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IV. — Puparium ; Glandes génitales adultes ; Œuf

1) Le puparium.— Le pupartum de Miltogramma punctatum (fig. 104) ne présente rien de spécial. IL est de couleur brun rougeâtre ; sa forme, vue du côté dorsal ou ventral, est celle qu'indique la figure. Lorsqu'on le regarde de côté, cependant, on voit qu'ilest souvent légèrement arqué, l'aspect dorsal étant un peu convexe, l'aspect ventral un peu concave. La surface du puparium n’est pas très luisante. À l'extrémité postérieure se trouve une dépression peu marquée, mais toutefois très nette, au fond de laquelle se trouvent les stigmates postérieurs de la larve du stade [IE J'ai déjà décrit, en parlant du système respiratoire, l'appareil respiratoire de la nymphe.

2) Le système reproducteur de la femeile adulte. — Le: système reproducteur de la femelle adulte de A. punctatum correspond au type Re IT de Panrez, que cet auteur définit (09 p. 31) ainsi: « OEuf long, lé rapport dé ses axes” très fréquemment enr à 2,5, pouvant dépasser 5 ; pas. de face aplatie ; chorion mince ou très mince, flexible. OEuf : non appendiculé ; femelle dépourvue de pièces apicales ?

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cornées:; utérus gravide en bissac, constituant un appareil d'incubation où les œufs, souvent modérément nombreux mais grands, subissent leur développement complet ; ils donnent des larves particulièrement robustes, très pareilles aux asticots ordinaires (fig. XXVII) ».

Ce groupe a été subdivisé par TowxsenD (11, p. 129-130) en deux séries comprenant, l’une les Sarcophagines, où l'utérus à ’état de distension est cordiforme ; et l’autre les Métopines, où l'utérus est à peu près de la même forme que chez les Sarcophagines, sauf que les extrémités antérieures des divisions latérales ne sont pas arrondies, mais rectangulaires.

Chez Miltogramma punctatum, chaque ovaire comprend de

Fig. XXVIL. — Système reproducteur de la femelle de #. punctatum (Schématique). g. a, glandes accessoires; 0, ovaire; sp., spermathèques ; u., utérus. à

18 à 20 poches ovariques. Comme l'a déjà remarqué Hozmeren, pour Sarcophaga, les tubes sont uniloculaires, c’est-à-dire que, au lieu d’être composés comme chez Ja majorité des insectes, par toute une série de chambres ovulaires séparées par des étranglements, le tube ne présente ici qu'une seule chambre ovulaire à l’extrémité de laquelle se trouve un petit appendice qui est la chambre ovigère.

Les tubes d’un côté se réunissent à leurs bases et s'ouvrent dans l’oviducte ; les deux oviductes s’abouchent en un canal commun qui présente à son extrémité inférieure un renflement

assez marqué. Les 3 spermathèques sont de couleur brune, à peu près trois fois plus longs que larges ; la partie terminale des glandes accessoires, au nombre de deux, est de 11 à 12 fois plus longue que large. Les conduits de ces organes débouchent dans l'oviducte à l'extrémité inférieure de ce dernier dans le renflement que nous avons déjà décrit. Du côté opposé, il va antérieurement à une poche qui peut être considérée comme une évagination de la paroi du vagin, et qui constitue l’utérus. La partie distale de cette poche, chez l'individu que j'ai examiné, a été distendue par la présence des œufs et présente des parois minces et délicates. La partie proximale de l’utérus est contractée et fortement musclée.

3) L'œuf. — L'œuf est allongé, cylindrique, un peu plus grand à l'extrémité postérieure qu’à l'extrémité antérieure. Le chorion, transparent et très faiblement coloré en gris pâle, présente un réticulum hexagonal clair sur un fond finement

pointillé (fig. 107).

B. Anatomie des larves des autres espèces du groupe.

Ayant décrit, d’une façon assez détaillée, la larve de Miltogramma punctatum, je vais maintenant considérer, en insistant surtout sur leurs caractères saillants et distinctifs, les larves des espèces voisines dont je dispose. Le plan que j'ai adopté est conforme, non pas à un système de classification actuellement en vogue, mais aux affinités révélées par la structure larvaire. Je reviendrai sur ce point dans la partie systématique du travail. Les, espèces étudiées ont été groupées dans deux séries : 1) la série des Mil{ogrammines à laquelle appartient l'espèce-type ; 2) la série des Sarcophagines, dont l’espèce-type est Sarcophaga falculata Pand. Le premier groupe peut être encore subdivisé en deux groupes de genres, le premier sousgroupe comprenant les Miltogrammines typiques, le deuxième, les genres Paramacronycha, Hélicobosca et Megerlea.

Je possède de ce genre les larves primaires de trois espèces : M. punctatum Meig. que J'ai déjà décrit, M. Germaru Meig. et M. œstraceum Fall. dont je ne puis décrire que l'anatomie externe. Les larves primaires de ces deux dernières espèces se ressemblent beaucoup par la structure ; mais elles diffèrent

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toutes les deux de celle de M, punñctatum par plusieurs détails. $

Miltogramma Germari Meig.

