‹ Recherches sur les causes et l'anatomie des hernies abdominalesChapitre 22 sur 47 · LU · texte numérisé non relu

LU

(x) Je pense que cet épaississement dépend de celui qu’offrait le collet du sac avant de s’oblitérer. :

(2) 97° OBSERVATION, Sac de hernie inguinale externe du côté gauche, observé sur le cadavre d’un homme âgé d’environ 4o ans.

Le péritoine offre derrière l'ouverture supérieure du canal inguinal des stygmates radiés,

blanchâtres, dans les plis desquels existent deux petits culs-de-sacs profonds de quatre à cinq

lignes. Ces stygmates donnent naissance à une grande poche séreuse, kystique,pyriforme, lon=. gue de trois pouces et demi, placée au-devant du cordon testiculaire, dans la gaîne propre du: … quel elle est renfermée , et adossée par son fond à la tunique vaginale. Les parois de cette w poche sonttblanches, fort épaisses, et présentent plusieurs adhérences entre elles, dans divers … points de leur étendue; sa cavité renferme une légère sérosité jaune. Les enveloppes exté-.…

rieures du sac et du cordon sont minces et demi-transparentes.

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(60-12) D'autres fois ce sont de petits pertuis très-étroitss sinueux, qui me communiquer plus ou moins obliquement la cavité du sac avec celle du péritome, et qui permettent à la sérosité de passer de l'une dans l'autre (tr). J'ai trouvé plusieurs sacs ainsi Gblitérés én partie à leur col, et qui communiquaient encore avec le péritoine par quatre ou cinq conduits séparés les uns des autres, et d’une petitesse extrême. ‘En examinant la face externe du péritoiné à lPendroit où ces plis sont réunis, On trouve un sac herniaire vide qui pend au dehors, en passant par l'ouverture aponévrotique, ou bien qui est réduit derrière elle. Quelquefois il est fermé dans toute son étendue ; et forme un prolongement fibro-celluleux de figuré et de grandeur VhHiabls

Les stygmates des hernies sont si visibles, qu'ils sautent, pour ainsi dire, aux yeux, dès qu’on examine le péritoine au niveau des ouvertures aponévrotiques de l'abdomen (2); ou bien ils sont moins mar-

(x) 98° OBsERVATION. Sac de hernie crurale du côté droit; trouvé sur le cadavre d’une

vierlle femme.

Le péritoine offre, au niveau de l’ouverture supérieure du canal crural, un stygmate linéaire, blanc ; de sept lignes d’étendue, à chaque extrémité duquel on trouve un pertuis qui conduit obliquement dans un petit sac. Celui-ci est oblong et a cinq lignes de profondeur ; il est revêtu à l’intérieur d’une fausse membrane , et plongé au milieu d’une masse de pelotous graisseux qui peut avoïr le volume d’une noix.

(2) 99° OBSERWATION. À. Sac d’une hernie crurale du côté droit, trouve sur le cadavre

d'un homme âgé d’environ 4o ans, et qui PORN une hydrocèle volumineuse du méme côté,

Au-dessous de l’arcade crurale existe une humeur globuleuse pédiculée, du volume d’une grosse noix, molle et irréductible ; elle renferme dans son centre une cavité séreuse, oblongue, aplatie, humectée de sérosité, longue de sept lignes, large de quatre, et sur laquelle on voit quelques taches noires. Entre la membrane séreuse et la tunique celluleuse trèsmince qui enveloppe la tumeur , on rencontre uñe couche: de graisse de cinq à six lignes d'épaisseur ; la cavité séreuse ne communique pas avec l'abdomen , mais présente en haut un pédicule fibreux très-court qui va s’insérer en dehors de cicatrices très-prononcées ,

Voy. PL IV, fig. 6.

Voy. PL VII, 6e.

8 et 9.

LE

(Cas)

qués, et demandent souvent die d'attention et d'habitude. pour

fort saillantes, et mouchetées de plaques noires que présente en dedans le péritoine, au niveau de l’ouverture supérieure du canal crural. J'ai omis à dessein de lithographier les taches noires qui auraient empêché de bien distinguer les stygmates du péritoine.

100° OBSERVATION. B. Sac de hernie crurale du côté droit, trouvé sur le cadavre d’une femme très-âgée.

