LS MS
(27) | vrotique ; d’autres fois elle se déplace et s'allonge enemême temps, sé im oule exactement sur le doigt (1).
En répétant sur d’autres sujets l'expérience que j'indique , on observe que lepéritoine résiste avec plus de force, parce qu’il adhère très-intimement aux parois abdominales et au pourtour de l'anneau; la portion de cette membrane qui recouvre immédiatement l'anneau se laisse distendre ; ses lamelles s’écartent, se rompent en partie, et on produit un sac très-mince, parce qu’il n’a pu se former que par la distension de son tissu. Sous ce rapport, il est bien différent du sac précédent qui conserve toute l'épaisseur du péritoine. Si l’on continue de pousser le doigt à travers l’anneau, les lames du ta se déchirent, le sac artificiel se fendille , se perce, le doigt passe à travers losesture dans laquelle il est soumis à une consiriction plus ou moins forte.
S1 l’on n’a pas poussé l'expérience jusqu’à ce dernier point, si l’on s’est contenté simplement de former un sac en procédant avec beaucoup de lenteur et de ménagement, on voit, en le retirant du côté del abdomen, qu'il ne s’efface pas FAIR RNA comme dans le premier cas; qu'il ne rend pas aux parois du ventre le péritoine quile constitue. On trouve dans son fond des déchirures partielles, des éraillements plus ou moins considérables , sous forme de crevasses irrégulières et de fibres aréolaires, réunies par une pellicule très-mince (2).
On voit, d’après les faits ci-dessus exposés, que le péritoine se prête à la formation du sac herniaire, tantôt en se déplaçant, en glissant sur l'ouverture, par une véritable locomotion ; tantôt en se distendant, en éprouvant des ruptures partielles dans ses lames. Dans le premier cas , le sac conserve l’épaisseur du péritoine qui n’est pas altéré dans sa texture, et revient facilement à son premier état, dès qu'on cesse
(1) J’ai fait ces essais spécialement au niveau du canal inguinal et du canal crural. * + (2) Ce sont sur-tout les lamelles externes de cette membrane qui se rompent pendant l'expérience. Voyez les remarques et observations que j'ai faites sur la force, l’élasticité . du péritoine , à la page 44 et suivantes de ma Thèse.
de le distendre ; dans le second , au contraire, cette membrane juincie
eten partie rompue , ne revient que fort incomplétement sur elle-même. De là, la formation des sacs herniaires , les uns par locomotion , les autres par distension du péritoine. Maïs ces deux modes de aus à sont rarement isolés ; ils sont lé plus souvent combinés ensemble. dans diverses proportions. Le plus grand nombre des sacs qu’on forme artificiellement , se font à-la-fois per la locomotion , la distension et le déchirement du péritoiné ; tantôt c’est un des modes qui prédomine sur l’autre, tantôt ils semblent être à-peu-près dans les mêmes rapports ; ils sont souvent en sens inverse an commencement et à la fin de l'expérience, c’est-à-dire que le péritoine commence d’abord par se déplacer, et qu’ensuite sa locomotion devenant de moins en moïns nes sa distension le de-
vient de plus en plus. 5
On ne saurait accorder une entière confiance à ces expériences g grossières, faites sur le cadavre d’une manière presque instantanée, niadmettre une complète analogie entre leurs résultats et les phénomènes qui accompagnent la formation des hernies pendant la vie; elles ne représentent que d'une manière bien imparfaite sans doute ce qui arrive alors ; néanmoins on ne doit pas les regarder comme indifférentes : elles nous font voir la manière dont le péritoine résiste aux impulsions qui lui sont imprimées , et serviront, je l'espère, à éclairer plusieurs faits relatifs à la formation et à la structure du sac herniaire (1).
