O 40 ASS, 200 LS
Fig. 8. — Déshydratation du ferrobromure d’ammonium.
Il apparaît ainsi que la déshydratation s’effectue en trois temps :
Trois molécules d’eau sont éliminées très rapidement (en moins de 6 heures).
Une quatrième molécule disparaît au bout de 24 heures. Enfin, pour obtenir le sel complètement déshydraté,
c’est-à-dire pour enlever les deux dernières molécules d’eau, il faut attendre 12 jours au moins.
Le ferrobromure d’ammonium complètement déshydraté, examiné aux rayons X, présente un diagramme différent de celui du sel hydraté, mais aussi différent de celui du bromure ferreux et de celui du bromure d’ammo-
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mium. La déshydratation n’a donc pas amené la décomposition du sel en ses constituants.
La déshydratation s'accompagne d’un changement d'aspect du bromure double.
À 6 molécules d’eau il est vert pâle et les cristaux sont transparents.
À 3 molécules d’eau il est blanchâtre et les cristaux sont devenus opaques.
Complètement déshydraté, il se présente sous la forme d’une poudre jaunâtre.
Tout se passe comme si, à partir du composé FeBr?, NH#Br, 6H?0, prenaient naissance les trois corps
FeBr?.NH“Br.3H20, FeBr?.NH#Br.2H20, FeBr?2.NH{Br.
Stabilité.
Les cristaux de ferrobromure d’ammonium exposés à l'air s’oxydent assez rapidement. Aussi nous avons dû constamment les préparer et les manipuler en atmosphère de gaz carbonique.
Nous avons comparé leur stabilité et, en particulier cette facile oxydation, à celle du bromure ferreux luimême en mesurant la différence des vitesses d'absorption de l’oxygène par les deux sels.
Le ferrobromure d’ammonium et le bromure ferreux séchés dans les mêmes conditions, puis finement pulvérisés étaient introduits en quantités équivalentes (!) en Fe” dans deux petits ballons (erlenmeyers) de 100 centi-
() Soit, par exemple, pour une série d'expériences :
28,11 de FeBr?.NH#Br.6H?0, pour 18,44 de FeBr?.4H?0.
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mètres cubes remplis d'oxygène sec. Un troisième ballon identique, rempli seulement d'oxygène sec, était destiné à servir de témoin.
Les trois ballons étaient placés dans un thermostat, chacun était relié par un fin tube de verre à un manomètre constitué par un tube de 2 millimètres de diamètre intérieur soigneusement calibré plongeant dans une cuve à toluène coloré.
Là
CL LC LLLL IT TITI IITTITTTT TT LCL LL dd dd dd
NS
SKSSSWKWKWSÇWKW…KçÇW…wçwwNS
Les sels contenus dans les ballons absorbaient de l'oxygène, provoquant ainsi une dépression correspondant à une ascension du toluène dans les tubes manométriques.
Les lectures de démivellation étaient faites à la même température du thermostat (250,1).
Le manomètre témoin permettait d'effectuer les corrections dues aux variations de la température extérieure et de la pression atmosphérique.
Les résultats trouvés sont indiqués dans le Tableau XIII.
En portant en abscisses les temps d’oxydation et en ordonnées les dépressions exprimées en millimètres, on obtient, pour chaque sel, la courbe figurant les vitesses d'absorption (fig. 0).
Au début, l’absorption est la même, aux erreurs d’expé-