‹ Recherches sur les effets de la saignée dans quelques maladies inflammatoires, et sur l'action de l'émétique et des vésicatoires dans la pneumonie (volume 2)Chapitre 6 sur 27 · CL · texte numérisé non relu

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aucun des ças où celle-ci fut pratiquée dans les. quatre premiers jours de Ja maladie. Elle augmenta généralement, au contraire, pendant. les douze ou vingt-quatre. heures, qui suivirent; et sa durée moyenne, ordinairement:proportionnée, à celle de la maladie, fut de six jours, chez les sujets saignés dans les quatre premiers; de huit et une fraction, chez ceux dont la veine ne fut ouverte que plus tard. Elle céda plus promptement à la saignée locale qu'à la saignée générale.

La durée moyenne des crachats visqueux, rouillés, ou marmelade d’abricots, et demi-transparens , Xaria comme celle de la douleur, ou à-peu-près: étant de cinq jours chez les sujets saignés dans les trois premiers, de six chez ceux qui le furent dans les trois suivans, de sept dans les cas où la saignée fut faite du septième au neuvième Jour inclusivement. |

Le caractere des crachats devenait plus Sail, lant après la saignée, dans la majeure partie des cas où elle fut pratiquée à une époque voisine du début. Il s’effaçait, au contraire, et il devenait beaucoup moins évident, le lendemain de l'émission sanguine, dans ceuxiou elle avait été prescrite à une époque éloignée. Ce qu'on.,ne peut expliquer, ce me semble, que parce que la maladie touchait à son terme naturel dans. ce

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dernier , et qu’elle en était plus ou moins éloignée dans les autres. Fait important, quiexplique la différence des effets de la saignée dans des circonstances qui ne sont semblables qu’en apparence, et qui indique, avec beaucoup d’autres du même genre, qu’on ne jugule probablement pas les inflammations, comme on le croit assez généralement.

Pour ce qui est de la crépitation , de la résonnance de la voix, de l’égophonie ou de l'obscurité du son de la poitrine, leur durée ordinaire variait comme celle des symptômes précédens; et elles furent encore plus prononcées, pendant un ou plusieurs jours après la premiere saignée, qu’elles ne l'avaient été jusque-là; quand cette saignée fut faite peu après le début : tandis qu’elles diminuérent rapidement après la première émission sanguine, quand celle-ci eut lieu plus tard; au moins dans la majorité des cas.

L’accélération du pouls persista encore quatre, cinq, six, sept Jours et plus, après la premiere saignée, quand elle fut faite du premier au sixième jour de l'affection. Quelquefois même, elle augmenta d’un jour à l’autre entre, deux émissions sanguines. L'effet de la saignée sur le pouls paraissait plus marqué, quand on la pratiquait au-delà du terme indiqué. C'est-à-dire

(21) que dans un assez grand nombre de cas de cette espèce, le pouls devenait calme, trois jours après l'ouverture de la veine; bien plus rarement après quatre à cinq jours. Ce qui tenait, à n’en pas douter, comme je l'ai dit pour la matière de V expectoration, à ceque dans ces derniers cas les saignées avaient été faites à une époque voisine de éd où le pouls, d’après la marche,naturelle de la maladie, devait reprendre son calme habituel

Commela vitesse du pouls, la chaleuret lessueurs ne diminuérent promptement, après les émissions sanguines que quand celles-ci eurent lieu à une certaine distance du début. Les sueurs persistérent plus que la chaleur, et eurent une durée proportionnément plus considérable que les autres symptômes, chez les sujets qui ne furent - saignés, pour la première fois, que six jours après le début de l'affection.

Ainsi, l’étude des symptômes généraux et locaux, la mortalité et les variations de la durée moyenne de la pneumonie, suivant l’époque à laquelle les émissions sanguines furent commencées ; tout dépose des bornes étroites de Putilité de ce moyen de traitement, dans la pneumonie. En obtiendrait-on de plus grands résultats, si, comme c’est assez d’usage en Angleterre, on portait la première saignée des. pneumoniques jus-

qu’à la syncope ? Cette pratique mérite d’être éprouvée ; mais son grand succès me semble douteux ; vu que plusieurs des malades dont j'ai recueilli l’histoire et qui ont succombé, furent assèz lârgement saignés, entre ne + dont la premjère évacuation sanguine eut Heu’le pre- ‘mier jour de l'affection, ét qui n'en mourut pas moins le sixiéîne; la veine ayant été ouverte cinq fois, etla quantité de sang perdue, de douze à seize onces chaque fois. ”

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