ET DE L'IDIOTIE
La clinique, dans ses variétés infinies, ofTre parfois des faits qui fournissent les éléments les plus démonstratifs pour la physiologie pathologique.
L'observation suivante jette une vive lumière sur Tétude comparative de la démence et de Tidiotie.
Vous savez que, dans le degré le plus profond de Tidiotie, le sujet est privé de toute relation extérieure ; ses yeux indécis, vagues, voient, mais ne regardent pas; la muqueuse olfactive, la langue paraissent normales, mais Tidiot ne flaire pas, ne goûte pas et porte à la bouche les ordures les plus répugnantes. Il n*est pas sourd, mais les bruits le laissent indiflerent. D'autre part, s'il jouit de sa puissance musculaire, il emploie inutilement ses forces dans des mouvements do balancement ou dans un va-et-vient des membres, monotone et sans objet. Il ne parle pas, ou bien il pousse des cris ou prononce quelques monosyllabes.
Les appareils sensoriaux externes sont bien conformés, mais ils sont en relation avec des centres corticaux défectueux. Les lésions des centres corticaux dans Tidiotie sont congénitales ou se montrent dans la première enfance. Si
(1) Maonan, Com. à la Soc, de Biol, 31 décembre 1881 (Compte re&du , ?• série, t. III, p. 406.)
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