Quand une hernie se forme, un seul point du péritoine , celui-qui est le moins soutenu au niveau de l’une des ouvertures aponévrotiques,
(x) J'avais d’abord cru qu'il serait possible de produire artificiellement des hernies sur
les cadavres, en comprimant avec force la cavité abdominale dans sa partie supérieure, de manière à pousser les viscères contre les ouvertures aponévrotiques. Mais j’at été trompé dans mon attente, et mes expériences n’ont pas, jusqu'ici, répondu à ce que j'en espérais. Après avoir , avec des sangles, comprimé, étranglé la partie supérieure du ventre, et repoussé en bas les viscères ve renferme, j'ai exercé sur cetie région des pressions considérables ; par ces manœuvres, j'ai écrasé, déchiré une partie des parois musculaires et des viscères de l'abdomen; la peau et les aponévyroses sont restées intactes, et jamais les viscères
0) obéit à la pression des viscères abdominaux ; il s’engage par l'anneau, en opérant une forte traction sur tous les points qui en tapissent les environs. Aussi faut-il qu'il y ait une force considérable concentrée sur l’endroit indiqué, pour déterminer l'allongement et lé déplacement de cette membrane. Par exemple, qu’on trace un grand cercle en dedans de l'abdomen autour de l'anneau ; qu’on suppose le péritoine intercepté par ce cercle divisé en vingt rayons ou portions dont chacune résiste comme un, soit pour se déplacer, soit pour s’allonger : il faudra ‘que la puissance appliquée au centre du cercle sur la partie qui doit former le fond du sac herniaire, agisse avec une force supérieure aux résistances réunies des vingt points de cette membrane qui entourent anneau (1). Si la pression des viscères n’était que de vingt, il ÿ aurait
ne se sont échappés par les anneaux aponévrotiques en poussant devant eux le péritoine, La différence dans la force de cohésion , de résistance des tissus musculaire et fibreux pendant la vie et après la mort; l'impossibilité où l’on est de resserrer l'abdomen dans tous les sens à-la-fois , et d'empêcher le diaphragme de remonter vers la poitrine, comme cela arrive pendant la vie; et peut-être aussi la structure particulière des anneaux aponéyro-" tiques sur les six cadavres d'hommes et de femmes que j'ai soumis successivement à mes expériences , pourront servir à expliquer l’inutilité de mes tentatives à cet égard. Cependant je n’abandonne pas entièrement ces recherches, et dès que mes occupations me le permettront, je les recommencerai avec quelques modifications qui pourront amener des résultats plus satisfaisants. AU
On peut jusqu’à un certain point voir la manière dont le péritoine se déplace dans les hernies en faisant l’expérience suivante. On pratique à la paroi antérieure de l’abdomen d’un chien, une incision cruciale qui comprend les téguments, les muscles et les aponévroses , mais n’intéresse pas le péritoine. On détache avec précaution les lambeaux, et on les excise à leur base, de manière à obtenir une ouverture irrégulièrement arrondie, au fond de laquelle se trouve le péritoine. En irritant l'animal , en le forçant de contracter ses muscles abdominaux, on voit, au bout. d’un certain temps, le péritoine poussé par les intestins et l’épiploon, s'engager dans l’ouverture au niveau de laquelle il n’est pas soutenu , et donner naissance à une poche, véritable sac herniaire. On aide beaucoup à cet effet en exerçant de fortes pressions sur le ventre. J'ai répété trois fois cette expérience, et deux fois avec succès. Dans un de ces cas je ne pus détacher le péritoine; il se rompit, et les intestins s’échappèrent par l'ouverture. J’ai essayé de faire cette expérience sur des grenouilles, mais je n'ai pu y parvenir : le péritoine est si mince qu'il s’est toujours déchiré.
(x) Je fais abstraction de la partie de la force employée à vaincre la résistance de l’ouverture aponévyrotique et des parties extérieures.
équilibre, et le péritoine ne saurait être déplacé. Mais que la force d'im-
pulsion agisse comme trente, la résistance du péritoine Voisin est vaincue; cette membrane s’'allonge et se déplace devant les viscères ;
Ja hernie se forme (x).
Les intestins et l’é épiploon sont les parties qui pressent le plus souvent
surle péritoine, et qui l’entrainent à travers les anneaux aponévrotiques.