Le péritoine offre au niveau de l’ouverture supérieure du canal crural, et immédiatement

en dehors du ligament de l'artère ombilicale , des stygmates blancs , fibreux, rayonnés , qui

se continuent avec un petit sac cylindroïde , kystique , séreux à l’intérieur, long seulement de quatre lignes , et qui est entouré de tissu cellulaire graisseux. Ce sac est réduit et placé entre la face externe du péritoine et l’ouverture aponévrotique qui lui a donné passage ; cette dernière ouverture , située en dehors du ligament de Gimbernat, est arrondie , fort petite, et donne naissance à une bourse cellulaire qui pend au dehors, et qui formait l’enveloppe extérieure du sac avant son atrophie et sa réduction. [artère épigastrique se trouve à sept lignes en dehors de ce sac; elle naît de l’artère iliaque externe, par un tronc qui lui est commun avec l’obturatrice ; celle-ci se rencontre à cinq lignes en dehors du sac. Je possède troïs autres observations semblables pour la disposition du sac.

101° OBSERVATION. C. Sac de hernie inguinale externe du côté droit, trouvé sur le cadavre d'un homme âgé d’environ 4o ans.

Le sac se présente au-devant du cordon testiculaire, sous la forme d’une petite cavité.

allongée , pyriforme, d’un pouce d’étendue, dont les parois aplaties sont blanches, opa-

ques , séreuses en dedans, et qui se continuent en haut avec un prolongement fbro-cellu-

leux plein; celui-ci a dix lignes d’étendue; il va se fixer en dehors du péritoine , au niveau

de l’ouverture supérieure du canal ingrinal. La membrane séreuse de l'abdomen présenteen

cet endroit un petit en foncement conique et quelques stygmates irréguliers.

102° OBSERVATION. D. Sac de hernie inguinale externe du côté droit, trouvé sur le cada-

vre d’un vieillard.

Le sac est contenu en entier dans le canal inguinal; il a un pouce de longueur; il est blan-

châtre, séreux, et ne communique plus avec la cavité du péritoine, dont il se trouve “ue

par une petite plaque cartilagineuse ; entourée de stygmates radiés. * - LU . * .103° OBsERYATION. E. Sacs de hernies inguinales oblitérés.

Sur le cadavre d’un vieillard, je trouve :

1° Du côté droit, sur le péritoine qui tapisse la région inguinale , une grande cicatsice

être aperçus. Dans quelques cas enfin, ils s’effacent complétement;

on ne sauräit en retrouver les traces : peut-être même n’ont-ils jamais

DR

environnée de plis et d’érailléments , et se continuant dans le canal inguinal au moyen d'un conduit fibro-celluleux à parois épaisses ; celui-ci se termine par des filaments blanchâtres dans une tumeur graisseuse oblongue qui est couchée ne du cordon testiculaire auquel elle est fort adhérente.

2° Du côté gauche , il existe un sac de hernie inguinale interne; voici sa disposition : On voit sur le péritoine une large plaque fibro- cartilagineuse , assez épaisse , entourée de plis radiés, couchée sur l’artère ombilicale qui lui adhère fortement en dedans, distante d’un pouce de l'artère épigastrique qui est en dehors, et se continuant en ayant avec un pédicule fibreux , plein, lequel s'engage par une ouverture accidentelle du fascia-transversalis , et vient se terminer en dedans du cordon par une masse pyriforme, non susceptible de réduction; cette masse contient une cavité séreuse, longue de 8 lignes, et dont les paroïs sont fort épaisses , sans communication avec l'abdomen , et remplies de sérosité.

104° OBSERVATION. F. Sac de hernie inguinale externe du côté droit, trouvé sur le cadavre d’un homme âgé.

Le péritoine offre au niveau de l’ouverture supérieure du canal ingumal, des stygmates irréguliers, qui se continuent dans ce canal au moyen d’un prolongement fibro-celluleux : celui-ci donne naissance à un sac pyriforme , très-allongé, de dix-huit lignes de longueur les parois de ce sac sont opaques ; sa cavité est lisse, polie, séreuse, et ne communique plus avec celle du péritoine; le cordon est placé à sa partie postérieure , et Jui adhère assez fortement.

105° OBSERVATION. G. Sac de hernie ombilicale oblitéré, trouvé sur le cadavre d'un vieillard qui présentait aussi deux sacs de hernies (ÉATIES externes.

La tumeur est pédiculée , peu saillante, du volume d’une petite noïx; elle est recouverte par la peau, et présente la cicatrice de l’ombilic en haut et en avant.

