SEXE
Ainsi, sur le Hotibre dé 457, il ya « «
cotes. Le
(ro ) léger effort, l'action d’éternuer , de tousser , suffisent pour produire ces maladies, qui paraissent quelquefois chez eux comme spontanément.
Les plaies pénétrantes de l'abdomen, en diminuant la force de résistance des parois de cette cavité , peuvent être considérées comme causes prédisposantes des hernies. M. le professeur Richerand en cite un exemple très-remarquable. La cicatrice étant plus faible que les autres points de l'abdomen, se laisse plus facilement distendre. Je n’al -pas eu d'occasion de constater la disposition des parties intéressées dans cette espèce de hernie. |
L’amaigrissement, en produisant un A AMP considérable dans les tissus qui étaient distendus par la graisse, a paru dans quelques circonstances favoriser le développement des hernies.
Les hernies qui dépendent d’une cause prédisposante, arrivent en
général d’une manière lente et graduée; celles au contraire qui sont produites par un effort violent, se forment soudainement et présentent des symptômes particuliers.
, d’ai cherché, mais en vain, une explication plausible de la plus grande fréquence des hernies du côté droit, dans la différence qui pourrait exister; pour la force et l'étendue, entre les ouvertures aponévrotiques des muscles de l'abdomen de l’un et de l’autre côté : sur la plupart des individus, il est impossible d'en apercevoir aucune; et si quelquefois on peut en établir une sur certains cadavres, elle est au désavantage du côté gauche; c’est-à-dire que chez eux les anneaux aponévrotiques sont un peu plus faibles de ce côté, et doivent par conséquent se laisser plus facilement distendre par les viscères abdominaux. Ce n’est donc pas dans la faiblesse relative de ces ouvertures qu'on peut trouver la cause que nous cherchons.
Si on examine attentivement , chez les personnes qui ont les anneaux faibles, ou qui sont attaquées de doubles hernies inguinales commençantes, ce qui se passe pendant les efforts qu’elles font pour soulever un poids considérable avec les membres supérieurs, on voit évidemment, 1° que les deux anneaux ou les deux tumeurs herniaires reçoivent une égale impulsion de la part des viscères , quand les deux mains sont employées à soulever le corps RERDEe le tronc étant directement fléchi en avant ; 2° que l'anneau droit éprouve une plus forte impul-
Ver):
sion, si le poids est soulevé avec le bras correspondant, le tronc
étant incliné à gauche ; 3° qu'un effet opposé a lieu dans le cas con-
traire.
A quoi sont dues ces différences que j'ai été à même d'observer toutes
les fois que j'ai trouvé Poccasion de faire l'expérience que je viens d’indiquer, et que j'ai répétée sur moi:même? Je crois qu’on peut en trouver la vraie cause dans la forme que prend l'abdomen , et dans la direction suivant laquelle ses muscles se contractent dans ces trois Cas.
Dans Pétat de rectitude du tronc, on sait que la face inférieure du diaphragme regarde en bas et en avant, de telle sorte que pendant J’abaissément de ce muscle, lors de l'inspiration, les viscères sont poussés obliquement dans ce sens , vers la paroi antérieure de l'abdomen, qui se distend en obéissant à leur force d’impulsion. Mais lorsque des efforts ont lieu, le tronc étant fléchi directement en avant par l’action des muscles droits et obliques fortement contractés, la paroi antérieure du venire devient droite (1), diminue d’étendue en hauteur, le diaphragme s'incline en arrière vers l’excavation pelvienne, s’oppose directement à la cloison concave que forme la paroi] inférieure de lPabdomen, contre laquelle il pousse les viscères; ceux-ci pressent alors également sur les anneaux de l’un et de l’autre côté, mais beaucoup plus obliquement, et avec bien moins de force, par conséquent, que lorsque le tronc est maintenu droit pendant la même contraction. Tandis que ces efforts ont lieu, c’est spécialement sur les organes renfermés dans le bassin que porte la pression; aussi avons-nous soin de mettre le tronc dans une semblable inclinaison lors de l’excrétion des matières fécales endurcies, de l'expulsion difficile des urines, etc. Une ligne passant par le milieu du diaphragme qu’elle coupeà angle droit, et tombant au centre de l’excavation du bassin, indique la direction suivant laquelle les viscères sont déprimés; la pression est plus forte au centre, mais elle est égale de chaque côté de cette ligne ; les deux anneaux sont égale-
(x) Elle peut même devenir concave en avant, lorsqu'elle est fortement tirée en arrière vers la colonne vertébrale par le muscle transverse, Ce muscle agit, dans ce cas, comme une ceinture contractile, retenue immobile par la partie postérieure de sa circonférence, et
ramenant dans ce sens les parties qu’elle embrasse,
VoyezPl.E, fig.r.