Stade [. — La peau est incolore et ressemble; par son revêtement à celle de punctatum (fig. XXNIIT, a) puisqu'elle est formée de côtes longitudinales aplaties, séparées par des sillons. Les régions qui portent les côtes alternent avec des bandes transversales d’écailles cuticulaires imbriquées, ovoïdes

Fig. XXVII. — #. Germari Meig. a., Revêtement cuticulaire X 900. b., organe antennaire X 1160; c., erochet latéral X 630; d.. crochet latéral de M. punctatum X 630. à

ou triangulaires, se terminant le plus souvent par un point aigu. Ces écailles recouvrent un peu moins de la moitié antérieure du premier segment, et à peu près là moitié antérieure des segments [Let IE Sur les segments suivants elles se montrent

dans les régions pleurales et sternales, sur les bords postérieur: du segment, aussi bien que sur les bords antérieurs ; de façon que sur les somites abdominaux, les côtes longitudinales de ces régions du segment sont à peine visibles. Sur la partie dorsale des somites [ à IV, et surtout sur les segments thoraciques, les points des épines sont très faiblement colorés eri brun clair.

L'organe antennaire est comme chez punctatum, mais plus allongé (fig. XXVIIL 4), à peu près deux fois plus long que large ; sa surface est légèrement granuleuse. L'organe mazillaire ressemble aussi à celui de punclatum ; il présente deux bâtonnets, l’un allongé, recourbé, l’autre court et droit, et des petites papilles dont je n'ai pu déterminer exactement le nombre. J'ai observé, en outre, un organe en cercle, sur les saillies labiales, et un autre entre la base de l’antenne et la base de la maxille. De part et d'autre de la bouche se trouve une série de côtes qui correspondent à l'éventail du stade III de punctatum. Les organes sensoriels du COAIQRe diffèrent pas par la structure de ceux de punctatum. Je n'ai pos essayé de préciser la formule sensorielle.

L'armature buccale (fig. 108) diffère de celle de punctatum par plusieurs détails. Les extrémités antérieures des crochets latéraux (fig. XXNIIT, c)ne sont pas aiguës comme chez punctatum (fig. XXVIIT, d), mais arrondies. Le sfylet médian, plus trapu que celui de punclatum, mais fortement chitinisé, présente un crochet antérieur plus long (fig. XXIX, 6) par rapport à la longueur totale du stylet, et moins fortement recourbé. L’angle que fait la tige de l’aile supérieure de la pièce basilaire avec la baguette antérieure (pièce accessoire dorsale) est ici plus obtus que chez punctatum et l'aile supérieure est plus petite que chez cette dernière espèce.

Miltogramma œstraceum Fall.

Stade [. — La larve primaire (fig. 106) ressemble en général à celle de M. Germari Meig. La peau est incolore, les côtes longitudinales peu marquées, sauf sur le côté dorsal. La tendance à la pigmentation des épines, qui se traduit, chez Germari, par le rembrunissement des points des épines dorsales des quatre premiers segments, existe plus où moins

ici, chez toutes les épines du corps, étant cependant plus marquée dans la région thoracique, où les écailles sont pour la plupart, courtes, fortes et pigmentées, sauf à la base (fig. XXX, a,c), en brun foncé. Mais c'est surtout la forme des écailles qui est caractéristique. Chez la larve de Germari, les écailles sont en général ovales, sauf aux bords de la plaque anale et de la cavité stigmatifère où elles sont plus allongées.

Fig. XXIX. — Crochet médian ; a., de la larve de M. punctatum ; b., de M. Germari; c., de M. æstraceum X 630.

Ici des écailles allongées et grèles existent sur tous les segments, surtout vers Le bord antérieur, et en particulier sur le dernier segment, où elles forment autour des régions anales et stigmatifère, une sorte de chevelure formée par des rangées d’écailles filiformes. Remarquons en passant que c’est la un caractère de certaines larves de Dextides. |

Les bandes d’épines sont ici moins larges que chez Germari, n'intéressant que le 1/5 au 1/6 de la partie antérieure du segment, sauf dans le cas des régions dorsales des segments antérieurs, où les bandes sont un peu plus larges. Chez les

segments VII, X, il existe des écailles en forme de plaques ovales, près du bord postérieur du segment.

| L'organe antennaire (fig. XXX, b) est légèrement recourbé, l'organe maxillaire ressemble à celui de punclatüm et de Germari, sauf que le plus grand des deux bâtonnets est ici un peu plus allongé et un peu plus grêle que chez les autres.

VA

Fig. XXX. — M. œstraceum. a., Ecailles du bord antérieur du premier segment, région dorso-latérale; b. antenne, deux aspects ; c. écailles du bord antérieur du premier segment abdominal, région ventrale; d, crochet latéral X 1160.

Pour le reste, la forme de l’armature buccale (fig. 112, XXIX, €, XXX, d) est à peu près la même que celle de Germari. Les légères différences dans la forme des crochets latéraux et du stylet antérieur ressortent suffisamment de nos figures.

Sphecapata. Rond. — Sphecapata conica Fall.