Dissection. On trouve au niveau de l’ombilic , à la face interne du péritoine , une cicatrice en étoile, à laquelle viennent se rendre les veines et les artères ombilicales ; en tirant la tumeur par dehors, la cicatrice se déprime, et forme un petit cul-de-sac; elle se continue en avant avec un sac fermé, sorte de cavité kystique qui pourrait admettre un

gros pois , et dont les parois humectées par de la sérosité, sont lisses, polies, assez épaisses, \

et marquées de quelques points noirs. Cette petite cavité séreuse sort par l’ouverture de l’ombilic, et se trouve entourée par une couche fort épaisse de tissu cellulaire graisseux qui lui forme une tunique extérieure. Les cordons fibreux qui remplacent les artères et la veine ombilicales passent, pour se rendre à la cicatrice de la peau, les premiers sur les

Voy.PL VE, fig. 7.

Voy. PI VI, fig. 6.

Voyez PI X, fig.

4,5et 6.

Cu24)

existé, parce que dans leur oblitération, certains SACS paraissent se FRA

parer du péritoine de la même manière que la tunique vaginale , lors de

la descente du testicule dans le scrotum. Dans ces différents cas, le

corps du sac, séparé du péritoine, ou s'oblitère et devient celluleux,

où ‘bien reste creux, ét continue de renfermer de la sérosité , comme:

nous l'avons, vu.

ke

Une analogie que Ja tuni que vaginale présente à son tour avec le sac hemmiaire,; c’est qu’en se séparant du péritoine dont elle faisait partie, elle” forme parfois au niveau ‘de l'anneau inguinal des plis ‘ou | stéimates radiés qui ont la forme de ceux dont be parlé; seulement ils sont moins marqués , et le péritoine n’est point épaissi en cet endroit, mais offre plutôt une A excavalion conique , qui se continue avec

un, cordon. .celluleux aapon peut.suivre PEéPARE toujours au-devant du ‘0 \cordon testiculaire, jusqu'à l'extrémité supérieure de la tunique vagi-

nale.

Quelquefois le rétrécissement du collet du sac est partiel et se reconnaît à des plis radiés, existant seulement sur une partie de la circonférencé dé oitertlre) On pourrait facilement RE ces plis pour les ES d'un ancien sac oblitéré, aëcolé À un nouveau: il n'y

a qu’une dissection soignée et souvent ès difficile qui puisse faire dis-.

tinguer çes deux cas.

Les stygmates des hernies présentent assez souvent des taches noires, dont j je parlerai en traitant des transformations organiques que jai eu -

occasion d'observer dans les sacs hermiaires.

Quand l'anneau aponévrotique est large et adhère par tout son contour au collet du sac, loblitération se ‘fait difficilement, vu que la première ouverture se prête peu au resserrement de la écoute Cependant , quand ces deux ouvertures ne sont fortement unies que par un point de leur circonférence, ‘le col du sac se contracte en se

côtes, le second au-dessus de la petite cavité kystique. Cetie observation prouve que la :

hernie ombilicale peut.se guérir, comme les autres par l’atrophie du sac et nec de son col. 11 serait possible qu'un pareil sac fût panssé par un autre plus récent, et vint. s'appliquer sur ses parois,

( 125 ) rapprochant du point de l’adhérence: on trouve alors les stygmates qui résultent de son oblitération, collés à une portion du pourtour de l'anneau aponévrotique. Si l’adhérence est faible , ils peuvent être

poussés avec le péritoine voisin par les viscères abdominaux, et con-

courir à former un nouveau sac herniaire. D’autres fois, les stygmates sont tellement adhérents à toute l'ouverture aponévrotique, sur-tout quand elle est étroite ,. qu'ils lui forment une sorte de bouchon trèssolide, et s'opposent à la sortie des organes renfermés dans le ventre.

J'ai tronvé un assez grand nombre de cas dans lesquels ouverture

du sac adhérait par des stygmates radiés avec les viscères qui la traver-

salent.

Les bandages herniaires , en retenant les viscères dans l'abdomen , et en comprimant le.col du sac, favorisent son resserrement et son oblitération, comme j'ai eu plusieurs occasions de m’en convaincre sur les cadavres des personnes qui avaient porté des bandages, Néanmoins j dans quelques cas , leur effet n’a pas paru bien marqué.

Les adhérences qui s'établissent entre les divers points de l’orifice du

sac pour former les stygmates, ont lieu dans la plupart des cas sans

inflammation préalable, et sans la formation de membranes accidentelles.

Le sac herniaire séparé de la cavité du péritoine par l’oblitération de son col, représente une poche sans ouverture ; c’est un véritable kyste séreux dont l'étendue, la forme, l'épaisseur, varient beaucoup , et dans lequel on retrouve les collets (1), les diaphragmes , les éraillures ,

(1) 106° OBSERVATION. À. Sac de hernie inguinale externe du côté gauche , oblitéré et trouvé sur le cadavre d'un vieillard.