Voyez PI. I, fig. 2.
ment pressés, et les hernies ont autant de tendance ä:se faire à droite
LA] w qu’à gauche.
Tout change quand on soulève un corps pesant, ou qu’on fait une forte traction avec un seul membre, en inclinant le tronc du côté opposé. Voici ce qui arrive dans le cas où nous employons le bras droit à cet effet, comme cela se pratique le plus souvent : le membre abdominal droit s’étend, se fixe solidement sur le sol, s’arc-boute, afin d’avoir plus de force de résistance ; le corps pesant étant saisi, le tronc se fléchit à gauche, et devient concave dans ce sens; la base de la poitrine se rapproche de la crête iliaque de ce côté, et s'éloigne en même temps de celle du côté droit. Il résulte de cette inclinaison , que les parois latérale et antérieure
du côté gauche diminuent sensiblement d’étendue , deviennent plus
Poryez PI. I, fig. 3.
épaisses , plus résistantes, tandis que les mêmes parois du côté droit sont distendues , affaiblies et présentent plus de surface à l’action des viscères. Mais de plus, par ceite flexion plus ou moins considérable du tronc et de la poitrine à gauche, la direction du diaphragme se trouve changée relativement à l'axe de la cavité abdominale ; la concavité de ce muscle se dirige vers le côté droit; aussi la ligne qui le coupe perpendiculaïrement et qui indique le sens smivant lequel a lieu son action , ne passe plus par la ligne médiane de l'abdomen, ne vient plus tomber dans le centre dela cavité du bassin , comme dans le cas précédent , maïs bien dans la fosse iliaque droite qui forme la parte du ventre directement opposée au diaphragme (1). Aussi les viscères, poussés dans cette direction , agissent-ils ayec beaucoup plus d'énergie sur les parois abdominales droites qui sont déjà distendues et amincies , que sur les parois du côté gauche qui sont contractées sur elles-mêmes, plus épaisses et moins étendues. De là, sans doute, l'impulsion plus forte qu'éprouve, de la part des visceres abdominaux , la main appliquée sur les ouvertures droites. ie, | ,
Des effets absolument opposés ont lieu si on soulève des fardeaux avec le membre gauche.
(t) L’extrémité inférieure de cette ligne, placée dans la fosse iliaque lors de! l’in-
clinaison simplement latérale du thorax, se rapprochera ou s’éloignera de l'anneau ineui- P ; PP 5 l
ual, si la poitrine cst en même temps portée en arrière , ou dirigée en:ayant.
(13) Si on fait attention maintenant que, dans la plupart des circonstances, nous employons le bras droit pour tirer, l'épaule correspondante pour lever les corps pesants, et qu’en même temps nous inclinons le tronc à gauche, on.se rendra facilement raison , sans recourir à une différence dans la structure des canaux fibreux des deux côtés , de la plus grande fréquence des hernies du côté droit, sur lequel porte spécialement la pres- Sion des viscères de l'abdomen. D’après ces observations, je suis porté à regarder, sans en avoir cependant la preuve matérielle, les individns gauchers comme plus exposés aux hernies du côté gauche; chez eux, en effet, le bras de ce côté est plus souvent employé, et la courbure latérale du rachis se trouve à droite, comme l’a démontré M. le professeur Béclard (1). |
(x) Le testicule droit est en général plus élevé que le gauche chez les individus adultes ; différence de position qui n’est que peu ou point marquée chez les enfans et les vieillards. J'ai recherché la cause de cette disposition, et j'ai trouvé, 1° qu'il n’y à pas à la simple inspection de différence appréciable pour le volume entre les deux testicules; que celui du côté droit est cependant presque constamment un peu plus pesant, et que par conséquent on ne saurait attribuer sa position élevée à sa pesanteur moins considérable ; 2° que le cordon testiculaire du côté droit est ordinairement moins long, un: peu plus gros que celui du côté gauche, et que les anses de son muscle crémaster sont aussi plus eourtes et plas prononcées. Pour reconnaître ces différences , il faut disséquer les parties sur des individus très-forts, et apporter dans cet examen la plus grande attention. Sur le cadavre du nommé Foulard supplicié, âgé de 21 ans, très-fort et parfaitement conformé , j'ai mesuré le volume et déterminé le poids des parties placées à gauche comparativement à celles du côté droit. Voici ce que j'ai obtenu pour les testicules et les cordons qui les soutiennent :
Le testicule gauche, encore rénfermé dans le scrotum, était placé un pouce plus bas que Île droit.
