CONCLUSIONS
L'utérus est ordinairement vascularisé par deux artères, les utérines. Le territoire des utérines dépasse les limites de l'utérus: elles donnent à la vessie, à la partie supérieure du vagin (surtout en avant) à la moitié interne de la trompe et de l'ovaire pour le
moins.
Les spermatiques internes, dites à tort utéro-ovariennes, se dis-
tribuent à la moitié externe de la trompe et de l'ovaire, et d’ordinaire ne donnent rien à l'utérus.
Le système des artères utérines s’anastomose avec celui des spermatiques internes et externes par inosculation et par l’intermédiaire du réseau sous-péritonéal.
L’anastomose entre l’utérine et la spermatique interne a lieu aux confins des deux systèmes et à distance de l'utérus.
Le type rare, dans lequel la spermatique interne fournit à l’angle de l'utérus, n’est pas radicalement différent du type normal, Il n’en est qu'un dérivé.
Le réseau vaginal s’anastomose largement en avant et en arrière avec les divisions des branches cervicales, superficielles, de l’utérine.
Le réseau sous-péritonéal du ligament large est riche. Son importance est peut-être plus grande qu’on ne le dit généralement.
Il y a lieu de faire une distinction absolue entre le ligament large et la gaine hypogastrique.
Le ligament large représente à sa base le méso du canal de Müller. À sa tête, il résulte de l'entraînement dans le bassin et de la plicature à angle très aigu du méso primitivement longitudinal et extra-pelvien, qui contient le ligament diaphragmatique, l'ovaire et le ligament inguinal. Ce mode de formation démontre qu’il est essentiellement dédoublable.
Le pédicule vasculaire utéro-vagino-vésical, qui contient l'artère utérine et ses branches longues est entouré d’une gaine disséquable en membrane. C’est la gaine hypogastrique.