Stade I. — Les écailles du corps sont incolores, arrondies et petites pour la plupart, sur les segments postérieurs : plus allongées sur les segments thoraciques. La surface des segments dans les régions où il n’existe pas d'écailles porte des côtes longitudinales comme les espèces de Miltogramma.

Les chambres feutrées des stigmates postérieurs sont ici plus grêles que chez les Mi//ogramma (fig. XXXI, a).

L'armature buccale diffère du Miltogramma surtout par la

forme des crochets latéraux (fig. 109, XXXI, b) ; le crochet du stylet médian n’est pas séparé de la partie postérieure du stylet par une échancrure.

Stade IL. — Je ne dispose que du pupariuni Celui-ei est plus petit et moins dur que celui de punctatum, la cavité stigmatifère postérieure est moins profonde, à peine indiquée ; les fentes stigmatiques (fig. XXXII &) des stigmates postérieurs, au nombre de trois, sont plus courtes que chez punctalum,

Fig. XXXI.— Sphecapata conica. a Chambres feutrées; b., erochet latéral; c., organe antennaire X 4300.

et les stigmates sont plus éloignés l’un de l'autre. La forme des stigmates antérieurs (XXXII, 4) est à peu près celle de punctatum.. L'armature buccale (113) est formée sur le même plan que celle de cette dernière espèce.

La figure 110 montre la forme de la plaque épipharyngienne, et la figure XXXIL, €, celle de la plaque hypopharyngienne.

Le stigmate interne (XXXII, f) que nous avons étudié chez punctaltum, quoique construit sur le même modèle que chez

ce dernier, ne présente que quatre rayons de papilles stigmatiques, tandis que chez punctatum il en existe une dizaine. Toutefois, la taille des papilles individuelles est ici exactement, la même que chez punctatum (fig. XXXIL d, e).

Araba R.-D.

Araba tergata Coq. — La seule espèce que je possède est une espèce de l'Amérique du Nord.

Fig. XXXIL. — Sphecapata conica.a.Stigmates postérieurs ; b., stigmates antérieurs ; c., plaque hypopharyngienne X 630 ; d., papilles de la corne prothoracique de M. punctatum au même grossissement que cellesene, de S. conica X 460 : f., corne prothoracique (stigmate interne) de

S'. conica.

L'œuf et le système reproducteur de la femelle ressemblent à ceux de M. punctatum.

Stade L — La peau ne présente pas de côtes longitudinales : par contre, la surface des segments est parsemée de petites écailles incolores (fig. XXXIII, a) qui, sous un faible grossissement, se présentent comme de minuscules protubérances ; à un grossissement plus fort, on voit que la plupart

d’entre elles se terminent en une pointe aiguë, dirigée en arrière (fig XXXII, d). Les écailles n'existent pas seulement sur les bords des segments, mais sur la totalité de la surface de ceux-ci.

L'armature buccale (fig. 116) est du même type que chez celles des espèces précédentes. Les crochets latéraux (fig. XXXIII, 4) sont aigus à l'extrémité antérieure ; le stylet médian ressemble à celui de S. conica, étant seulement plus grêle et un peu plus allongé.

Quant à l'anatomie interne, je n’ai à signaler que la présence du sac œsophagien et l’absence de côtes dans le pharynx.

Setulia R.-D. — Setulia grisea Meig.

Stade I. — Le revêtement cuticulaire est composé, comme chez M. punctatum, de côtes longitudinales alternantes avec des

Fig. XXXIIT. — Araba tergata. a., revêtement cuticulaire X 395 ; b., crochet latéral; c., antenne xX 1160 ; d., crochets tégumentaires, vus de profil x 1160.

bandes d'écailles, situées au bord des segments. Tout cela présente, toutefois, chez cette espèce, des caractères un peu particuliers. D'abord, en regardant les écailles de côté, on remarque que, vues de cette façon, elles ont une forme rhomboïde, la surface de l'écaille étant très aplatie (fig. XXXIV g). Si nous regardons le tégument de face, nous pouvons y distinguer plusieurs sortes de ces écailles. D'abord, à certains endroits — sur les régions dorsales et ventrales des segments abdominaux, par exemple — il existe des écailles claviformes (fig. XXXIV a),

ou ovoïdes, entre lesquelles se prolongent les extrémités antérieures des côtes. Ensuite, sur les régions pleurales des segments thoraciques, les écailles se placent en rangées longitudinales, qui ne sont que la continuation des côtes -- comme si

on avait fait une série d’incisions parallèles transversales dans

UUU dy HUE |

Fig. XXXIV.: — Setulia grisea. a. b. c. Revêtement cuticulaire dans diverses régions du corps >< 800: d., chambres feutrées; e. antenne X 4160 ; f., bâtonnet recourbé de l’organe maxillaire au même grossissement que l'antenne X 1160 ; g. coupe longitudinale des écailles X 1160.

les extrémités antérieures de ces dernières (fig. XXXIV 4). Enfin, dans les régions pleurales des segments, les écailles deviennent tout d’un coup très larges, — deux à trois fois plus larges que longues, et les lignes longitudinales qui les séparent suivent alors un parcours sinueux ou irrégulier (fig. XXXIV c).