. La sérosité que l’on trouve quelquefois dans l'abdomen, est sujette, lors du resserrement de cette cavité, à:la même pression que les viscères; étant incompressible , elle transmet au péritoine qui recouvre les anneaux , toute la force d’impulsion qu’elle reçoit. des muscles ; elle peut en conséquence le pousser devant elle par ces ouvertures, et former un sac prêt à recevoir les viscères abdominaux. C’est par un semblable mécanisme que l'urine comprimée dans la vessie, chasse la membrane muqueuse de cet organe entre les faisceaux de son
enveloppe charnue, et en forme des poches plus ou moins nombreuses , comme on le rencontre quelquefois chez des personnes mortes à la
suite de rétention d’urine.
Ce que j'avance est fondé sur l’observation : chez un Sujet qui porte une hernie, et présente en même temps de la sérosité épanchée dans le
ventre, On peut, en comprimant les parois abdominales, produire la
distension du sac par le liquide. Ainsi que les intestins, la sérosité
transmet alors à la main qui appuie sur la tumeur, les impulsions que
0 ® ’ l’on communique au ventre; seulement la sensation qu’on en éprouve
est un peu différente. Cette expérience est sur-tout facile, lorsque Vorifice du sac herniaire est fort large, comme dans-les hernies inguiz
nales internes qui se font par distension du fascia transversalis (2).
(1) La pression que les viscères abdominaux exercent sur le péritoine aux environs de l’anneau , affermit , fixe cette membrane contre les couches aponévrotiques et musculaires , situées au-devant , et s’oppose jusqu’à un certain point à son déplacement.
ST
(2) 2° OBsERVATION. Fernie inguinale interne du côté gauche.
Etant élèvé interne à a maison de retraite de Montrouge, j'ai recueilli l’obser-
vation suivante. Un vicillard âgé de 72 ans, d’une constitution encore très = forte, était incommodé depuis plusieurs années d'un cätarrhe pulmonaire, qui, pendarit l'hiver, de 1812, devint très-violent, et le f orça de garder le lit pendant plus desix semaines Il
Dans quelques circonstances , à la pression , à la force d'impuision que
les visceres ou la sérosité exercent du dedans au dehors sur le péritoine, se joignent d’autres causes qui, agissant dans la même direction , concourent aussi à la formation du sac herniaire ; je veux parler du Tee ment que font éprouver au péritoine certaines tumeurs pesantes formées dans le testicule: ou le cordon, des masses de tissu adipeux développées à l’extérieur de cette AMIE le gubernaculum testis cher l’homme, le ligament rond (cordon sus- -pubien) de l’utérus chez la femme , etc. Je développe cette idée.
1° En tirant en bas le testicule , on allonge le cordon , et on augmente la profondeur de l'espèce tord lab séreux que Fat le péritoine au niveau de l’ouverture supérieure du canal inguinal. Si le sujet a une hernie inguinale externe de ce côté, on distend le sac et on augmente sa capacité. Une tumeur développée dans le testicule , une hydrocele volumineuse qui n’est pas soutenue, produisent par leur poids le même
me fit demander pour me consulter sur une tumeur qui lui était survenue à l’aine gauche, depuis quinze à vingt jours, et qui augmentait, à ce qu'il me dit, pendant les accès. de toux. ÉSS l'existence d’une hernie, j’examinai avec soin la région inguivale. Je n’y trouvai aucune tuméfaction , mais seulement une grande laxité dans l'anneau. J’engageai le malade à faire un léger effort, et je vis celle région se soulever, se distendre. Je reconnus alors que la tumeur était formée par un sac hérniaire qui descendaït au-devant du cordon testiculaire , et était uniquement rempli par de la sérosité dont la fluctuation était manifeste. La tumeur disparaissait entièrement dès que le malade cessait de contracter les muscles abdominaux, et qu'il gardait la position horizontale. Quand il se levait ou s’asseyait, elle reparaissait. J’examinai très-souvent, pendant les accès de toux, cette poche séreuse, véritable sac prêt à recevoir les viscères flottants de l'abdomen, et jamais je n’y pus rencontrer l'intestin ou l’épiploon. La tumeur ne causait d’autre incommodité qu’un sentiment de pesanteur dans la partie gauche du scrotum. Le malade mourut troïs mois et demi après l'apparition de la hernie; l’abdomen pouvait contenir trois pintes de sérosité jaunâtre. Le péritoine était blanc, opaque et comme macéré. Je trouväi du côté gauche un sac de hernie inguinale interne, long de deux pouces, facilement réductible , et rempli seulement ar de la sérosité. Cependant l’épiploon et l'intestin grêle étaient assez lâches pour avoir pu $ ’engager dans ce sac; mais bien certainement sa formation était due sur-tout à la pression de la sérosité. Depuis celte époque, j'ai vu sur plnsieurs malades des sacs herniaires, uniquement distendus par un ligne séreux , et simulant une hy drocèle
enkystée du cordon testiculaire.