Le sac est pyriforme , n’a qu’un pouce de long; sa cavité est séparée de celle du péritoine, auquel 51 tient par un prolongement celluleux qui est blanc et plein ; il est entouré par trois pelotons de tissu cellulaire graisseux , dont les pédicules vasculaires proviennent des vais: seaux extérieurs au péritoine yoisin du sac herniaire : celui-ci repose sur le cordon testicuhire qui est en arrière ; sa face interne est lisse , polie , humectée par un peu de sérosité, et présente trois petits collets horizontaux situés les uns au-dessus des autres, et dont le moyen est le plus saillant ; des stypgrmates étoilés se rencontrent sur le périloine au niveau

Voy. PL IL, fg. 3

les membranes accidentelles, etc., que l’on rencontre dans les sacs herniaires , avant leur séparation du péritoine. pe Le sac herniaire oblitéré et changé en kyste, étant examiné par sa face interne, présente presque toujours à sa partie supérieure , des stygmates qu’on pourraitappeler inférieurs, par opposition à ceux qu'offre

le péritoine du côté de l'abdomen , et qui leur sont supérieurs. Suivant

que la cavité du sac herniaire transformé en kyste se trouve plus ou moins rapprochée du péritoine, ses stygmates et ceux de cette dernière membrane sont adossés, pour ainsi dire confondus, ou se trouvent à une certaine distance les uns des autres. Dans ce dernier cas, ils sont réunis par un prolongement membraneux , creux ou plein , formé luimême par une portion du sac oblitéré,

Dans quelques cas, le sac fermé à son orifice s'éloigne tellement du péritoine , que si le prolongement membraneux qui les réunit vient

à disparaître, on ne peut guère le distinguer des kystes séreux qui se

développent accidentellement; à moins toutefois que les stygmates ne persistent à sa partie supérieure. Le sac est alors entièrement isolé du

du canal inguinal, et se continuent avec le prolongement résultant du collet oblitéré du sac,

Le cordon testiculaire du côté droit est accompagné , dans toute son étendue ; par des tumeurs graisseuses , dont les pédicules vasculaires naissent des vaisseaux spermatiques eux-mêmes, |

107° OBSERVATION. B. Sac de hernie inguinale externe du côté gauche, trouvé sur le cadavre d'un vieillard.

Le cordon testiculaire est fort volumineux , inégal , dur ; les veines spermatiques sont très-dilatées et variqueuses ; on trouve au-devant du cordon un sac herniaireatrophié, long d’un pouce, ne communiquant plus avec le péritoine, auquel il adhère par des stygmates irréguliers ; il est entièrement contenu dans le canal inguinal; sa cavité renferme un peu de sérosité, offre quatre petits collets fibreux situés obliquement les uns au-dessus des autres, et de plus quelques taches irrégulières d’un beau now d’ébène. Ces collets ne seraient-ils pas ici dus à des plis résultants du froncement du sac, soit par

la rétraction dé ses enveloppes extérieures, soit par la pression d’un bandage exercée de:

bas en haut ? La question me paraît difficile à décider. t

RQ

= + Ps

27.) péritoine, comme la tunique vaginale. On ne dirait jamais, en effet, en examinant cette enveloppe séreuse du testicule chez un adulte, qu’elle ait fait précédemment partie du péritoine, et qu’elle tapissait la région lombaire de la cavité abdominale. -

ü 2° Du resserrement et de l’atrophie du corps du sac ; des adhérences

spontanées qui en sont la suite.

La diminution de volume d’un sac herniaire, son atrophie, arrive le plus souvent lorsque son col est déjà oblitéré, et que sa cavité ne communique plus avec celle du péritoine. Si le sac herniaire , fermé à son col , adhère peu aux parties voisines , il se contracte dans tous les sens , se rétrécit el se raccourcit tout-à-la-fois, remonte vers l’abdomen et finit par s'appliquer immédiatement derrière les stygmates de son col oblitéré ; il se réduit dans l'abdomen en se plaçant entre l'anneau et le péritoine , ou bien il reste au-dessous de cette ouverture, sous la forme d’ûne petite cavité séreuse , comme nous l'avons vu ; les paroïs du sac ainsi atrophié sont ordinairement minces et demitransparentes; d’autres fois elles sont fort épaisses : j'en ai vu qui étaient blanches , opaques , cartilagineuses , et avarent plus d’une ligne d'épaisseur. J'ai trouvé des kystes séreux résultants de latrophie de sacs herniaires , et dont la cavité aurait contenu tout au plus un pois, ou une semence de haricot (1). J'ai disséqué plusieurs de ces anciens sacs dont la cavité avait disparu, et qui n'offraient qu'une sorte de noyau plein, assez solide, fibro - cartilagineux , entouré de plis radiés. 1

(x) 108° OBSERVATION. À.

