‹ Recherches sur les dérivés bromés et iodés de la strychnineChapitre 4 sur 16 · RAD SAME · texte numérisé non relu

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Elle peut être titrée en tant que base avec une solution normale acide ; toutefois il convient d'employer comme indicateur le tournesol ou le méthylorange, la strychnine étant sans effet sur la phtaléine du phénol qui ne peut par conséquent pas servir dans le titrage.

Du fait qu’elle est monoacide, À c.c. d’un acide normal correspond à 0.334 d’alcaloïde.

De nombreux chimistes ont étudié les propriétés de cet alcaloïde et cherché à établir sa constitution. Shenstone faisant réagir à 100° de l’acide chlorhydrique sur la strychnine montra qu’il ne se produit pas de dégagement de chlo- rure de méthyle ; il est donc probable que la strychnine ne renferme pas de méthoxyle.

Les halogènes, l’acide azotique concentré, l’acide sulfurique donnent des produits de substitution et indiquent l’existence d’un noyau aromatique dans la molécule. Les agents oxydants conduisent à des produits peu étudiés jusqu'ici. Le ferricyanure de potassium engendre une oxystrychnine. Si l’on remplace le ferricyanure par le ferrocyanure et si l’on abandonne à l’air la solution, le ferrocyanure de strychnine s’oxyde ; la solution devient jaune et contient un produit désigné sous le nom d’oxystrychnine que l’on extrait par l’alcool (Beckurts). Le permanganate de potassium donne . l’acide strychnique O :

CHHUAZOS + H20 corps amorphe doué de propriétés acides et basiques (Hanriot). L’acide azotique exerce une action à la fois, oxydante

et nitrifiante, et selon les conditions de l’expérience on obtient de la cacostrychnine :

COH2A 720 1(Az02)

(Elauss et Glassner), de l'acide picrique, ou un acide monobasique, soit :

C9H3Az (AzO?)! (OH) (CO.OH)

qui est peut-être un dérivé de la quinoléine (Tafel). Soumise à l’action de la potasse en fusion, la strychnine fournit des bases quinoléiques, de l’acide butyrique et de l’indol (Goldschmitt, Lœbisch et Schoop). Distillée avec de la chaux elle donne de l’ammoniaque, de l’éthylamine, de l’éthylène, de la 8 picoline, de la B lutidine, du scatol et du carbazol (Stœhr, Lœbisch et Malfatti). La distillation sur de la poudre de zinc donne naissance à des produits analogues, ammoniaque, éthylène, acétylène, lutidine, carbazol (Scichlone et Magnanini, Lœbisch et Shoop). Lorsqu'on chauffe de la strychnine avec la soude alcoolique, elle fixe les éléments d’une molécule d’eau et se transforme en strychnol (Lœbisch et SChoop) :

CH ATOEETH20 = 2 'H7EÀ7208

Strychnine Strychnol

Ce dernier a surtout été étudié par Tafel. Il cristallise avec quatre molécules d’eau, en aiguilles fusibles à 215°. En présence des acides il régénère la strychnine. On ne peut donc pas préparer ses sels. Il n’en constitue pas moins une base diacide, à la fois secondaire et tertiaire. Traité, en effet, par le nitrite de soude et la quantité strictement nécessaire d’acide chlorhydrique, il fournit une nitrosamine. Chauffé avec l’iodure de méthyle, il donne un iodométhylate qui est encore susceptible d’être nitrosé.

Outre ce caractère basique, le strychnol possède des propriétés acides. Il se dissout dans les alcalis et est précipité de cette solution par l’acide carbonique. Il n’est cependant

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