‹ Recherches sur les causes de l'indigenceChapitre 3 sur 22 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

privées, rextension de la prévoyance, etc., qui ne peuvent âlanuer aueun intérêt , et qui , par c^te raison , obti^oient sans difficulté lapprobation générale ; mais il en est d'autres , tels par exemple que ceux qui tendrai^it à supprimer des abus dans Toi^ianisation et la mardie des services publics ou des institutions ^ qui ne sauraient obtenir qu'une approbation beaucoup {dus restreinte, d'abord parce que de nombreux intérêts sont étaroîtement Ués aux abus à supprimer, ensuite parce que la foule des esprits timides s'effi*aie inévitablement à la pensée ^u moindre changement à apporter dans Tordre établi.

Cependant , la réforme graduelle de tout ce qui est abusif ou mal entendu dans la gestion des intérêts collectifs, nous parait être Fun des moyens les plus puissants de réduire la misère,, parce que, indépendammait de ses avantages immédiats, elle exercerait sur les mœurs Tinâuence la plus favorable, en rendant plus efficaces et moins incertains les avantages natureUemenl attachés aux bonnes habitude, et en diminuant les diances d'arriver aux mêmes avantages pair des moyens nuisibles.

Nos observations, quant à l'atténuation de Tindigence, portent donc uniquement sur les moyens préventifs, et nous avons exposé, avec franchise, nos idées sur la réforme des causes modifiables de misère qui nous ont paru exister dans nos institutions actuelles , en ayant soin toutefois d'expHquer que les progrès de l'opinion génératcet la propagation des comiaissances les plus propres à taire apprécier justement les intérêts collectifs , devraient précéder toute tentative de réforme.

Nous pensons que la prétention de réduire Tindigence par des moyens qui n'apporteraient aucun changement à l'ordre établi, qui ne pourraient alarmer aucun intérêt existant, et qui, surtout, négligeant les causes, s'attacheraient uniquement aux eifets , c'est-à-dire au soulagement de la

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misère produite, serait aussi vaine que celle qui consisterait à vouloir fertiliser un champ frappé de stérilité par une longue sécheresse en y jetant une goutte, d'eau.

Nous avions à embrasser dans ces recherches une multitude de questions importantes et compliquées ; nous Pavons fait dans un cadre assez étroit , et nous nous estimerions heureux si Ton jugeait que la rapidité de l'exposé de nos observations n'a pas nui à leur justesse ni à leur clarté.

Ce travail avait été soumis, en grande partie , à l'Académie des sciences morales et politiques, dans un Mémoire (i) envoyé au concours, sur le prix fondé par M. Félix Beaujour, et qui, dans un rapport fait à l'Académie, a été l'objet d'observations bienveillantes, mêlées à des critiques dont la plupart nous ont paru fondées, et dont nous avons tâché de profiter.

(1) Ce mémoire est désigné sous le n° 6 dans le Rapport de M. Passy, publié par le Journal des Économistes, n» 43 (t. xii,

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