VoyezPl.IX, fig.4.
(22 ) | effet. J'ai rencontré sur plusieurs sujets la preuve de cette assertion (1).
CE
(1) 3° OssenvarioN. À. Hernie inguinale externe du côté droit trouvée sur le cadavre d'un vieillard.
Le sac a cinq pouces de longueur; son orifice est large et arrondi, sa cavité est séparée en deux parties par un collet moyen, fibreux, très -saillant, Au-dessous de celui - ci le péritoine est épais, blanchâtre et fort adhérent aux autres enveloppes ; au-dessus il èst mince, transparent comme dans l’abdomen ; la descente du collet, et par conséquent l'allongement du sac , paraissent dus au poids d’une hydrocèle volumineuse de la tunique vaginale qui complique cette hernie et qui adhère intimement à la partie inférieure de la tumeur. Une anse de l'intestin grêle, longue de deux pouces et demi et libre de toute adhérence , occupe la partie supérieure du sac; sôn mésentère la retient dans cet endroit et ne lui permet pas de descendre au delà de sa partie moyenne. L'épiploon ne paraît pas avoir été contenu dans le sac; il est très-court et retiré sur lui-même vers le colon transverse.
4° OssEnvaTION. B. Sac de hernie inguinale externe du côté droit, compliquée d’une hydrocèle très-volumineuse , trouvée sur le cadavre d’un vicillard.
L'hydrocèle forme une tumeur ovoïde, irrégulière, dont la petite extrémité est supérieure; son grand diamètre, qui est vertical, a quatre pouces de longueur, son diamètre transversal en ayant seulement trois dans sa plus grande étendue. On sent à travers les téguments le cordon testiculaire situé à sa partie postérieure et accompagné d’un corps mollasse, allongé, comme graisseux, qui disparaît en partie sous la pression. Ce corps me paraît être une hernie. On trouve aussi à la partie antérieure et inférieure de la tumeur un tubercule conique, saillant , dont je ne peux déterminer la nature. |
Dissection. La peau étant enlevée , on rencontre au-dessous : 1° une enveloppe mince et celluleuse venant du /ascia superficialis , qui recouvre toute la tumeur , et dont on peut facilement l'isoler; 2° une tunique formée par l'expansion celluleuse du pourtour de l’anneau et par le muscle crémaster. Ce dernier présente deux faisceaux bien distincts : un externe plus volumineux dont les fibres sont blanches, comme tendineuses , extrêmement résistantes, et se portent en rayonnant de la partie externe de l'anneau auquel elles
s’insèrent, en avant, en dehors et en arrière de l’hydrocèle. Elles sont dans un état de
tension très-considérable. Les fibres du faisceau interne ont une structure absolument
semblable, et constituent un petit faisceau blanchâtre , triangulaire , qui descend de der-
rière le pilier interne de l'anneau en dedans de la tumeur où il se perd, 3° L’hydrocèle est formée par la tunique vaginale qui est énormément distendue, paraît fibreuse dans quelques points de son étendue, eLoffre dans d’autres des plaques cartilagineuses irrégulières plus ou
moins épaisses; elle contient une sérosité jaunâtre, tenant en suspension une quantité.
