose habituellement sous le milieu de l'organe avec une branche semblable de la spermatique interne,
La division anastomotique qui fait suite au tronc reste à dis-
‘tance et au-dessous de l'ovaire, décrit des sinuosités marquées et
Fig. 23. — Terminaison typique de l'utérine (vue antériewre). C’est la même pièce que celle représentée vue d'arrière (fig. 22). — U, utérus ; 145 trompe ; Zr, ligament rond. là A.ut, artère utérine. On voit mieux ici ses branches terminales utérines, notamment la branche £.w, qui donne une petite tubaire interne, anastomosée avec la tubaire principale ; Z.!, ligament large dont le feuillet péritonéal postérieur a été partiellement respecté ; Sa, branche terminale éubaire antérieure, sous le feuillet péritonéal antérieur de l’aïleron de la trompe; Op, 2 branche terminale ovarienne postérieure, qui disparaît, en arrière du tissu interposé entre les deux lames séreuses du ligament large. On aperçoit, derrière cette branche, le bord de l'ovaire qu’on a laissé retomber; C.v,fin du cordon vasculaire tubo-ovarien., On voit deux ramuscules superficiels fournis au ligament rond par l’utérine, (On a négligé de représenter, dans la coupe du ligament rond, la spermatique externe.)
finit en un point indéterminé, au delà du milieu de l'organe en s’unissant à plein canal avec une branche de la spermatique interne. Il est donc manifeste qu’on peut ajouter avec Broeckaert aux trois \
segments classiques de l’utérine, une quatrième portion quil a