L'ensemble des plaques de cette région forme une aire légèrement convexe en avant ettrès convexe en arrière, recouvrant la moitié de la surface pleurale, et paraît correspondre plus ou moins à la grande saillie pleurale de M. punctatum.

Les antennes sont très petites, moins longues que le grand bâtonnet recourbé de la maxille, qui ne diffère pas de l'organe homologue des espèces que nous avons déjà étudiées (figure XXXINV ee ets7).

Les chambres feutrées des stigmates postérieurs (fig. XXXIV 4) sont allongées et assez grèles.

Quant à l’armature buccale, elle diffère de celle des armatures des espèces précédentes surtout par la forme des pièces accessoires dorsales, très allongées et très grèles (fig. 134).

Remarquons pour terminer que l'organe pleural, composé généralement de trois bâtonnets aigus, placés sur une petite plaquette, comprenait, sur l’un des segments thoraciques de l’un des individus que j'ai examinés, trois bâtonnets d'un côté et quatre de l'autre. .

Metopia Meig.

Du genre Metopia je ne possède que les larves primaires de quatre espècés, M. campestris Fall, M. leucocephala Rossi., M. lateralis Macq.. et M. argyrocephala Meig. Les échantillons de /eucocephala et de lateralis proviennent des Etats-Unis; ceux de campestris et d'argyrocephala d'Europe (!).

Metopia campestris Fall.

Stade [. — La peau de M. campestris est incolore. Dans la sculpture de la tête et du corps, cette espèce ressemble à Mi logramma punctatum. De part et d'autre de la bouche on voit l'éventail dont les côtes ont l’aspect d’une série de petites dents. Les organes antennaire, maxillaire: et labial sont du type ordinaire ainsi que les organes sensoriels et les stigmates pos-

(t) M. argyrocephala Meig. est généralement considéré comme un synonyme de leucocephala Rossi; toutelois, les larves primaires extraites d’une femelle déterminée par M. Bezzi comme argyrocephala, différent à. certains égards de celles de leucocephala d'Amérique. Je retiens donc les deux noms spécifiques . pour le moment. OCT TE DUB

RECHERCHES SUR LES DIPTÈRES PARASITES Ai

térieurs avec leurs chambres feutrées (fig. XXXV D). L'armature buccale (fig. 118) est aussi de la forme typique du groupe, ne se distinguant que par la largeur de la tige qui réunit les ailes supérieure et inférieure de la pièce basilaire et par la forme des crochets latéraux dont la partie basale seule est

Fig. XXXV. — Metopia campesiris. a. antenne X 1160; b. chambres feutrées X 325; c. crochet latéral.

pigmentée, la dent du crochet étant transparente et difficile à voir.

M. leucocephala Rossi.

Stade [. — L'œuf de leucocephala, ainsi que le système reproducteur de la femelle, ressemble à celui de M. punclälum. Cette espèce se rapproche aussi de punctatum par la forme du stylet médian de l’armature buccale. Les crochets latéraux paraissent être tronqués à l'extrémité antérieure. Au-dessus de la bouche on voit quelques épines ou crochets pointus et recourbés en arrière qui correspondent peut-être aux formations de la partie supérieure de l'éventail (fig. XXXVI et 105).

M. laleralis Macq.

Stade I. — Cette espèce ne diffère guère de M. campestris que par la forme du stylet médian de l’armature buccale, qui est un peu plus grêle que chez ce dernier. Les crochets latéraux se terminent chacun par une dent recourbée et délicate et pré-

Fig. XXXVI. — Metopia leucocephala. a. Chambres feutrées X 800 ; b. crochet latéral X 800; c. organe antennaire X 4160.

sentent chacun près de leur base — comme toutes les espèces de ce genre — une pièce chitineuse accessoire. L'éventail est composé de quatre ou cinq côtes (fig. XXXVII et 121).

M. argyrocephala Meig.

Stade [. — Les larves de cette espèce que je possède ne sont probablement pas müres, la pièce basilaire de l’armature buccale n'étant que faiblement pigmentée et le stylet médian tout à fait incolore. Il faudrait donc examiner des individus plus âgés. Pour ce qui concerne les individus dont je dispose, ces larves ne se distinguent en rien de celles que j'ai déjà décrites, sauf par le caractère du stylet médian de l'armature buccale, dont la partie antérieure du crochet est très allongée et très

grêle par rapport à la partie basale de cette région. Les crochets latéraux étant presque transparents, je ne peux pas les

b c Fig. XXXVIL. — Metapia lateralis X 800. a. crochet latéral; b. chambres feutrées X 480, c. organe antennaire X 1160.

décrire d’une façon précise. Ils paraissent être tronqués à l’extrémité antérieure (fig. XXXVIII et 114).

Retenons, en tout cas, le fait que la chitinisation des deux

EE

Fig. AXXVUI. — M. argyrocephala X 1160 antenne.

parties de l’armature buccale, la partie basilaire et intermédiaire d’une part, et la partie antérieure de l’autre, ne se fait pas en même temps; la chitinisation du stylet étant, dans ce cas, en retard sur la chitinisation de la région postérieure.

