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VIII. — ÉGRANS DE FER

Dans le cas des écrans de fer, les expériences sont plus complexes, puisqu'il faut se préoccuper non seulement du rôle de la fréquence, mais encore de celui de l'intensité

du champ employé.

1° Expériences avec le tore.

L'écran étant constitué par un tore creux, on ne peut opérer, comme dans les expériences précédentes, en se servant toujours de la même bobine magnétisante, successivement avec et sans écran. J'ai donc divisé les mesures en deux parties, en employant loujours la même bobine secondaire ; dans la première partie, cette bobine était placée à l’intérieur du tore creux, recouvert lui-même d’une bobine magnétisante; dans la deuxième, elle était

contenue à l’intérieur d’une nouvelle bobine aussi iden- M. 5

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tique que possible à la précédente, maïs sans interposiüon de fer.

Le tore en fer a été fait en deux morceaux égaux; sa section était un cercle de 2°°,87 de diamètre, et sa circonférence moyenne avait environ 14° de rayon. Il était formé d’une lame de tôle de 1" d'épaisseur, travaillée à chaud et brasée suivant une génératrice. La bobine secondaire était enroulée sur un noyau de caoutchouc, de sorte qu’on pouvait la glisser dans les deux morceaux du tore; ceux-ci rapprochés au contact, furent soudés ; deux petits trous avaient été ménagés pour laisser passer les fils de Ja bobine secondaire, qui occupait toute la longueur de la cavité intérieure. Sur le tore était enroulée la bobine magnétisante.

Avec l’appareil ainsi disposé, trois séries d'expériences furent faites; dans les deux premières, on opéra à fréquence constante (N = 38 et N — 70) et à intensité variable; dans la troisième, à intensité constante et à fréquence variable.

Ces expériences terminées, l’anneau fut défait, et la même bobine secondaire recouverte de papier paraffiné jusqu'à ce qu'on obtint un nouvel anneau ayant aussi exactement que possible les dimensions du tore en fer employé précédemment; on le recouvrit d’une bobine semblable à celle du premier appareil; les trois séries d'expériences furent alors reprises, l’intensité du courant primaire et sa fréquence étant les mêmes que dans les premières ; il était facile d'amener exactement l'intensité à la valeur convenable ; pour la fréquence, lorsqu'il y avait un petit écart, on corrigeait le résultat en s’appuyant sur ce que la déviation de l’appareil de mesure est proportionnelle, pour une même intensité, au carré de la fréquence.

Les bobines magnétisantes étaient formées de quatre couches de fil fin (1"" de diamètre) et d’une couche de

gros fil (2%), Malgré les précaulions prises, les nombres de spires des couches correspondantes n'étaient pas tout à fait les mêmes : :

Première bobine.

Deuxième bobine.

RTS MID T3 4

soit, pour la première,

ÊTIA—= AT — 191111 00 1 89,7 :9 et pour la deuxième 2/4 ATRA— AT ee — 340,05.

Dans les expériences de comparaison, on ramenait le

courant à une valeur telle que celle de 47m, à fût la même que dans le premier cas:

, 1° Znfluence de l'intensité du champ. — Elle est résumée dans les deux Tableaux suivants, où les quantités H,, sont les valeurs maximum du champ périodique, en unités C.G.S., calculées par la formule H,— 4rnii, au moyen des indications de l’électromètre, en admettant que le courant est exactement sinusoïdal :

Ne==70, NS H <e H V4 mr (] m Ô 0,99 0,740 2,16 0,781 16:90 0,722 4,26 0,64 1, 89 0,683 6,91 0,581 3,24 0,592 10,9 1422 5,04 0,500 17,98 ,934 7 00 0,425 2,250 291 14,7 0,370 20097 0,455

36 CH. MAURAIN.

Les courbes construites au moyen de ces résultais (fig. 7) montrent que la protection passe par un maxi-

His:

mum, qui correspond à peu près à la même abscisse dans les deux cas. D’après ce que nous avons vu plus haut, cette valeur de H,, doit se trouver au delà de celle pour laquelle la perméabilité est maximum. Pour le vérifier, J'ai déterminé la courbe de perméabilité par la méthode balistique, au moyen d’une couche de fil très fin qui avait été enroulée directement sur le tore; en désignant par H le champ, par S la surface de la section intérieure du tore et s la surface de la section du fer, le flux d’induction coupé par les 2 spires du fil est

p=n(S+us)H.

Le galvanomètre balistique était étalonné de la façon suivante : le circuit reliant la bobine de mesure au galvanomètre comprenait une deuxième bobine, cylindrique, placée dans la région centrale d'une bobine longue, et concentriquement à celle-ci; un courant d'intensité con-

nue produisait dans cette région un champ très sensiblement uniforme, la longueur de la bobine étant de 1",15 ei son diamètre de 4°*,9; des constantes des deux bobines et de l'intensité du courant on pouvait déduire la valeur du flux à travers la bobine auxiliaire, et étalonner ainsi le galvanomètre. Celui-ci était un galvanomètre Thomson, dont la durée d’oscillation complète avait été amenée à dix secondes, et qui se trouvait dans une pièce éloignée de celle où étaient les bobines et le rhéostat permettant de faire varier le courant magnétisant.

Avant les mesures, le tore avait été désaimanté par un courant alternatif d'intensité progressivement décrois-

sante.

HPPR CES OL 20 GNRT 004 0275008000. 617 nés Elo s Etre te 618 735 858 1066

Reed A 00000010 8,21 TOPITRTOE 07 HÉbee dec etes 172 1197 1033 908 77

On voit que le maximum de la perméabilité est atteint avant le minimum des courbes précédentes, comme on devait s’y attendre (!).:

2° Influence de la fréquence. — Dans ces expériences l'intensité du courant alternatif était maintenue constante, la valeur correspondante de H,, étant 4,87. Voici les

nombres obtenus

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