* 20 Le gubernaculum teshs chez le fœtus se contracte, se raccourcit, pour entraîner avec lui le testicule , le péritoine qui doit former la tunique vaginale , et les fibres Source du petit oblique qui constituent le crémaster. Or, dans ce cas, si l'intestin ou l’épiploon adhèrent au testicule avant sa sortie, il s'établit une sorte de lutte entre le gubernaculum qui lentraîne, et l'intestin qui le retient ; si le gubernaculum l’emporte, les viscères sont entraînés avec le testicule dans le prolongement du PRrHQIne qui doit former la tunique vaginale, et viennent donner naissance à une des variétés de la hernie congénitale (r).
Si au contraire les organes adhérents au testicule lemportent par la résistance, pour ainsi dire passive, qu'ils opposent à la force de traction du gubernaculum, le testicule ne sort pas de l’abdomen ; dans ce cas, le gubernaculum reste plus court et engagé dans le canal inguinal, ou bien il abandonne le testicule dans le ventre ou dans ce même canal. . Quelquefois aussi, en se retirant , il entraîne avec lui le prolongement séreux qui devait former la tunique vaginale, et lépididyme qu'il déplisse, qu'il sépare du testicule. Les viscères abdominaux peuvent sintroduire dans ce prolongement (2).
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considérable de paillettes crystallines, brillantes comme des parcelles de mica. Le testicule est aplati, situé en avant et en bas de la tumeur , et forme la petite saillie conique dont j'ai parlé. Le cordon testicalaire est placé en arrière et sé contourne sur la partie interne dela tumeur pour joindre le testicule ; ses vaisseaux sont en partie décomposés , et il est accompagné par un sac herniaire très-mince , long de deux pouces et demi, dépourvu de collet, et contenant une portion de l’épiploon qui est libre et susceptible d’une réduction facile. Le fond du sac est arrondi et descend en arrière de la partie supérieure de l'hydrocèle, à laquelle il adhère fortement. Quand on soulève cette tumeur , et qu’on opère une légère traction sur le peritoine de l'abdomen, le sac herniaire remonte et diminue d’étendue.
(1) Le üraillement que le gubernaculum testis exerce alors sur les organes abdominaux , peut être, avec raison, considéré comme la cause la plus active de leur déplace-
ment et de la formation de la hernie.
(aY19° OBSERVATION. A. Hernie inguinale externe congénitale du côté gauche, trouvée sur le cadavre d’un homme de 40 ans.
La hernie forme une tumeur allongée, qui descend jusqu’au milieu des bourses ; elle est molle, pâteuse, et les parties.qui la forment se réduisent facilement. Je cherche en vain
Voyez PI. VII, fig.
a et 3
Voyez PL V,fig.2.
(24) Nous nous proposons de revenir sur ce sujet, én parlant de la hernie congénitalé. |
le testicule de ce côté; je sens seulement à travers lé scrotum un prolongement assez
épais ; qui se termine par un léger renflemént que je prends pour le testicule atrophié.
. Dissection. 1° Au-dessous des téguments et du fascia superficialis, on trouve des fibres très-minces et blanchâtres appartenant au crémaster , et qui enveloppent le sac herniaire. Celui-ci descend à deux pouces et demi au-dessous du canal inguinal. Ses parois sont minces et transparentes comme celle de la tunique vaginale ; il contient l'épiploon auquel il n’adhère pas. Son ouverture est dépourvue de collet fibreux. Le testicule aplati, allongé et atrophié , est entièrement contenu dans le canal inguival, et proémine dans le sac herniaire dont il fait partie. Il est si petit, qu'on a dela peine à le sentir à travers la paroï antérieure du canal inguinal. 1° épididyme décomposé se trouve à un pouéé de distance au-dessous de cet organe, et collé à la face postérieure du sac. Il commu nique avec le testicule au moyen de vaisseaux blanchâtres, transparents , très-fins, parallèles
entre eux, d’un pouce de longueur, se portant directement de l’un à l’autre, et formés.
