‹ Recherches sur les conditions de la douleurChapitre 16 sur 40 · NES · texte numérisé non relu

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mais avec moins d'ampleur et moins de vivacité. L’organisme, en un mot, commence à entrer dans la période de

résolution ; il réagit moins aux excitations périphériques". C’est pourquoi la période analgësique permet d’accom-

plir certaines opérations sans que des mouvements intempestifs soient à redouter de la part du sujet et sans que celui-ci éprouve la moindre douleur.

En fait, plus d’une intervention chirurgicale a eu lieu dans ces conditions. ; À

Ainsi A. Richet raconte que s ’étant fait chloroformer e

pour l’ extirpation d’une dent, il sentit le contact de l’instrument, entendit tout ce qui se passait, et cependant

n’éprouva aucune douleur”.

M. Ch. Richet cite également plusieurs cas très inté-

ressants d'opérations accomplies sur des sujets conscients, mais quine ressentaient aucune douleur. Nous en rap-

pellerons quelques-uns, choisis parmi les plus significatifs”.

I. M°° X., opérée de fissure à l’anus avec fistules, est soumise au chloroforme. Elle sent le contact des ciseaux, distingue qu'on pratique quatre incisions, mais ne peut parler et ne souffre nullement de l'opération qu’on lui fait.

II. On pratique sur une autre dame une cautérisation au thermocautère. Pendant l'opération, on lui demande son âge; elle ont exactement. Elle ne témoigne aucune douleur.

III. À une autre, pendant une opération, on demande: « Comment cela va-t-il? — Cela ne va pas mal, » répond-elle. Elle ne sent pas à ce moment qu'on la pince très fortement.

-1. Cf, CH. RioneT, Compte rendu de P. Mantegazza, dou del dolore, Rev. philos., IX, 553 sqq.

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