Macronychia Rond.— M. conica R.-D.

L'œuf ressemble à celui de M. punctatum. Le chorion

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présente, comme chez ce dernier, un arrangement de polygones pointillés aux bords épais et clairs.

Stade I. — Les larves de cette espèce sont très petites. Les échantillons de ma collection ne me paraissent pas tout à fait à terme ; et je ne peux rien y distinguer en ce qui concerne le revêtement cuticulaire, sauf près de la tête où 1l existe de petites écailles triangulaires et pointues. Les autres caractères sont pourtant suffisamment distincts.

L'antenne (fig. 122) est extrêmement petite et beaucoup plus surbaissée que chez les autres espèces que nous avons étudiées, étant plus comparable à celle d'une larve du stade IT de punctatum qu’à celle d’une larve primaire. Le maxille est de la forme ordinaire ; les chambres feutrées des stigmates postérieurs sont allongées et grêles ; les crochets latéraux sont assez bien développés, arrondis à l'extrémité antérieure ; le stylet médian est presque droit (fig. 119).

Pachyophthalmus B.-B. — P. signatus Meig.

Stade I. — La peau est incolore ; près de l'ouverture buccale elle présente quelques rangées de petites écailles colorées en brun ; sur le reste du corps, le revêtement. cuticulaire est formé d'aires cuticulaires ovalaires ou polygonales ; vues de profil, la plupart de ces aires sont connexes, mais sur la tête 1l y en a qui sont triangulaires, aiguës de profil. Je ne peux pas définir exactement la position de chaque catégorie de ces plaques ; je me contenterai de signaler l'existence de quelques-unes beaucoup plus grandes que les autres, disposées en une sérié transversale dans la région pleuro-ventrale. Les organes antennaire et marillaire ne présentent rien de particulier, pas plus que les stigmates postérieurs, qui sont de la forme ordinaire (fig. XXXIX).

L'armature buccale (fig. 123) ressemble, à certains égards, à celle de l'espèce suivante, Brachycoma devia, étant toutefois beaucoup plus raccourcie et plus trapue. La forme du stylet médian est à peu près la même que chez B. devia, les crochets latéraux sont bien différenciés et présentent une région basale fortement chitinisée, un crochet apical moins pigmenté, et une région intermédiaire transparente. La région inter-

médiaire de La partie pharyngienne de l'appareil ressemble, par sa forme, à celle des autres espèces que nous avons décrites ; elle présente une baguette dorsale et une baguette ventrale, beaucoup plus courte, qui s'attache en avant à la plaque de la glande salivaire. La pièce basilaire est fortement développée, très trapue, la tige qui réunit les ailes supérieures et inférieures, très large.

Fig. XXXIX. — Pachyophthalmus signatus. a. Sligmates postérieurs stade IT X 320 ; b, revêtement cuticulaire en profil, stade [; e. organe antennaire, stade I; d revêtement cuticulaire vu de face, stade I.

Stade IT. — L'armature buccale (fig. 115) ressemble à s’y méprendre à celles de S. conica et M. punctatum, dont elle ne diffère que dans la forme de certaines sclérites. Les stigmates antérieurs (fig. XL'h) sont tout à fait comme chez M. punctalum, et présentent chacun sept papilles stigmatiques, arrangées en éventail, et disposées de telle façon que le bord de l'éventail est parallèle à la ligne intersegmentaire. Les sigmates postérieurs (fig. XXXIX a) possèdent chacun trois fentes stigmatiques arrangées de la facon indiquée dans la figure ;

ces stigmates, il importe de le remarquer, n° se lfrouvrnt pas au fond d'une cavité stigmatifère, cette partie du puparium étant convexe chez cette espèce. En outre, chaque stigmate fait saillie à la surface du puparium sous forme d’un tronc de cône surbaissé. Les stigmates sont plus distants l’un de l’autre que chez M. punctatum. Les fentes stigmaliques sont petites et

Fig. XL. — Pachyophthalmus signatus stade IT. a. corne prothoracique (stigmate interne) X 320 ; b. stigmate antérieur X 460 ; c. plaque épipharyngienne.

courtes. Les s/igmales internes des cornes prothoraciques (fig. XLV a) ressemblent à ceux de M. punctatum plutôt qu'à ceux de S. conica. La plaque stigmatique est toutefois plus allongée que chez punctathiun et les papilles respiratoires plus nombreuses.

Brachycoma Rond. — Brachycoma devia, Fall.

