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tement à la mesure de la capacité inductive des solides et des liquides, puis des gaz. Parmi ces travaux, un certain nombre sont assez connus pour qu’il suffise de les rappeler sommairement.
Mesure de la constante diélectrique des solides et des liquides. — Wilke aurait, dit-on ‘, observé le premier, en 1758, que la capacité d’un condensateur à lame de cire d'Espagne était plus grande que celle d’un condensateur identique à lame de soufre, d'huile ou d'air; mais il ne put faire aucune mesure.
En 1771, Cavendish reconnut également * que la capacité d'un condensateur change lorsque, sans modifier en rien les dimensions et la distance des deux armatures, on fait varier la nature de la lame isolante qui les sépare.
Dans une série de recherches exécutées entre 1771 et 1781, il mesura les capacités d'un certain nombre de condensateurs, formés chacun d’une plaque isolante, sur les faces de laquelle on avait collé des disques circulaires de feuilles d’étain. Il avait construit d’abord dix condensateurs étalons ou plateaux d'épreuve, dont il détermina les capacités par comparaison avec celle d’une sphère de 12 pouces 5 lignes (31,25 centim.) de diamètre, prise pour unité. Ces capacités étaient graduées de façon qu'on püt réaliser à volonté, en associant plusieurs condensateurs, une capacité quelconque comprise entre 1 et 66. Il y avait
3 plateaux de capacité 1
Enfin, l’un des condensateurs était muni d'une lame conductrice pouvant glisser pour faire varier un peu la capacité.
Pour faire les mesures, on reliait chacune des armatures À et A’ du condensateur étudié à l’armature correspondante d’un condensateur étalon BB’ ; puis on faisait communiquer les plateaux À et B avec le bou-
. Physik. Worterbuch von Gehler (neu bearheitet von Brandes, Gmelin, Horner, Muncke und ne 2) 1327, t. IV, { abth., p. 364.
- The electrical researches of the Hon. Henry Cavendish, F. R. S., publié par J. Clerk Masvrell, F.R.S., Cambridge, Univ. Press, 1879.
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ton d’une bouteille de Leyde, A’ et B' avec le sol. L'appareil chargé, on rompait les communications, puis l’on reliait À avec B', A’ et B avec la terre. Si les deux condensateurs avaient même capacité. les charges de A et de B’se neutralisaient. Si la capacité de A A’ était la plus grande, AB" restait chargé positivement ; on comparait alors AA’ avec un autre condensateur étalon, jusqu'à ce qu'on en trouvât un de même capacité. - Les plateaux d'épreuve étaient gradués par rapport à la sphère d’une manière analogue.
Cavendish calculait ensuite quel aurait dù être le rapport des charges des condensateurs et de la sphère, si l'air avait été substitué au diélectrique. Le rapport de la charge observée à la charge calculée donnait la constante diélectrique. Les expériences ont porté sur le flint, le crown, la gomme laque et la cire d’abeilles.
Les recherches de Cavendish étaient encore iguorées lorsque Belli reconnut également l'influence des lames isolantes, et fit un certain nombre de mesures, entre 1830 et 1837 ‘, à l'aide d'un appareil à condensation ; il émit, ainsi qu'Avogadro?, des idées analogues à celles de Faraday sur la polarisation.
En 1837, Faraday :, ignorant les expériences de Cavendish, découvrit de nouveau l'existence du pouvoir inducteur, et le mesura pour le flint, le soufre, la gomme laque et l'essence de térébenthine.
Il se servait de deux condensateurs sphériques identiques : l'intervalle entre les deux sphères était rempli dans l’un par l’air, dans l’autre par une substance isolante. Le premier était chargé, puis on faisait communiquer son armature intérieure avec celle du second, et l’on déterminait, avec la balance de Coulomb et le plan d'épreuve, les charges % et m' de la première armature dans les deux cas. Le pouvoir inducteur du diélectrique était
mm + 41—t