Je disséquai avec soin ces organes, de manière à ne conserver que les vaisseaux testiculaires contenus dans leur gaîne , le crémaster, le testicule et la tunique vaginale. Le cordon du côté droit était un peu plus gros que le gauche, et les anses de son crémaster plus courtes et plus fortes que celles de ce dernier.
Longueur du cordon mesuré depuis l'anneau jusqu’au $ côté droit. . . 5 pouces. bord Supérieur du testicule . . « + + + + + + «+ . À côté gauche, , #4 pouces.
Je coupai le cordon au niveau de l'anneau inguinal, et j'obtins les résultats suivants pour le poids :
Va
(14) CHAPITRE Il.
S Eer. Considérations générales sur le sac herniaire.
Les viscères, en se déplaçant à travers les ouvertures de l’abdomen (1), s’'enveloppent, comme nous l'avons vu, d’un prolongement du péri-
côté droit 1 once 2 gros.
. e r L2 f I À 1° Poids du cordonet du testicule PH À 2° côté gauche x once 1 gros 30 grains. { ; RE 1° côté droit : — . 6 gros 26 grains.
2° Poids du testicule et de 1 Sn j 3° côt ATEN LOMEEr gros 70 Srains. 3° Poids du crémaster, des vaisseaux tes: | côté droit — 3 gros 46 grains. ticulaires, de la partie supérieure de la tu- 2° côté gauche — 3 gros 32 EE
nique vaginale, réunis .« . « + + + + +
La force plus grande des fibres du crémaster du côté droit, et la situation plus élevée du testicule correspondant , me paraissent dues aux contractions plus vives et plus fréquentes que ce muscle éprouve pendant les efforts ; et voici sur quoi je me fonde : 1° Pendant la contraction des muscles abdominaux, les deux testicules remontent manifestement vers les anneaux d’une manière à-peu-près égale, quand les deux, mains ou les deux épaules sont employées ensemble pour soulever un corps pesant ; ou mieux encore , lors de l’excrétion des matières fécales , la colonne vertébrale étant légèrement fléchie en avant; 2° les deux testicules remontent inégalement quand un seul membre est employé pour soulever un fardeau , le tronc étant fléchi du côté opposé; ainsi le testicule droit s'élève bien plus que le gauche, quand le bras droit sert à lever le corps pesant, comme cela arrive le plus souvent. Un effet contraire a-lieu dans le cas opposé. J'ai répété ces expériences sur plusieurs individus , et j'ai toujours obtenu le même résultat. Les gauchers ne doivent-ils pas, d'après les obseryations précédentes ; avoir le testicule gauche plus élevé que le droit ? J'ai tout lieu de le penser ; cependant je ne saurais l’assurer, n’ayant point eu l’occasion de faire à ce sujet aucune observation qui pût confirmer ou infirmer cette conjecture. Lors de l’ascension du testicule pendant les efforts, si on saisit cet organe entre les doigts, on sent distinctement la contraction des deux faisceaux du crémaster qui le soulèvent de chaque côté en le portant vers l'anneau. Je ferai remarquer en passant que la contraction de ce muscle est en partie soumise et en partie soustraite à l'empire de la volonté.
(1) Le sac passe par les anneaux de l’abdomen ; ou bien par des ouvertures accidentelles des paroïs musculaires et aponévrotiques de cette cavité, comme on le voit dns les hernies de laligne blanche, dans quelques hernies graïisseuses, dans celles qui se montrent à l’endroit des cicatrices après les plaies du ventre , etc.
| (15) tone , qui forme le sac herniaire ; dans quelques cas, rares à la vérité, cêtte enveloppe n'existe pas, et les hernies sont réellement akystiques.