Stade 1. — La larve est allongée, effilée vers l'extrémité antérieure (fig. 125). La peau est incolore et ne présente pas de côtes. [existe cependant sur tous les segments de petites écailles incolores (fig. XLI a). Elles recouvrent la plus grande partie de la surface du premier segment, sauf une bande étroite près du bord postérieur ; mais sur les segments suivants elles ne se

trouvent que près des lignes intersegmentaires. Sur la surface dorsale de la plupart des segments abdominaux, ces écailles sont petites ou rares ; sur chacun des segments IX et X il én existe une rangée placée sur le bord postérieur du segment. Ces écailles se dirigent en avant. Sur la surface ventrale de l'abdomen les bandes d’écailles sont plus larges, comprenant quatre où cinq rangées sur chaque segment, qui paraissent être situées en partie sur le bord postérieur d’un segment donné, en partie sur le bord antérieur du segment suivant. La plupart de ces écailles se dirigent enfavant. Elles sont

Fig. XLI. — Brachycoma devia Stade [. a. revêtement cuticulaire, face ventrale X 800 ; b. écaille du groupe pleural. vue de côté, el organe sensoriel du dernier segment X 1160; c écailles du groupe pleural, vues de face X 1160 ; d. organes sensoriels, en hautun bâtonnet, en bas, l'organe de Ke, composé de trois poils; e. chambres feutrées.

triangulaires et pointues. Enfin, la moitié postérieure de la région pleurale de chacun des sept premiers segments abdominaux porte trois énormes épines ou crochets (fig. XLT4 c) de forme très caractéristique ; ou, plutôt, une épine ventrale géminée composée de deux éléments soudés à leur base, et une épine dorsale isolée. Ces crochets se dirigent en avant, ce qui

rendrait la marche en avant très difficile pour cette larve, parait-il. Il serait done intéressant d’avoir des renseignements précis sur le comportement de cette larve. Sur le dernier segment, ces épines n'existent pas. Par contre, il s'y trouve de chaque côté trois grands poils (fig. XLI 4), chacun s'insérant au sommet d’une proémirence triangulaire. Ge sont là, sans doute, des organes sensoriels, tandis que les épines des régions antérieures sont de simples formations cuticulaires.

Les antennes (fig. 120) sont plus allongées et plus pointues que chez les autres espèces du groupe. Les s/igmates postérieurs sont de la forme ordinaire (fig. XLI +).

L’armature buccale (fig. 119) est, en somme, assez comparable à celle des autres Miltogrammines On y distingue un stylet antérieur falciforme, comme chez P. signatus, qui s’articule à sa base avec une pièce intermédiaire, divisée longitudinalement en une baguette dorsale, et une baguette ventrale qui s'attache antérieurement à la plaque du canal salivaire. Enfin, de part et d'autre de la bouche se trouve un crochet mandibulaire composé d’une pièce antérieure allongée, dont l'extrémité est pointue, et d'une plaque basilaire, placée à peu près perpendiculairement à l’autre.

B. Deuxième groupe : Paramacronychini.

Paramacronychia B.-B. Paramacronychia flavipalpis Girschn.

Stade [. — La larve de cette espèce ressemble par certains traits de son anatomie à celle de B. devia qui constitue en quelque sorte, avec P. signatus, une forme de passage entre des Miltogrammines typiques et les Paramacronychiines.

La peau de la tête est à peu près lisse : les autres somites ne présentent pas de côtes ; mais ils portent tous des rangées d'écailles incolores et triangulaires sur le bord antérieur, surtout vers le milieu de la face ventrale. Sur le dernier segment se trouvent, près de l'extrémité postérieure, des rangées d'écailles filiformes.

Les vrqanes sensoriels, très distincts, sont de la forme ordinaire ; l'organe pleural de Ken est composé de trois poils (fig. XLIT a); la position de ces organes et leurs

relations avec les autres papilles sensorielles sont à peu près comme chez M. punctatum.

L'armalure buccale (fig. 128) est d'une forme très caractéristique, qui se distingue nettement de celle de toutes les espèces que j'ai décrites jusqu'à présent. C'est un appareil autrement solide que les mécanismes délicats des Miltogrammines. Le stylet médian est ici un formidable

Fig. XL — Paramacronychia flavipalpis. Stade TL. a. Organes sensoriels de la région médiane ventrale, segment lhoracique IT (organes en cercle et organes de Keruin) ; b, revêtement culiculaire ; e chambres feutrées; d. antenne: e. région intermédiaire du squelette pharyngien.

crochet raccourci, fortement recourbé et très dur. De part et d'autre de ce crochet se trouve une plaque délicate dont les contours ne sont pas trop nets. Ces plaques représentent évidemment les crochets latéraux des Miltogrammines et ressemblent surtout aux crochets latéraux de B. devia. Les ailes supérieure et inférieure de la pièce basilaire, colorées en brun foncé, sont parallèles: La pièce basilaire se prolonge en avant par une forte tige qui se divise près de son extrémité anté-

rieure en deux parties superposées, dont la supérieure s’articule en avant avec la base du crochet médian, l'inférieure étant soudée le long de son bord ventral à la plaque du canal salivaire (fig. XLII €).

Nyctia Meig. — Nychia halterata Panz.

La larve primaire de cette espèce a été en partie décrite par D. Ken (15) sous le nom de Megerlea caminaria Meig d’après un exemplaire que je Lui ai fourni.

