L. 4 Vers les plaques
Vers les grilles
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Fig. 3.
et chauffé par des baguettes de silite B (*) disposées suivant sa longueur. De cette façon il n'y a pas induction entre les circuits de haute fréquence et les circuits de chauffage, ceux-ci n'étant traversés par aucun flux provenant du solénoïde. Le four est monté sur des rails pour permettre d’accéder aux circuits oscillants sans les déplacer.
Avec les tubes chauffés au four on observe le grave inconvénient suivant : le sel qui se sublime vient se condenser en une couche opaque sur la fenêtre d'observation qui est plus
(:) Alliage résistant à la chaleur et à l'oxydation ; il m'a été indiqué pour cet usage par M. Chevenard et fourui gracieusement par la Société des Aciéries d'Imphy : je les remercie vivement ici.
(2) Terre de diatomées agglomérée.
() Aggloméré de silicium et de carborundum,
froide par le fait même qu’elle est en face d'une ouverture du four. Pour y remédier le tube est prolongé par un appendice de longueur égale à la sienne et de diamètre moindre (fig. 4 B) qui est logé dans un petit four auxiliaire à enroulement chauffant (fig. 3, F) porté par le couvercle avant du four principal et qui est chauffé de telle sorte que la fenêtre soit plus chaude que le reste du tube. On évite ainsi complètement les condensations, mais on n'évite pas toujours les projections de rayons atomiques ou moléculaires qui bombardent la fenêtre en venant de la décharge : ces dépôts en partie métalliques ne sont pas volatils et sont très adhérents ; il faut ouvrir et nettoyer le tube pour s’en débarrasser.
Un pas de plus vers une bonne définition des conditions de la décharge est obtenu par l'emploi de {ubes scellés fonctionpant en principe de la façon suivante. Le tube comporte une partie cylindrique large et une queue plus étroite (fig. 4 A). La décharge a lieu dans la partie élargie qui est à l'intérieur du solénoïde, tandis que la partie rétrécie est chauffée dans un four auxiliaire à une température inférieure à celle du four principal : la pression qui règne dans tout le tube est la tension maxima de vapeur du sel à cette température. On peut alors faire varier indépendamment pression et température. Mais l'expérience a montré que l'intérêt de ce dispositif est plus théorique que pratique : l’évolution de la décharge en fonction d'une température et d'une pression bien définies ne nous à pour le moment rien appris de plus que les expériences où la pression n’est définie que qualitativement. La préparation d’un tube scellé est d’ailleurs très longue et difficile : le quartz d’une part, les sels de l’autre retiennent les gaz occlus avec une extrême ténacité. La purge du tube a été poursuivie pendant 100 heures consécutives à 800° puis la distillation du sel effectuée lentement, le tout sous le contrôle de la jauge à ionisation : malgré ces précautions il arrive que le tube scellé chauffé dans le four et soumis à la
haute fréquence émette encore avec intensité les bandes de
l’oxyde de carbone. Quand le sel a pu être complètement dégazé le tube fonctionne convenablement et donne un spectre exempt d'impuretés ; comme la queue est plus froide que le reste du tube le sel ne risque pas d’aller se condenser sur la fenêtre d'observation, mais rien ne protège contre les dépôts métalliques qui peuvent rendre le tube opaque après moins de 20 heures de fonctionnement. C’est cette circonstance mise en regard de leur faible avantage qui m'a fait abandonner les tubes scellés.
k 1SEM.
am. RUE A RS EN NE CN ENS B Fig. 4.
Le montage adopté pour le moment est donc le suivant : le tube a la forme indiquée par la figure 4 B, il est chauffé dans le four à baguettes de silite et relié en permanence à la pompe qui assure une élimination continue des gaz occlus (la jauge à ionisation permet de contrôler l'utilité et l’efficacité de ce pompage), tandis que les étranglements sur la queue du tube empêchent pratiquement la distillation du sel hors du four. Ce montage convient naturellement le mieux aux corps les moins volatils parmi ceux qui sont étudiés ; si on avait affaire à des sels très volatils comme ceux de mercure ou d'aluminium, le tube scellé, beaucoup plus facile à préparer alors, reprendrait sans doute tous ses avantages. Dans le cas présent la décharge se poursuit facilement plusieurs heures sans surveillance avec une régularité par-
faite.