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ristique du sel étudié. On peut laisser le néon dans le tube ou l’évacuer : dans ce dernier cas la décharge persiste généralement sans changement mais si on veut l’allumer de nouveau après avoir arrêté l’oscillateur ou laissé refroidir le tube, on n’y parvient le plus souvent qu’en faisant entrer à nouveau du néon. Celui-ci est même quelquefois nécessaire au maintien de la décharge, Cette difficulté de réallumage se manifeste surtout avec les tubes chauffés à la main avec un chalumeau ; ceux qui sont chauffés dans un four comme il sera expliqué plus loin s’allument et se rallument plus facilement. Il est probable que la flamme du chalumeau produit localement un échauffement suffisant pour décomposer le sel en laissant sur la face interne du tube une mince couche métallique qui forme un écran électrique : celui-ci suffit à empêcher l'allumage dans la vapeur saline, mais non dans le néon où il est particulièrement facile (1). Dans un four au contraire, la température est plus uniforme et juste suffisante pour assurer la vola ilisation du sel sans décomposition. Nous retrouverons à propos des spectres émis une autre conséquence de cette différence des deux modes de chauffage qui corrobore linterprétation qui en est donnée ici.
En dehors de l'effet signalé sur l'allumage des tubes, cette technique de chauffage rudimentaire a de nombreux inconvénients : au point de vue pratique la nécessité de la présence constante de l'opérateur pendant les poses, au point de vue théorique la mauvaise définition des conditions de la décharge, la température et la pression n'étant ni constantes ni uniformes.
J'ai done essayé de chauffer le tube dans un four. Afin d'obtenir un fonctionnement convenable de l'oscillateur à
l'intérieur d'un four, je me suis arrêté après divers tâtonne-
(") CF. les expériences d'Esclangon faites en présence d’un écran électrique réel : mémoire cité, p. 332.
ments au dispositif suivant (fig. 3) : le four est cylindrique et les deux selfs de plaque S, et d'entretien S, sont attachées à l’une des flasques terminales du four et suspendues en porte à faux par des tiges assez fortes T d’alliage RNC3 (!) (cuivre et fer se sont montrés inutilisables car aux températures d'emploi (6009 à oo) ils deviennent mous et fléchissent sous leur propre poids). Le four est un tuyau de quartz isolé thermiquement par des coquilles de diatomite (?)