Stade I. —-La larve est allongée et grêle (fig. 137). La tête est lisse, sauf de chaque côté de la bouche, où il existe un certain nombre de crochets cuticulaires. Il n'existe pas de côtes sur la peau. Le bord du premier segment, juste en arrière de la tête, est renflé, et sur ce renflement il existe trois rangées de grands crochets dirigés en arrière. Le bord antérieur du deuxième segment porte des rangées de crochets beaucoup plus petits ; sur le ‘troisième segment, ces crochets existent aussi, quoique minuscules et à peine visibles. Sur les autres segments, ils sont encore plus petits et plus rares.

L'armature buccale (Gg. 129) est assez comparable à celle de P. flavipalpis. De part et d'autre du crochet médian, on voit les plaques latérales dont la forme ne diffère guère de celles de la dernière espèce. Le crochet médian, fort, grand et recourbé, est beaucoup plus allongé et plus grêle que celui de Javipalpis. La partie intermédiaire de l'appareil est fendue en avant, comme chez l'autre, en deux baguettes, dont la dorsale s'articule avec la base du crochet médian, la ventrale avec la plaque du canal salivaire. Enfin, la partie basilaire est de la même forme que chez flavipalpis, seulement, les ailes supérieure et inférieure sont plus allongées, la pièce intermédiaire moins allongée que les sclérites correspondants chez l’espèce précédente.

L'appareil reproducteur de la femelle de cette espèce, comme Panrez l'a déjà montré, est tout à fait comparable à ce que nous avons décrit pour Mi//ogramma punctatum (fig. XXVI).

Megerlea R.-D. — Megerlea caminaria Meig.

Megerlea caminaria est indiquée comme une bonne espèce par Bezz et Stein; mais, d'après M. le D' Viszeveuve qui a bien voulu me renseigner sur ce point, ce n'est là, en réalité, qu'une variété de Nyctia halterata Panz. Pour ma part, j'ai comparé soigneusement les larves extraites d’une femelle de Megerlea caminaria déterminée par M. Beza avec d'autres extraites d'un échanüllon typique de Nyctia halterata, sans pouvoir trouver la moindre différence entre ces larves

Dans le travail de Wiruisrox (08) sur les Diptères d'Amérique du Nord, le genre Wegerlea est placé parmi les Dexiides, mais la larve primaire se rapproche beaucoup plus des Sarcophagines par la structure. D'autre part, comme nous l’avons vu. la forme de l'appareil reproducteur chez la femelle de Nyctia halterata — Megerlea caminaria correspond parfaitement à celle que Pon trouve chez les autres Sarcophagides.

Helicobosca Bezzi. — Helicobosca muscaria Meig.

La larve primaire et le système reproducteur de la femelle adulte de cette espèce, qui vit aux dépens d’escargots, ont été décrites par Nigisex (') dans une courte note accompagnée d’une figure d'ensemble et d'une figure de l'appareil buccal.

Stade [. — La larve au stade primaire est très grande, aussi grande que beaucoup d’autres larves au stade IT ou même au stade [II Chez les deux femelles adultes que j'ai disséquées, je n'ai trouvé qu'une seule larve mûre dans l’abdomen.

La peau est très épaisse, incolore, et, sauf sur les régions spinifères, ne présente rien de particulier. Toutefois, sur le bord antérieur de tous les segments il existe des rangées d’épines noires, fortes, allongées, dirigées en arrière (?). Dans la bande du troisième segment, j'ai compté une quinzaine de rangées. Sur les bords antérieurs des segments V à X, la bande antérieure est interrompue sur le côté de la larve, de façon à

{t) Saerrayk af. Vinensx. WMedd. fra Dansk. naturhist. Foren. Bd. 68.

@) Sur le premier segment les épines n'existent que sur la région ventrale du bord antérieur ; ou, plutôt, les épines dorsales existent, mais elles sont à peine visibles, étant incolores.

isoler une petite aire spinifère pleurale. En outre, sur les segments abdominaux il existe; sur la face ventrale, un peu en arrière de la bande antérieure d'épines, une paire de saillies spinifères. Les saillies du premier segment abdominal s ’appliquent contre le bord antérieur du segment de façon à interrompre les rangées de crochets qui entourent le corps. Les saillies portent des épines sur la moitié postérieure seulement et la région spinifère s'élève sur la saïllie comme une fausse patte sur le moignon qui la porte. Sur les bords de cette aire spinifère les épines sont courtes et trapues; mais sur le milieu se trouvent quelques rangées d'épines énormes. La disposition sur le segment suivant est à peu près la même ; seulement, les rangées antérieures d'épines se rejoignent dù côté antérieur

Fig. XLIIL. — Æelicobosca muscaria, a.b. organes sensoriels en bâtonnet et en cercle et organe de KeiziN composé de trois longs poils. a, X 320, b, X 460; c. antenne X 460.

des saillies. Enfin, les épines de ces saillies sont encore plus fortes que sur le premier segment. Sur les segments suivants, la taille des saïllies et des épines des fausses pattes diminue progressivement. Autour de la cavité stigmatifère se trouve une couronne d'épines et il en existe une petite plage de chaque côté de la plaque anale.

