ÉP1LBP8IE : ALCOOL ET ESSENCE D'ABSINTHE
bulbe et à Textrémité supérieure de la moelle ; ces parties se sont montrées d'une façon assez constante le siège d'une congestion plus active ; quelquefois même on trouve des hémorrhagies dans l'épaisseur ou à la surface de la pie-mère de cette région ^ .
Exp. VIII. — Chien terrier, âgé de A ans, pesant 8 kilogr. T. R. 39"* avant l'expérience; trépané des deux côtés du crâne au niveau du bord supérieur de la fosse temporale, les ouvertures ont chacune 0",03 de long sur 0",01 1/2 de large.
La dure-mère étant divisée du côté gauche, on voit â travers la lame transparente de l'arachnoïde les circonvolutions recouvertes de la pie-mère. A droite, la dure-mère, conservée intacte, laisse apercevoir sous forme de lignes noirâtres les veines sous-jacentes, elles grosses divisions de l'artère méningée moyenne, d'une coloration plus rouge. Le sang épongé avec soin, on attend que l'hémorrhagie soit entièrement arrêtée. Tout étant en repos, on injecte dans la veine fémorale gauche 0^,15 d'essence d'absinthe (3 heures 7 min.). Une minute après Tinj action, petites secousses isolées des muscles des oreilles et de la face, puis au bout de dix secondes, roideur tétanique des muscles, serrement des mâchoires, occlusion incomplète des paupières, émission involontaire d'urine. Au moment même où se produisent les convulsions toniques, au premier stade de l'attaque, on remarque la turgescence de toute la masse cérébrale ; la dure-mère est refoulée â droite et se trouve tendue à l'orifice trépané ; â gauche, les circonvolutions font une légère hernie â travers la division de la dure-mère. Une nappe de sang s'étale sur les parties mises â découvert ; les veines, les artérioles, dont l'écoulement s'était arrêté, fournissent du sang de tout côté.
Les vaisseaux s'injectent ; de fines branches vasculaires.
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à peine visibles d'abord, forment de riches arborisations vivement colorées ; les veines sont plus distendues que les artères^ mais celles-ci sont également turgescentes ; Tune des branches de la méningée moyenne, que Ton voyait battre avant Tinjection^ reste rouge, distendue, et ses battements sont moins apparents.
3 heures 10 min. Après Tattaque, l'encéphale s'affaisse légèrement, on distingue alors dans la masse cérébrale des battements isochrones au pouls. T. R. SS** 4/5.
3 heures 18 min. Nouvelle injection de 0*^,08. Trois attaques successives, puis un repos suivi d'une cinquième attaque.
La congestion accrue par chaque crise persiste après l'attaque. T. R. 38° 3/5.
L'examen à l'ophthalmoscope montre une injection notable du fond de l'œil des deux côtés, mais toutefois à un degré moindre que sur le chien précédent. On ne voit pas non plus d'hémorrhagies.
4 heures. Pas de convulsions ; faiblesse des battements du cœur. Le cerveau reste injecté, mais devient moins saillant à travers les orifices artificiels. T. R. 38"*.
4 heures 15 min. Injection deO^^O? d'essence. Secousses isolées dans le cou, les oreilles, sur le dos et les épaules, mais pas d'attaques. L'animal est affaissé et meurt au bout de quelques minutes. T. R. 37"* 1/5. Une heure après la mort la T. R. est à 35° 2/5.
Autopsie. — Injection des méninges cérébrales, mais sans exlravasation sanguine en aucun point. Teinte rose foncée de la couche corticale et des parties grises profondes ; léger piqueté des centres blancs.
Les méninges rachidiennes offrent, par places, de fines arborisations vasculaires, mais pas d'hémorrhagie ; injection de la substance grise de la moelle, plus accusée à mesure que la coupe se rapproche de la région cervicale et du bulbe.