TRANSFORMATIONS EFFECTUÉES SUR LES CHLOROCINÉOLS
L’analogie existant entre les monochlorocinéols et le chlorure de benzyle se manifeste non seulement par la structure mais aussi par la stabilité de l'atome d’halogène qui semble, comme il a déjà été montré, très soli- -dement fixé sur le cycle et paraît résister énergiquement à l’action de divers réactifs soit hydrolysants, soit déchlorhydratants.
Dans les diverses notes qu’il a publiées sur les dérivés chlorés du cinéol, Gandini signale (1) (2) (3) (4 qu’il n’est pas possible de substituer le chlore par un alcoyle, même en opérant sous pression à 150° ; qu’il est impossible de revenir au cinéol par substitution du chlore par un atome d'hydrogène, l’hydrogénation étant effectuée soit avec le zinc et l’acide acétique, soit avec le zinc et l’alcool, soit avec l’alcoo!l et le sodium, soit avec le platine et l'hydrogène, soit avec le sodium et l’éther humide, Dans ce dernier cas néanmoins, le chlorocinéol se transforme, par suite de l’élimination d’une molécule d'acide chlorhydrique, en un dérivé éthylénique dans lequel la double liaison serait située entre les atomes de carbone 2 et 3.
| CHE, | cHH | ' /
Dans nos recherches ultérieures, nous avons tenté, d’une part, l’obtention de ce dérivé éthylénique et la transformation de celui-ci en diol. D’autre part, malgré la fixité de l’halogène nous avons essayé de passer à un alcool correspondant au dérivé chloré, en utilisant comme matière première le dérivé chloré lui-même : cet alcool n’a pu être obtenu qu’indirectement jusqu'ici, par réduction catalytique du céto-2-cinéol (4 (5).