Sur le cadavre d’un vieillard fort gras, le péritoine offre, au niveau de l’orifice supérieur du canal crural , du côté droit , deux centres de stygmates radiés blancs, qui sont réunis par une bande fibreuse transversale , longue de quatre lignes. Au-dessous des stygmates, ou trouve deux petits sacs de hernies crurales blanchâires , collés sur la face externe du péritoine, dont la cavité, en grande partie oblitérée , aurait à peine contenu ua grain de blé, Ja

Si lé sac hérniaire adhère fortement par sa face externe aux parliés Yoisincs, au cordon testiculaire , au ligament rond de l'utérus , par éxemplé , où sil est collé sur un autre sac, alors il se resserre, Surtout suivant sa largeur , et reste pendant au dehors de l'anneau aponévrotique , 8qps l'apparence d’un kyste ou cavité séreuse, trèsallongée , fusiforme, dont les parois ont une épaisseur variable ; sont d'un blanc jaunâtre , opaques , faciles à déchirer, ou bien celluleuses , fines, demi-transparentes et plus solides (1).

La surface interne d’un sac séparé du péritoine est parfaitement lisse et humectée par de la sérosité | mais elle peut devenir de plus en plus sèche : avéc le liquide séreux , elle perd l'aspect poli et brillant qu'elle présentait, elle devient mate, terne; les parois du sac n'étant plus lubréfiées par l'humeur séreuse, sont en contact im: médiat les unes avec les autres ; elles se réunissent comme le coller,

et finissent par adhérer ensemble sans inflammation et sans qu'il se. forme de membranes accidentelles. Ces adhérences , faciles à détruire.

dans le commencement de leur formation, deviennent de plus en plus intimes (2). Elles commencent par divers points dusac à-la+fois, où bien

Do 20e muette Mnmset M ne nRE ne Dan à PE A Terme Donaee eee mes RE ee eq |

109 OnsenvATION. DB, Sac de hernié inguinale externe du côté gauche, observé sur le cadavre d'un homme dgd d'environ Go ans,

Le péritoine offre, au niveau de l'ouverture supérieure du canal inguinal , des stygmates fibreux , raÿonnés , qui se continuent dans le canal avec un gros prolongement fibro- celluleux; celui-ci bientôt ve dilate pour donnér naissance à une cavité fusiforme’, longue’ de deux pouces, sérouve en dedans, à parois assez épaisses , et d'un blane nacré placée au des vant du cordon testiculaire , auquel elle adhère fortement , cette cavité forme un véritable kyste, En bas , elle fournit un autre cordon fibreux, plein, lequel se change bientôt en une seconde cavité séreuse, longue d'un pouce, et terminée par un cul-de-sac arrondi, qui est collé sur la tunique vaginale du testicule. Sur ce cadavre , il y avait aussi, du côté droit, un grand sac de hernie inguinale externe,

(2) Elles ont alors beaucoup de ressemblance avec ces bourses muqueuses pen humeetées, qui liennout pour amai dire, le milieu et pour la structure et pour le liquide qu'elles | renferment, entre les aréoleu du tion cellulaire et les membranes synovialés ‘qu'on rencontré dns plusieurs régions du corps, notamment au poignet, où ae ANNE Les tendons des fléchioweurs des doigte, udéssous du ligument annulaire antérieur pis |

(a) Pour faire disparaître ces adhérences , et rétablir la cavité du sue, 1 fut dé”

| (tag) par un seul, et de là s'étendent de proche en proche. Dans le pre= mier cas, si le sac a une certaine étendue , sa cavité se trouve s6-

truire ces adhérences près le collet, puis ensuite retourner le sae comme un doigt de gant, en poussant son fond dans son intérieur. À mesure qu'il se retourne et que le renversement s'opère, on voit los parois du «nc se néparer souvent sans ruplure sensible, comme si elles étaient simplement collées ensemble; d'autres fois cette séparation ne peut avoir lieu, | .

L10° ONSEUVATION, À, ÆHernie tnguinale externe du cdté droit, fbrmee par le cœcum,

’ et trouvée sur le cadavre d'un vieillard.

