‹ Recherches sur les écrans électromagnétiques et l'influence de la fréquence sur l'énergie dissipée dans l'aimantationChapitre 25 sur 35 · III. — RÉSULTATS · texte numérisé non relu

III. — RÉSULTATS

Les noyaux magnétiques employés avaient la forme d’anneaux; l’un d’entre eux était un tore plein à section circulaire; les autres étaient constitués par des fils de fer recuits ayant respectivement pour diamètre moyen 2", 68 ; 10,07; 0,5; et 0"",2; ces fils étaient d’abord empaquetés, puis plongés à plusieurs reprises, sans être serrés, dans de la parafline très chaude qui restait en couche mince sur les fils; on les réunissait ensuite en les noyant dans la paraffine, et l’on donnait à la section la forme d’un rectangle arrondi ; ces précautions évitaient des contacts assez suivis pour que des courants d’induction pussent se propager entre les fils.

Lorsqu'on passe d’un noyau à l’autre, la division de la masse magnétique augmentant, l’influence des courants de Foucault se fait de moins en moins sentir, et Les résultats tendent vers ceux qui correspondraient aux phénomènes magnétiques seuls.

Interprétation de l'aire des courbes obtenues en portant en abscisses l'intensité du courant primaire et en ordonnées le flux d'induction totale. — L’aire de ces courbes représente la somme des quantités de chaleur créées par la variation même de l’aimantation et par l'effet Joule des courants induits. En effet, le flux d’induction total peut être considéré comme la somme de deux parties, Pune d’elles étant le flux d’induction dû aux courants induits dans le noyau; en désignant par 7 l’in-

RECHERCHES SUR LES ÉCRANS ÉLECTROMAGNÉTIQUES. DQ

tensité d’un courant induit particulaire, el par M le coefficient d'induction mutuelle du courant primaire £ et du courant particulaire /, on aura

p=V+>zME.

D'ailleurs, la différence de potentiel électrique qui existe à un moment donné entre les deux extrémités de la bobine magnétisante est TL Gé dt r désignant la résistance de cette bobine; l'énergie dépensée entre ces deux points pendant le temps dt est ei de,

et, pendant une période,

À £ = À & Le re L rèdt+ fl as f rëdi+ f je dt :

En remplaçant do par sa valeur

do = db +2 M dx, on obtient L À .

E= f rèa+ f idy+s f Miar.

Cette somme comprend : 1° l’eflet Joule du courant primaire, représenté par le premier terme; 2° la quantité de chaleur créée dansAa variation de l’aimantation, représentée par le deuxième terme ; 3° l’elfet Joule des courants

induits, représenté par le troisième terme. L'aire des à courbes précédentes représente qe i de et comprend ainsi les deux derniers termes (!).

(!) On peut vérifier directement que le troisième terme représente bien l'effet Joule des courants induits. Il suffit pour cela de montrer que

T T ÿr LEE ;L M ëdi', 0 0

en désignant par #! la résistance du circuit parcouru par le courant

60 CH. MAURAIN.

Les courants induits non seulement produisent par euxmêmes un eflet calorifique considérable, mais modifient de plus la valeur de l'effet calorifique de la variation de l’aimantation; ils exercent en effet une action protectrice que nous avons étudiée dans la première partie de ce travail, de sorte que le champ et par suite l’induction varient dans la section de chacun des fils; d'autre part, tou- Jours par suite de l’action des courants induits, le champ en un point de la section est en retard sur le champ

particulaire &'. Appelons L' la self-induction de ce circuit. On montre facilement (MascarT, Æ1. et Magn., t. I, p. 615) que, si le courant primaire est de la forme £ — I sinwt, le courant secondaire est représenté par & = l' sin (wé — x), avec les relations

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