par les vaisseaux Séminifères tiraillés et déplissés. Il descend jusqu’à la partie inférieure du sac, puis remonte à sa partie interne, pour donner naissance au conduit déférent. Celui-ci rentre dans le canal inguinal où il est placé à côté et en dedans du testicule. Les vaisseaux testiculaires réunis en un seul cordon à la partie postérieure de l’orifice du sac, se divisent bientôt en deux faisceaux , dont l’un, plus court et plus volumineux, vient se rendre à la face postérieure du testicule où il s’introduit, tandis que l’autre,
plus mince , mais plus allongé, continue à descendre en arrière du sac à la partie inférieure duquel il se perd dans lépididyme. Celui-ci est uni en bas à un cordon
driangulaire ; blanchâtre , celluloso-fibreux , qui va se fixer au fond du scrotum et à l'is-
chion (c’est le gubernaculum testis). Ce prolongement retient k, sac et s'oppose à sa réduction. Le testicule du côté droit est bien conformé.
6° OBSERVATION. B. Testicule gauche non descendu dans le scrotum, trouvé sur le cadavre d’un homme fort âgé.
‘Le scrotum du côté gauche est vide; on sent seulement, au-dessous de l'anneau inguinal, un corps arrondi, allongé, assez résistant, qui simule jusqu’à un certain point le cordon testiculaire. J’ouvre l’abdomen , et je trouve le testicule placé entre les muscles
iliaque et grand psoas , à la distance d’un pouce. de l'ouverture supérieure du canal : |
inguinal. Cette glande présente le même volume que celle du côté opposé, laquelle
est descéndue dans le scrotum. Elle fait saillie dans la cavité du péritoine qu’elle sou
lève, et. dont elle s’enveloppe, comme cela s ’observe avant sa descente dans les bourses chez le fœtus ; l'épididyme très-bien conformé est placé en haut et en dehors du testicule ; par sa tête, qui est supérieure, il adhère au moyen d’une bride fibreuse, blanchâtre ;
DE nn
(25) ‘3° Des vésicules adipeuses développées à l'extérieur du péritoine, ÿ tenant par un pédicule vasculaire qui les nourrit et leur fournit les . matériaux de la graisse qu’elles contiennent , peuvent s'engager par des ouvertures naturelles ou accidentelles des parois Mhdu tes : prendre un accroissement souvent considérable, et entrainer le péritoine pour en former un véritable sac prêt à recevoir les viscères (x).
très-forte , arrondie avec l’s iliaque du colon ; par sa petite extrémité qui est dirigée en bas , 1° il donne naïssance au canal déférent , lequel plonge aussitôt dans le petit bassin pour se porter à la vésicule séminale correspondante ; 2° il se continue avec un prolongement: fibro-celluleux qui,glisse sous le péritoine et s’engage dans le canal inguinal, au niveau des stygmates blanchâtres que le péritoine offre en cet endroit. Les vaisseaux spermatiques sont tout plissés ; ils décrivent.de nombreuses flexuosités., comme dans les embryons. Le cordon fibro-celluleux qui. adhère à l'extrémité inférieure de l’épididyme, est formé par le gubernaculum testis;, il est fixé en bas à la branche de l'ischion, et à la peau du scrotum; en se retirant, il a entraîné avec lui quelques vaisseaux de l’épididyme , et le prolongement séreux du'péritoine , qui aurait formé la tunique vaginale si le testicule n'avait pas été retenu dans l’abdomen. Ce prolongement forme une cavité séreuse, rétrécie, pyriforme, longue de trois pouces , adhérente par toute sa face postérieure au gubernaculum , et par sa face antérieure à quelques fibres du petit oblique , lesquelles représentent un muscle crémaster , fort imparfait. Cette poche séreuse se termine supérieurément aux stygmates du péritoine , qui sont dus à son oblitération au niveau de l'ouverture supérieure du canal inguinal. C’est elle qui constitue avec le gubernaculum testis, le cordon qu'on sentait au-dessous de l'anneau , à travers la peau des bourses. L’artère épigastrique remonte à sa partie interne et supérieure.
D’après cette observation , on voit que les viscères dans la hernie congénitale peuvent être contenus dans le prolongement séreux qui devait former la tunique vaginale, sans être pour cela en contact avec le testicule qui démeure caché dans le ventre.