Le cœcum est placé derrière l'ovifice du sac, dans lequel il envoie un prolongement digité, long de deux pouces, et dout la cavité admet facilement le doigt: ce prolongement accidentel, situé à edté de l'appendice cœcal qui est resté dans l'abdomen, est formé par toutes Les membranes de l'intestin, et communique avee lui par une ouverture élargie, A son origine, il adhère À tout le pourtour du col du sac herniaire qui est complet, et à quatre pouces d'étendue; son extrémité inférieure, au contraire, est lisse, polie, libre , et peud dans la cavité de celui-ci; leu parois du sae sont blanches, asses épaisses , flasques, faciles à déchirer; son fond eat situé À deux pouces au-dessous du prolongement du coœcum , qui ne peut descendre plus bas, vu sen adliérences supérieures, La face interne du sac adhère avec elle-même, vers sa partie inférieure , de la manière suivante : Au niveau de la portion de l'intestin déplacé, elle eat unie, polie, séreuse; puis au-dessous, elle devient insensiblement matte, sèche, couverte de petites papilles celluleuses extrêmement fines , de plus en plus nombreuses, unissant d'abord légèrement, ensuite très-intimement , les deux parois de la cavité ; de telle sorte qu'on ne peut les séparer vers le fond du sac, Les veines du cordon spermatique , ailuées derrière la tumeur, sont variqueuses, On trouve du même cdté une hydracèle de la tunique vaginale, asses volumineuse , mais qui n'a aucun rapport avec le sac herniaire,

Cette obaervation offre un exemple bien remarquable de l'atrophie d'une portion du sac , qui, ne pouvant être rempli par l'intestin déplacé , au-dessous duquel il descend, reste nécessairement vide, ei on peut auivre pas À pas les changements successifs qu'éprouvent de bas en haut la surface séreuse du sac,

tu Onsanvarion, D, Sac de hernie inguinale externe du côté gauche, trouvé sur le | cadavre d'un vieillard,

Le sue "est vide 4 il a deux pouces et demi de longueur; son orifice est garni d'un collet fibreux , moins pronoucé en dehors qu'en dedans, où il porte des stygmates irréguliers

qui dépendent du froncement du péritoine, La face interne du sac est lisse ; polie, humectée

Voyez P1, V, fig. 6.

Voy. PL IV, fig. 7°

ou. quatre PEN tes cavités , formées chacune par une portion de Ja

membrane séreuse d’un même sac , et séparées les unes des autres St

des adhérences partielles (x).

de sérosité dans sa. partie supérieure ; à sa partie inférieure au contraire, elle est sèche,

mate , présente à sa surface des petites papilles extrêmement fines, comme celluleuses,, qui établissent des adhérences partielles entre ses paroïs dans cette région. Le sac est intimement uni à l’orifice supérieur du canal inguinal, et conserve avec les vaisseaux et les autres parties ses rapports ordinaires ; ses enveloppes extérieures sont très-adhérentes les unes aux autres, et difficiles à isoler ; le faisceau interne du crémaster existe sous la forme d’un faisceau fibreux , blanc, aplati, triangulaire » qui descend de l’épine du pubis, et vient s ’épanouir en dedans du sac. 4

ne Le 3 '

parée en plysienrs Re J'ai trouvé à-la-fois jusqu'à trois

(x) 12° ORSERVATION. A. Sac de hernie inguinale externe du côté gare trouvés sur le

cadavre d'un vicillard très-gras.

Le péritoine est très- mince; il DrEsbatt au niveau de l'ouverture supérieure du canal inguinal gauche, des stygmates irréguliers, nombreux, dont les plis sont séparés par de petits.

culs-de-sac longs d’une à deux lignes. Ces stygmates se continuent dans le canal inguinal*

avec un large prolongement aplati, transparent, long de trois pouces ; irès=facile à dé= chirer, et plongé au milieu d’une tumeur graïsseuse de la forme et du volume d’un gros œuf. Le prolongement membraneux étant isolé etexaminé avec soin, présente trois cavités! séreuses irrégulières , ne communiquant pas entre elles, situées entre les deux lames dont ileest formés ces lames sont intimement unies dans lesintervalles des petites cavités ; cellesci dépendent de l’oblitération partielleetincomplète des parois du sac herniaire qui ne sont pas réunies encore à leur niveau. Ces cavités sont toutes les trois aplates , et-leur circonférence offre des petits plis ou stygmates quiindiquent l'endroit où s'est arrêté l'agglt? tination des parois du sac. En détruisant les adhérences , on augmente leur étendüe et l'on parvient à rétablir en grande partie la cavité du sac : les enveloppes extéricures à la tumeur graisseuse qui renferme ce sac ainsi partiellement oblitéré, sont très-minces et très-adhérentes entre elles. F’artère épigastrique est située en dedans des stygmates que présente le péritoine du côté de l'abdomen.

d'une vieille femme.