De chaque côté de la bouche partent deux profonds sillons, presque fermés par le rapprochement de leurs bords.:Ces sillons correspondent à l'éventail de M. punctatum. Les organes sensoriels ne présentent rien de spécial. L'organe pleural de Ken, composé de trois poils, est situé au fond d’une dépression dans la cuticule (fig. XLII a, c).

Les s/igmates postérieurs présentent chacun deux fentes

(fig. 133); Les chambres feutrées sont courtes et larges comme celles d’une larve au stade [Il chez d'autres espèces. Les stigmates se trouvent au fond d'une cavité stigmatifère pouvant être fermée par le rapprochement des bords.

L'appareil buccopharygien (fig. 124) ressemble à celui de M. caminaria. De chaque côté du crochet médian antérieur se trouvent les deux plaques disposées en L, comme chez beaucoup d’autres espèces du groupe. La plaque antérieure a la forme d'un fort crochet; seulement, la dent du crochet, au lieu d’être formée, comme d'habitude, par l'extrémité antérieure de la pièce en question, s'élève ici du milieu du côté ventral de cette baguette. Le crochet médian, plus solide que celui de M. caninaria, présente en avant une prolongation claviforme et aplatie de sa partie basale. La plaque de la glande salivaire, au lieu d’être libre comme chez M. caminaria, est ici soudée à la face intérieure des pièces qui portent le crochet médian. Enfin, l'articulation dans l'appareil ne se fait pas ici comme chez f/avipalpis, entre la partie intermédiaire de l’appareil et la base du crochet, mais entre le bord antérieur de la pièce basilaire et l'extrémité postérieure de la courte région intermédiaire. Les ailes supérieure et inférieure de la pièce basilaire sont étroites, droites, de longueur égale, et l'angle antéro-supérieur de l’aile supérieure est arrondi.

L'appareil reproducteur de la femelle adulte de cette espèce a été décrit et dessiné par Caozopkovsxy (09). D’après son dessin, l'utérus n'est pas cordiforme mais cylindrique, et l’oviducte ne s'attache pas à la base de l'utérus, mais à son sommet. L'appareil reproducteur diffère donc de celui de tous les autres Sarcophagines que j'ai examinés. Toutefois, avant de se prononcer définitivement sur les affinités systématiques de cette mouche dont la larve présente, en somme, une assez grande ressemblance avec P. flavipalpis et N. hallerata, 1 conviendrait d'examiner Vl’appareil reproducteur à un stade un peu plus avancé que celui dont s'est servi CHoLonkovsky pour faire le dessin donné par lui.

Larve inconnue parasite d'un escargot

Stade IE. — Dans la coquille vide d’un petit Æelir poilu, que j'ai ramassé dans le jardin de l'hôpital naval à Haslar (Angleterre) en avril 1917, j'ai trouvé un puparium renfermant une pupe blanche, légèrement recourbée par suite de sa position à l'intérieur de la coquille. Malheureusement, cette pupe a été écrasée et j'ignore à quelle espèce elle appartient. J'estime, cependant, qu'il y a intérêt à donner ici une description brève des caractères larvaires de cette espèce, tels que les révèle un examen du puparium.

Au-dessous de l'ouverture buccale existe une plaque de fortes épines pigmentées en brun clair (fig. 139). L'armature bucco-pharyngienne (fig. 178) est allongée, avec une articulation, avant et une autre en arrière de la pièce intermédiaire. La plaque épipharyngienne est de la forme indiquée dans le dessin (fig. 130). Les ailes de la pièce basilaire sont allongées, étroites et parallèles. L’angle antéro-supérieur de l'aile dorsale proémine un peu en avant.

Les stigmates antérieurs portent une douzaine de papilles stigmatiques, mais au lieu d’être arrangées, comme chez toutes les Sarcophagines que j'ai étudiés jusqu'à présent, en forme d’éventail dont le bord est parallèle à la ligne mtersegmentaire, ces papilles sont disposées en croissant ou en cercle interrompu autour de l'axe de la chambre feutrée ; l'interruption dans la série a lieu en arrière de celle-ci. L'ensemble constitue sur le puparium une petite plaque ronde, surbaissée. Il faut aussi remarquer que les clapets du puparium, au lieu d'être, chacun, de la forme de la surface d'un quart de sphère, ont ici un contour moins régulier.

L'extrémité postérieure de la larve, fortement recourbée dans le sens ventral, dimimue progressivement et assez rapidement de diamètre dans cette région. Elle se termine par une saillie ovale sur laquelle sont placés les stigmates postérieurs, composés chacun de trois petites fentes stigmatiques ovales. Du côté dorsal de la saillie stigmatifère se trouvent encore deux saillies arrondies placées côte à côte; et enfin, juste en dehors du bord latéral de chacune de ces dernières, se trouve une

pétite saillie à bord crénelé. Vue d'en haut, l'extrémité postérieure 6st bifurquée; au bout de chaque moitié se trouve l'un des stigmates postérieurs.

Comme on le voit, la structure de cette larve ne ressemble pas à celle des espèces du groupe que nous étudions. Je ne l'ai décrite qu'à titre de document, à cause de son intérêt au point de vue biologique.

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