Journ. de Phys., t. III. p
ONE cation avec le sol. Toutes les opérations se faisaient en une minute à peu près, à l’aide de leviers aboutissant au dehors de la caisse.
Tous les cubes étaient maintenus plusieurs mois à l’intérieur de Ja caisse avant d’être employés.
M. Felici n’a pas déduit de ces expériences la valeur de la constante diélectrique pour les corps employés ; mais M. Rossetti a fait ce calcul, et a trouvé des nombres sensiblement égaux à ceux qu'il avait obtenus lui-même par la méthode que nous avons rappelée plus haut. Ainsi, pour le verre, M. Rossetti a trouvé 8,45, et il a déduit des expériences de M. Felici ie nombre 3,35 ; ces résultats diffèrent peu de ceux obtenus depuis par M. Gordon.
Dans un autre travail‘, M. Felici s'est attaché à mesurer avec soin le temps de la dépolarisation, et l'a trouvé inférieur à :,,, de seconde, ce qui confirme l’analogie avec le fer äoux. Il s’est servi pour cela du même appareil, mais en le simplifiant.
En 1874, M. Schiller * a déterminé le pouvoir inducteur de plusieurs solides, verre, paraffine, ébonite, caoutchouc, par la méthode des oscil-
lations électriques, qui a l'avantage d'éliminer absolument l'influence du
temps, la durée de la charge étant d'environ ;,,, de seconde.
On sait que, si l’on interrompt brusquement le courant dans une bobine inductrice À, les deux extrémités de la bobine induite B étant isolées l’une de l’autre, il se produit dans celle-ci une série d’oscillations extrèmement rapides; par suite, si l’un des pôles de B est mis à la terre, l’autre passera par une succession rapide de potentiels positifs et négatifs.
La durée de ces oscillations, toujours très petite, dépend de la capacité de la bobine B ; elle est proportionnelle à sa racine carrée. Si l'on fait communiquer les deux pôles de B avec ies armatures d’un condensateur, la capacité totale est égale à la somme des capacités, et la durée des oscillations est augmentée proportionnellement. En employant successivement deux condensateurs de mêmes dimensions, l’un à lame d'air, l’autre à diélectrique solide, les durées d'oscillations dans les deux cas
1. Nuovo Cimn., t. IX, 1873; Journ. de Phys., t. II, p.229. 2. Pogg. Ann.,-t.CLII,.1874, p.535.
D ET on permettent de déterminer le rapport des capacités, et par suite le pouvoir inducteur du diélectrique.
La bobine inductrice À communiquait avec un élément Daniell et une clef de contact P’. L'un des pôles de la bobineinduite B était relié avec une autre clef de contact P, l’une des armatures d’un condensateur et l’une des paires de quadrants d'un électromètre Thomson. L'autre arma- ‘ture, l’autre paire de quadrants et l’autre pôle de B étaient mis à la terre.
Les clefs de contact P et P’ étaient d’abord fermées par des leviers placés sur la même ligne horizontale; elles étaient ensuite ouvertes par un lourd pendule, retenu dans la position horizontale par un électro-aimant et qui, lorsqu'il était laissé libre, venait frapper les deux leviers au moment du passage à la verticale. La clef P pouvait être déplacée parallèlement à elle-même au moyen d'une vis micrométrique, de façon que le pendule vint l’ouvrir un temps variable après la clef P’.
On plaçait d'abord la clef P de manière à n’avoir pas de déviation de l'électromètre, ce qui indiquait qu’on avait rompu le circuit secondaire au moment où le potentiel était zéro. A l’aide de ia vis micrométrique, on déplaçait la clef P jusqu’à ce que la déviation devint nulle de nouveau. L'appareil ayant été préalablement taré à l’aide d'un galvanomètre différentiel, la différence des deux positions de la clef, indiquée par une échelle graduée et par les divisions du tambour de la vis, donnait la durée d’une oscillation.
Soient t,, {, et {, les durées d’oscillations avec la bobine seule, avec la bobine et un condensateur à lame d’air, et enfin avec la bobine et le même condensateur muni d'une lame isolante. La constante diélectrique est
M. Schiller fit aussi quelques expériences dans lesquelles un condensateur était chargé, puis déchargé, à travers un galvanomètre 20 à 25 fois par seconde. Le rapport des déviations de l’aiguille, suivant que le condensateur renfermait un diélectrique solide ou une lame d'air, donnait le pouvoir inducteur. Les nombres donnés par cette méthode sont un peu plus grands que les premiers résultats.
En 1875 et 1876, M. Silow publia quelques expériences sur la constante