: On observe, au niveau de. l'ouverture supérieure duscanal cruxal, des,stygmates. trèsprononcés, radiés , blanchâtres ; dout,les plis sont séparés par plusieurs petits culs-de.-sag#i eb offrent au centre-un prolongement fibreux ; creux, qui sortpar un, trou arrondi, placé

113° OBsERVATION. B: Sac de hernie. crurale du côté droit, observé sur le cadavrert #

le

Ces adhérences sont de même nature que celles qui consutuent les stygmates après l’oblitération du collet d’un sac. Elles se font par affrontement exact ‘des parois du sac, par l'absorption de là sérosité, par desséchement, si je puis emploÿer ce terme; elles arrivent, pour’ ainsi dire, naturellement ; elles sont spontanées et bien différentes, sous ce point de vue, de celles qui s’établissent à la suite des inflammations , au moyen de fausses membranes résultant dé lexudation d’une lymphe concrescible et susceptible de s'organiser. Quand les adhérences ont lieu de cette dernière manière, les paroïs du sac augmentent d'épaisseur ; lorsqu'elles se font par desséchement, par atrophie, au contraire , elles déterminent l’amincissement de ces parois.

On pouvait bien suivre les progrès et voir la formation de ce genre d’adhérences dans un sac herniaire que j'ai rencontré, et qui était formé par trois cavités placées à la suite les tnes des autres et séparées entre ‘elles par des cloisons complètes, au milieu desquelles étaient des stygmates. La cavité la plus inférieure, ou le sac le plus anciennement formé, commençait à s’oblitérer; il offrait des adhérences partielles ; sa cavité était sèche, inégale, comme celluleuse , et présentait, lorsqu'on l’examinait sous l’eau , des prolongements filiformes, papillaires, très-fins. Le second sac était plus uni, maisilétait mat, sec el sans adhérence aucune; enfin le troisième sac qui communiquait encore avec l'abdomen, était ae , poli et lubréfié par de la sérosité abondante. J’ai fait une sémblable observation sur trois sacs à deux cavités (r).

en dehors du ligament dé Gimbernat : ce prolongement , en se dilatant , donne naissance . à un sac herniâire blanchâtre , aplati, long de quinze lignes, large de'six , dont les parois soft accolées et réunies par adhérence, excepté dans trois endroits , où l'on observe de petites cavités lisses, polies , arrondies , lubréfices par la sérosité , et marquées de quelques taches noirâtres. Dérrière le sac exisie une autre cavité ky$tique, séreuse , qui lui est accolée sans communiquer avec lui; lle paraît formée par un autre sac oblitéré à son col, et communiqué avéc le péritoine par une irès-pelite ouverture. Ces deux sacs sont plongés au milieu de pelotons dé tissu cellulaire graisseux , qui leur adhèrent fortement , et forment lé priticipal 6bstaclé à leur réduction. L’artère épigastrique se trouve à huit lignes en! dehors du prolüngéfhent fibréux qui remplace lé col de cés sacs; l’artère obturatrice nait de l'hypôgastrique.

(1) Pour réconnaître et étudier ces adhéfences , je me Suis servi ayec beaucoup d’avan-

Voyez PL V, fig: 7.

Les adhérences que nous examinons finissent par devenir générales ; le plus souventle sac conserve sa forme, mais perd peu-à-peu sa cavité (x); d'autres fois 11 change aussi de forme, et ne présente plus qu'un cordon fibreux, cylindroïde ou noueux , irrégulier, lequel se confond ayec le tissu cellulaire voisin. Dans quelques cas même les sacs disparaissent , sont absorbés et ne peuvent plus être distingués du tissu cellulaire qui entoure l'anneau. Le sac herniaire dans ces cas est vide, isolé du péritoine , condamné à l’inaction; n'ayant plus aucun usage, il est enlevé par l'absorption, comme cela arrive pour le thymus, en partie

pour les artères ombilicales après la naissance, etc. (2).

Dans quelques cas, les sacs herniaires étant maintenus vides , ne se resserrent que fort peu, et ne se séparent pas du péritoine', bien qu'ils paraissent réunir toutes les conditions pour que ce resserrement et cette oblitération puissent s’effectuer. 1

Le sac herniaire peut cesser de communiquer avec le Hétitones parce que l’épiploon, l'intestin, ou tout autre organe, vient s'appliquer et adhé:rer à sonorifice, et former une sorte de bouchon qui interrompt sa

tage d’un tube de verre tiré à la lampe, avec lequel je perçais les paroïs des sacs pour les. insuffler.

