AVANT-PROPOS. XV
intermédiaires dont les travaux mériteraient d'être mieux connus, aux Etats eux-mêmes qui veillaient à tout, s'occupant des plus petits détails. La plupart des questions que nous voyons soulever dans nos Assemblées politiques, ils les ont étudiées, discutées, quelquefois même résolues.
Les rapports qui nous ont été conservés sur les finances, les routes, le commerce, l'agriculture, ne le cèdent en rien aux meilleurs de ceux que nous pouvons lire dans nos journaux officiels.
Les questions plus spéciales, telles que l'extinction de la mendicité, les colonies agricoles, les encouragements à donner à l'industrie, aux lettres, aux sociétés d'agriculture, sont traitées avec une supériorité incontestable, et bien des administrateurs de nos jours pourraient encore y trouver d'utiles enseignements.
L'organisation même de ces Etats n'indiquait-elle pas un grand fonds de prudence et de sagesse ? Si la noblesse y avait un très-grand nombre de représentants, où était l'inconvénient sérieux, puisqu'on n'y votait que par ordre? En outre, ces gentilshommes cultivaient souvent eux-mêmes leurs terres et représentaient en partie, du moins, les campagnes. Aussi, ne comprend-on pas Le Chapellier venant dire devant l'Assemblée constituante : « G est à la fois insulter à la raison et frauder le vœu du peuple que de demander une Assemblée des anciens Etats de Bretagne. A-t-on donc cru que nous ne dirions pas ce que c'est que ces