‹ Recherches sur les combinaisons du bromure ferreux avec les bromures alcalins en solution aqueuseChapitre 7 sur 19 · FRS · texte numérisé non relu

FRS

Nous avons porté sur deux axes rectangulaires :

en ordonnées, les températures; Mol. NH{Br Mol. FeBr?+ Mol. NH{Br.

en abscisses, le rapport

Cette représentation, qui à l’avantage de faire abstracuon de l’eau, est indiquée figure 6.

(el ra

Ga,

FeB26H20

Fig. 6. — Existence du ferrobromure d’'ammonium.

Le diagramme est constitué par deux branches de Courbes qui se coupent au voisinage de 410-420, Au-dessus

Di

de cette température, le ferrobromure d’ammonium disparaît, 1l est décomposé en ses deux constituants. Ce résultat est confirmé par l’expérience suivante :

Une éprouvette en équilibre à 359, contenant comme phase solide le sel FeBr?, NH4Br, 6H20, est soumise à un

Fig. 7. — Diagramme Fe Br? — NHBr —

H° O0. Surface de cristallisation.

réchauffement lent. Vers 420, la phase solide vert clair change brusquement d'aspect en donnant naissance à deux espèces cristallines, l’une d’un vert plus foncé

(FeBr?, 4H20), l’autre blanche (NH4Br)

Représentation graphique du système ternaire FeBr?=NH{Br—H?0.

L'ensemble des résultats précédents a été reporté sur un système de trois axes rectangulaires (fig. 7).

Il apparaît immédiatement que le ferrobromure d’ammonium ne prend naissance que dans des solutions très riches en bromure ferreux.

Sa zone d'existence présente un maximum d'amplitude pour les températures comprises entre 15° et 250.

ÉTUDE DUÜU FERROBROMURE D'AMMONIUM FeBr?, NH'Br, 6H°0.

En faisant cristalliser, soit par évaporation à la température ordinaire, soit par refroidissement, une solution aqueuse contenant du bromure d’ammonium et du bromure ferreux, J. W. Retgers [1] n’avait obtenu que des cristaux blancs, des squelettes en forme de feuilles de fougère, suivant son expression, tout à fait semblables à ceux qu'il obtenait en partant simplement d’une solution de bromure d’ammonium.

Pour confirmer les résultats que nous avions obtenus par la méthode des solubilités, nous avons soumis à la cristallisation une série de solutions contenant des mélanges de quantités variables de bromure ferreux avec une quantité fixe de bromure d’ammonium.

Une solution aqueuse des deux bromures simples mélangés en proportion équimoléculaire laisse bien déposer, en premier lieu, des cristaux blancs identiques à ceux trouvés par J. W. Retgers et qui sont constitués uniquement par du bromure d’ammonium. Mais, si l’on prend la précaution d'extraire ces cristaux blanes au fur et à mesure de leur formation, il se dépose, en poursuivant l’évaporation, des cristaux vert pâle tout à fait semblables à ceux révèlés par l’étude des solubilités.

Les mêmes cristaux furent ensuite obtenus directement en partant de solutions plus riches en sel ferreux. Une solution contenant 4 molécules de FeBr? pour 1 molécule de NH#Br laisse apparaître ces cristaux vert pâle dès

np. DES

le début de la cristallisation. Pour les préparer, nous opérions de la façon suivante :

100 grammes de bromure ferreux et 8 grammes de bromure d’ammonium étaient dissous dans la quantité d’eau distillée suffisante pour avoir une dissolution complète. La solution ainsi obtenue, placée dans un dessiccateur à vide sulfurique rempli au préalable de gaz carbonique, était abandonnée à la cristallisation. De beaux cristaux, pouvant atteindre 1 centimètre de longueur, constitués par des prismes transparents, légèrement teintés en vert, se déposaient après un intervalle de temps de l’ordre de 24 heures.

Les nombreuses analyses effectuées sur ces cristaux

après essorage et séchage entre feuilles de papier-filtre ont donné la moyenne suivante :

PERL ES PT nus 13,42 Rime ei des 56,77 LS MO PE RE PE ee 72 4,28

alors que la théorie pour le sel FeBr?, NH#Br, 6H?0 donne les chiffres ci-dessous :

HN etes heat 13,24 Dr RSR EME AE PE. 56,85 LÉ STATE PRES ,27

Examen au microscope polarisant.

En faisant cristalliser par refroidissement sur une lame de verre une goutte de mélange contenant 4 molécules de bromure ferreux pour 1 molécule de bromure d’ammonium, nous avons essayé d'obtenir des cristaux uniques et nous avons examiné ces derniers au microscope polarisant.

rot

Ils apparaissent sous la forme de petites lames à section rectangulaire, présentant de nombreuses mâcles. Les zones d’éclairement et d'extinction sont très nettes,

Fe Br°, NH‘ Br, 6H° O.

montrant que leur système cristallin est beaucoup plus compliqué que ne semblait le laisser prévoir leur apparence régulière. Ils ont, en première approximation, une allure orthorhombique pseudo quadratique.

Examen aux rayons X.

Les cristaux de ferrobromure d’ammonium sont introduits, après avoir été finement pulvérisés, dans des tubes de Mark en verre de Lindemann. Ils présentent aux rayons X un diagramme de Debye et Scherrer caracté-

ristique et nettement différent de ceux des deux bromures composants.

Ils apparaissent done bien comme constituant une espèce définie.

Déshydratation.

Les cristaux de ferrobromure d’ammonium sont très hygroscopiques, mais ils abandonnent très facilement de l’eau lorsqu'ils sont placés dans une atmosphère desséchante. |

Nous avons réalisé leur déshydratation complète et nous avons constaté qu'ils étaient susceptibles d’abandonner 6 molécules d’eau.

Une quantité déterminée du sel FeBr?, NH#Br, 6H?0, après avoir été soigneusement essorée et séchée entre feuilles de papier-filtre, puis pulvérisée, était mise dans un dessiccateur à vide, et nous suivions par des pesées la marche de la déshydratation.

Les résultats des opérations effectuées dans le vide sulfurique sont indiqués dans le Tableau XII.

En portant en abscisses les temps de séjour dans le dessiccateur et en ordonnées le nombre de molécules

Bromure d’ammonium.

Ferrobromure d’ammonium.

Bromure ferreux.

opt

d’eau perdues par une molécule du bromure double, on obtient la courbe figure 8.

O ie n en D [e D

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