(1) xx4° OBSERVATION. Sac de hernie inguinale externe du côté gauche, observé sur le cadavre d’une femme très-âgée.

Ce sac a dix-huit lignes de longueur; il est vide, cylindroïde, assez mince ; il reçoit faci—, lement le petit (hits et descend obliquement suivant la direction du canal inguinal.Sa €a= vité se termine à l’ouverture inférieure de ce canal par un cul-de-sac, mais il se prolonge au delà, dans l'étendue de sept lignes, au-deyant du cordon sus-pubien. Cette dernière portion du sac est blanche, aplatie, et représente une sorte de prolongement celluleux dans lequel on observe manifestement deux feuillets qui sont adhérents l’un à l’autre dans toute leur longueurs excepté tout-à-fait en haut, où se trouve encore entre eux une petite cavité séreuse qui pourrait recevoir un gros pois.

(2) Quel est le mécanisme de la production de ces adhérences, qu'on pourraït appeler spontanées ? Quel rôle jouent dans leur formation les vaisseaux absorbants et les exha- . lants du sac herniaire ? Je l’ignore. Se font-elles par l'absorption de la sérosité et le desséchement des surfaces séreuses, par le changement du tissu séreux en tissu cellulaire ,

tandis que les adhérences par inflammation se font par l’exudation d’une lymphe concrescible, susceptible de s'organiser en membrane accidentelle? D’après les faits énoncés, je crois qu’il faut bien distinguer les adhérences qui se font à l’aide de fausses membranes, à la suite d’inflammation , d'avec d’autres adhérences que j'appellerai spontanées, , parce qu’elles arrivent, pour ainsi dire, d’elles-mêmes, sans être précédées d’inflammation , et cela dans plusieurs circonstances. C’est à ce dernier genre que je rapporte : 1° les adhérences qui arrivent quelquefois sans inflammation visible et sans fausses membranes entre les lamelles de l’épiploon pelotonné et ramassé sur lui-même dans un sac herniaire ; 2° l’oblitération et la séparation du prolongement du péritoine qui doit former la tunique vaginale chez l’homme , et qui constitue quelquefois un:canal chez la femme ; 3° l’oblitération qui se fait au col ou dans le corps d’un sac herniaire sans formation de fausses membranes , par atrophie , soit naturellement, soit sous la pression de la pelote d’un bandage ; 4° adhérence des lamelles du tissu cellulaire pour la formation des couches membraneuses, lorsqu'elles sont appliquées et pressées les unes contre les autres par une tumeur qui se développe sans inflammation , comme cela arrive , par exemple, pour le tissu cellulaire qui entoure le sac d’une hernie; 5° c’est encore à ce genre d’adhérences spontanées que je rapporte certaines soudures ou ankyloses qui arrivent quelquefois dans les articulations diarthrodiales qui ont été long-temps condamnées au repos. Les surfaces articulaires se dessèchent , la synovie disparaît , les os se soudent , sans qu’on puisse découvrir la moindre trace d’inflammation ni de fausses membranes. Cette réunion , rare à la vérité, des surfaces articulaires est bien différente de celles qui arrivent à la suite de leur inflammation, et s’opèrent au moyen de fausses membranes qui ont la plus grande ressemblance avec celles des membranes séreuses. Les adhérences qui s’établissent parfois entre les tendons et les coulisses , ou les gaines fibreuses qui les reçoivent, peuvent se faire également par de fausses membranes , ou par desséchement. C’est encore à ces adhérencesspontanées qu’on pourrait rapporter l’oblitération des vaisseaux dans lesquels ou sus— pend le cours du sang , des canaux que l’on comprime , et dont on efface la cavité, celle de la veine , des artères ombilicales, du canal veineux, du canal artériel ; les adhérences qui s’établissent entre les valvules adossées qui constituent chez l’adulte la fosse ovale du cœur , et ‘qui remplace , comme on sait , le trou inter-oriculaire qui existait chez le fœtus ; etc. , etc. Dans ces derniers cas , j'ai cherché, maïs en vain, les membranes accidentelles , traces si fréquentes de l’inflammatiou; et d’ailleurs, comment, dans ces diverses circonstances, se développerait cette inflammation ? sous l’influence de quelle cause ? Il me semble plus convenable d'admettre la formation spontanée de ces adhérences par une sorte d’atrophie. La nature, en eflet, tend sans cesse à faire disparaître un organe dont les fonctions. ne s’exercent plus, et qui, par cela même, est pour ainsi dire devenu étranger à

l’économie.

Voyez PLV, fig. 4.

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