(x) 7° OBSERVATION. À. Tumeur graïsseuse traversant le canal crural et simulant une hernie épiploïque.
Le 20 décembre 1815, je trouvai sur le cadavre d’un vieillard très-gras , une tumeur arrondie , mollasse, pâteuse , de la grosseur d’un œuf, située au pli de la cuisse du côté gauche ; elle ressemblait parfaitement à une hernie crurale , épiploïque, irréductible : j’en fis la dissection. Au-dessous de la peau était l'expansion mince que le fascia-superficialis envoie à la cuisse, et qui recouvrait immédiatement la tumeur ; ainsi que trois ganglions lymphatiques assez volumineux. Cette tuméur était enveloppée immédiatemerit par une membrane celluleuse très-fine, et facile à déchirer; elle était formée par un amas
de yésicules adipeuses , disposées en lobules allongés, pyriformes , qui se réunissaient D
Voy. PL IX, 6g. x.
( 26 ) L à 4 Noûs verrons que c'est par,.une véritable traction , et d'une manière consécutive, qué 6e forment les sacs, dans, certains . cas de hernie de la vessie, du cœcüm, ete: ; qué plusieurs organes’ fixes , commé la matrice, les trompes: ütérines, les ovaires: y sont entrainés , etc. (x) F hs
mt
toutes pour constituer un seul pédicule fasciculé, étroit, arrondi, lequel remontait par l'ouverture de la veine saphèné, aa-dessous dé l’arcade crarale , et se qe cost avéc la face externe du péritoine. J’ouvris alors là cavité abdominale. Le péritome était entraîné par le pédicule vasculaire à travers le canal érural, et formait une petite cavité conique , vidé, qui pouvait admettre l'extrémité du doigt, et dont la profondeur augméntait par les tractions exercées sur la tumeur. Le pédiculé et le sat qui le: suivait avaient avec les païties voisines les mêmes rapports que la hérnié crurale qui se fait suivant la direction du canal du même nom. Le cordon était en haut, l'artère et les veines épigastriques,en dehors ; artère obturatrice naïssaït de l'hypogustrique la face externe du péritome pré-
sentait encore plasieurs tumeurs graisseuses dé même nature, qui $ A nee pee les
autres ouvertures aponévrotiques des paroïs abdominales.
8° OBsERVATION. B. Tumeur graisseuse développée dans le cordon testiculaire du coté gauche, et trouvée sur le cadavre d’un vieillard.
Cette tumeur , située au- dévant des vaisseaux testiculaires, est allongée, tnolle j pâteuse , et simule une épiplocèle irréductible; elle est entourée par toutes les enveloppes du cordon , qui sont fort minces et simplement distendues. Elle résulte de la réunion de pelotons arrondis, de tissu cellulaire graisseux, dont les’pédicules vasculaires se réunissent en un seul faisceau, lequel remonte au milieu des vaisseaux spermatiques, et va s’insérer À la face externe du péritoine , qu’il entraîne un peu dans le canal inguinal, sous la forme d'un prolongement conique.
G) Ces organes peuvent aussi être entraînés dans l'anneau par un sac qui se forme.
9° OBSERYATION. Âernie inguinale externe du côté droit, trouvée .sur le cadavre d’un homme âgé d'environ 40 ans.
La tumeur est très-volumineuse; elle représente un ovoïde fort allongé , dont la. petite extrémité est supérieure 7
DissECTION. Au-dessous de la peau on trouve les enveloppes ordinaires ; qui sont minces , celluleuses , demi-transparentes, et difficiles à isoler ; les fibres du crémaster sont ramassées en deux faisceaux très-prononcés , qui sortent , l’un de l’angle interne;
, n 9 Q * pre C l’autre de l'angle externe de l'anneau, pour venir sé réunir par arcades au-devant de la
tumeur. Le sac a six pouces de longueur ; il est rmirice > diaphane , et laisse apercevoir à travers ses parois les vaisseaux spermatiques , qui fampent à sa partie postérieure ; et Ini