Le sac herniaire communique avec la cavité du péritoine, dont il n’est qu'un prolongement, qu’une sorte d’appendice accidentel, par une ouverture ordinairement arrondie, nommée l’orifice du sac ; le contour de cette ouverture est appelé le col ou collet; à cette partie succède le corps du sac; enfin, le fond de cette poche séreuse est sa région la plus éloignée du ventre, quelles que soient au reste sa forme et sa position relativement à ses autres parties.
Pour ne rien omettre dans l’histoire importante du sac herniaire, je pense qu'il faut , 1° examiner Son origine, le mécanisme de sa formation, le suivre dans son développement, étudier ses principales variétés ; 2° voir ce qu'il devient quand les causes qui l'ont produit cessent d’agir, ou même lorsque d’autres causes exercent une action en sens opposé, comme le bandage, le taxis, etc.; 3° étudier les altérations nombreuses qu'il présente.
Production RAT et pour ainsi dire ep dans quelques cas , le sac herniaire n’est dans d’autres circonstances qu’une variétéanatomique, et peut durer autant que la vie. Souvent on peut suivre, pour ainsi dire, pas à pas son origine et son accroissement successif , à-peu-près de la même manière qu’on peut étudier le développement d’un organe.
On doit d’abord considérer le sac herniaire et ses tuniques extérieures dans leur état de simplicité , comme on le fait SEE les organes en anatomie descriptive ; les parties qui les forment n’ont encore éprouvé que des changements de situation ; elles peuvent être isolées, et sont recon- Baissables; mais par la suite elles subissent des changements dans leur organisation , des transformations organiques. Il est utile d'examiner les progrès, le siége spécial de ces altérations remarquables ; c’est ce que jai tâché de faire en partie à la fin de ce mémoire. (Voyez Maladies du sac herniaire).
S IT. De Ja formation du sac herniuire. "7 w::
+ Chez certains individus, les ouvertures naturelles de l'abdomen sont grandes, lâches , offrent peu de résistance au péritoine quiest placé der. rière elles et qui les récouvre. Sur les cadavres de ces personnes , si on pousse avec le doigt le péritoine à travers les anneaux ,, on éprouve peu de résistance, et le doigt s'enveloppe d’un prolongement de cette membrane, qui ressemble à un sac herniaire. En examinant ce qui se passe dans cette expérience, on voit qué.le péritoine se réfléchit sur le pourtour de l'anneau aponévrotique, glisse dessns,, se déplace en éprouvaut peu de distension dans ses lamelles (1). Le tissu cellulaire environnant uè se rompt pas, mais 1l s’'allonge; ses lames, ses filaments se couchent les uns sur les. autres , deviennent parallèles et viennent former une membrane autour du prolongement péritonéal qu’on pousseainsi par l’anneau. Cette expérience est ordinairement facile à faire chez les sujets dont le ussu cellulaire est infiltré. Quand on cesse de presser sur le péritoine, il reprend sa place naturelle en revenant peu-à-peu, sur, lui-même. Les aréoles du tissu lamineux recouvrent leur figure et leur situation première; le sac arüficiel qu’on avait formé disparaît, mais 1l se reproduit avec la plus grande facilité , dès qu’on vient à pousser de nouveau le péritoine devenu flasque au miveau de Panneau,
. Cette expérience montre que le péritoine éprouve lors de la formauon d’une hernie une véritable locomotion ; qu'il quitte les parties voisines de l'anneau aponévrotique pour s’introduire dans cette ouverture. Les parois abdominales prêtent, pour aïnsi dire , le péritoine qui les recouvre, pour former le sac. Dans cette expérience , la membrane séreuse ne s’allonge presque pas, et se plisse autour de l'ouverture aponié-
te ne ne es
(1) L'ouverture aponéyrotique représente une sorte d’anneau résistant sur lequel le péritoine glisse et se réfléchit, à-peu-près comme le ferait un morceau de toile flexible qu’on pousserait par le milieu , à travers une ouverture faite à un tissu beaucoup plus s0lide sur lequel elle serait appliquée.