M8 SIMULATION DE LA POLIE
Cette Douvclle attlliide Décessile une expertise mécHoa^ mais en préseai^e de la soudaioelé ineolite du début, en préeence de cODlradiclioiis nombreuses et (lagranle^^ entre les symptAmes, qnt nous constatons, dès nos premières visites, et qui révèlent una Bimulalion, nous avons dû réclamer ua milieu plus favorable qu'une maison d arrdi, à une observation méthodique et, sur noire demande, rincul!)é a été provisoirement placé au bureau d'admission près l'asile Sainte-Aune, non point à titre d'aliéné, mais comme sujet i 1 observer.
Loisier, Chartes, ne compte dans ses antécédents ni de vésaniqoM ni de ner^-eux ; sa granil'màre, M"" R., amvéo aujourd'hui a H BOixante-qualoriiènio année, a joui jusqu'ici, d'une bonne santé ; u mère, C, f*L., qui n'a jamais présenté de ti-oubles intellectuels, (sl morte le 7 avril 1869, à l'hépilal de la Pitié, à la suite de fréquenU -vomissements, symptomsliques, diion, d'une tumeur du cervelet. âon père, intelligent, bien pondéré, s'est loujoura bien porté; soa frère, Agé de 27 ans, a fait régulièrement son serviee militaire et flst, depuis peu, do retour du Tonkin.
Quaul à I.oisier Charles, il n'a Jamais présenté ni d'attaques coavulsives, ni de troubles intellectuels, maie il est scrofuleux : il a 6té très souiTrcleux dans son euTaiice et, d'après les parents, ilaunit eu, plus tard, des douleurs de télé qui l'obligeaient, parfois, i garder la chambre; néanmoins, il est ollé à l'école, apprenant aussi bien que les enfants de son âge. A cinq ans, nne coxalgie du cUé droit, aveo abcèe autour de la hanche, a nécessité uu long séjour dans les hâpitiux et a été suivie d'un raccourcissement de la jambe droite et d'une claudication oeritstante. Il a passé quelques anaées en Bourgogne, à L-, chei son oncle, mais à partir de 16 ans, ilMt revenu à Paris chei ea grand'mère, quia pris soin de lui et laii fait apprendre l'état de cordonnier. 11 travaillait et ne donnait lien i aucune observation lorsqu'en octobre 1686 il vole i sa grand'mèie 2,600 francs, montant des loyers qu'elle avait tpachés, eu qualité de concierge, pour le compte du propriétaire. Après le vol, il écrit qn'il rembourserait cette somme petit A petit. Il est arrêté et, comme oa trouve encore sur lui une grande partie de l'argent volé, il n'est condamné qu'à deux mois de prison.
Sa peine finie, il revient chez as grand'mère; le propriétaire lui> même, considérant la le£OU suffisante, avait conseillé de le r^ prendre.
Loisier se conduit bien pendant deux ans environ. Il travaille d'abord de son métier de cordonnier, puis il cesse, ne pouvant plus battre le cuir sur sa jamhe malade, et devient commis chet un fabricant d'articles Je Paris, où il tient une i>etite comptabilité; il ftit en outre, le soir, quelques écritures chez un autra marchand. • Il me remettait régulièremeut sa paye, dit la grand'mère ; je lui
Itiflseîs eeulemeDt ce qu'il gagnait pour ses écrilupes, ainsi que pour
r des travaux supplémentaires du dimanche. —Il était, ujuulo-t-etle,
l.Irèfi eelimé dana )a maison, où il se moulrail 1res doux et Irùs poli
P at s'acquillait honnêtement île toutes les commissionfl que je lui ood-
is. Souvent il touchait les termes ainsi que les coupons de mes
hvBleurtt et m'en rendait très exactement compte ; mais, Ieâ4 maralHHll,
t parti de rhex moi, en me disant qu'il allait voir non Trère. 1^
soir il n'est pas rentré. Des valeurs renrerniées dans une petite
boHe ea bois placée sous mon lit, 2,000 francs serres dans nia
commode et 15 Trancs contenus dans un porle-monnuiir , laissé à
l'armoire, avaient dispafu. C'élail en tout une somme de 5,500 frnnes
environ, non compris nu livret de 1,000 francs de la caisse d'iS-
pargne. -
L'enquèle, fort liabile et très complète de M. le juge d'iastruction, les dépositions des témoins et les interrogatoires de Luifier luimême permettent de le suivre, depuis cette époque, jusqu'au décès de Gabriel, le 16 avril 1890, et plus tard, jusqu'à son arrestation.
Après avoir volé sa grand'mére, I^isier vient à Troyes, ou il fait
connaissance avec Gabriel, marchand ambulant, qui l'emploie auprès
de lui et dont il parait, plus lard, être devenu l'associe.
M. P., adjoint au maire de S., raconte, en eflel, qnc dans le cou-
Ennt du mois de février 1890, Gabriel, se plaignant de «on associé,
"parlait de s'en séparer, parce qu'il était trop dépensier.
Loisicr, dans ses interrogatoires des IS et 90 octobre ISOO, devant le juge de piiix de Médêah, et plus tard devant M. le juge d'iustrueliOQ, prétend que vers te 16 avril 1B80. ■ Montburd, Gabriel s'est suicidé doDH la voilure, en »e tirant deux coups de re*olver dan» U t6te, pendant qu'il était allé lui-même faire le pansage de son cheval. vers cinq heures et demie ou six heures du malin. Il avait déji, ajoule-t-il, manifesté des idées de suicide : • Un jour, à Di^on, j'arrivais pour déjeuner, et en ouvrant brusqDemeot la parla, il tombe à mea pieds, un grand coulesn à saigner; j'interroge Gabriel sur ce qu'il voulait faire de ce rouleau et il nnit par m* dire iin'il voulait se suicider. PInsieora fois, il arail nuDibst* le cbs^a de n'avoir pD se marier, et, quant ib moi, je crois ({u'il s'eU aaiciilé à cause du besoin d'argcnl, car il en uiaoqiiHit louj'iiira. J'ai Sd peur d'être accuse de l'MssasijMl et je sois parti ««ee la viïibir», passant par Toanerre, Avxmt*, MenInMa, M >• mm arrivé ■« quatrième jour è Dsaunarie, prè* Malaii. > (lalMTOgalmr* da St «»• vembre 1890.) ,
Feodutl ce lr*j«l, U avait MWji A» laisMïT m voftnra davaol raobsrge'de ht roate, i U «mmnaa te l>a ItonlMtw: mata anr t» refM de H** J., naliraM* dfl l'tmbtrgt, de gardar U yititurm ftihdanl qn'il irait à Psrto tktttkar dM flMrsJMndiMa. M mbIMm Mroute.