ROSE
En effet ce chimiste a montré que lorsqu'on chauffe un carbonate alcoolique symétrique dérivant d’un certain alcool avec un autre alcool de poids moléculaire plus élevé, l'alcool de condensation en carbone moins élevée estsaponifié, etilse forme le carbonate de l'alcool le plus riche en carbone. Ainsi à l’ébullition 1l se passe la transformation exprimée par l'équation :
POCHE : de O0 ET COX ex 2 CSH'OH — COK Oct
+ 2 CHOH.
Cette échelle de réaction des différents. alcools est d'autant plus intéressante à considérer qu’elle est de sens opposé à celle des alcools sur les chlorocarbonates. En effet j ai montré plus haut que cette éthérification des chlorocarbonates exige, pour se faire, le concours d'une élévation de température d'autant plus forte que l'alcool a un poids moléculaire plus élevé.
Toutes ces remarques s'appliquent aux alcools monoatomiques de la série grasse, mais non point à l'alcool benzylique et à la glycérine. En effet l'alcool benzylique agit d'une façon absolument spéciale, de telle sorte que dans les conditions où les alcools gras donnent des carbonates mixtes, il ne donne qu’un carbonate alcoolique symétrique COR a ne Il semble que cet alcool ne puisse attaquer le carbonate phénolique que par ses deux fonctions éthers simultanément. Ainsi Je chauffai 42“ 8 de co . avec 200 ‘* d'alcool benzylique, soit à l’ébullition (2060),
pendant six heures, soit à 120° pendant quarante-huit
RE E ur #1
heures ; j'oblins une (ransformalion presque totale du carbonate de phényle avec production d’un corpsliquide qui passa à 2030-210° sous 20"" et qui fut caractérisé comme étant du carbonate de benzyle symétrique.
Analyse :
NOTICE ONE PAPE POS 053653 Acide carbonique RM AT EN 09999 LOFT RESTE en NERF EE CR 051955 Soit en centièmes : | - ; | C. 74,33 lrouvé | Ho Calculé pour C# Hi O: | s ae
Densité to d 1;1790.
Indice de réfraction pour la raie D, à + 16°,1 Ho t-9 170.
En outre, j'ai vérifié que l’éther ainsi obtenu, saponifié par la soude caustique à l'ébullition, ne donne que du carbonate de Na etde l'alcool benzylique, mais point de phénol.
En chauffant le carbonate de phényle et l'alcool benzylique avec précaution, pour tâcher d'obtenir l’éther OC C° H° OC? Ce
Quant à la glycérine, elle est absolument sans action,
mixte, je n'ai jamais obtenu que CO<
au moins au-dessous de sa température de décompositon, sur le carbonate de phényle : après une chauffe de quatre jours à l’ébullition de la glycérine, j'ai retrouvé absolument inattaqué le carbonate de phényle, qui est du reste très peu soluble dans cet alcool.
On remarque cette manière d'agir de chacun des
AL eme
QE
ee alcools que j'ai cités, si l'on cherche à effectuer cette transformation en carbonates mixtes alcooliques phé noliques, soit en présence des différentes bases, soit aux dépens des carbonates des divers phénols.
A.— Ainsi, J'ai fait réagir sur un même poids de carbonate de phényle 42%8 (1 mol.), une solution de 328 de pyridine dans 200% des différents alcools. J'ai constaté que les réactions, qui se passent alors plus vite qu'avec les alcools seuls (le rôle des bases étant d'activer la transformation), que ces réactions, dis-je, se font d'autant plus rapidement que le poids moléculaire de l'alcool est plus élevé, Dans les condilions que je viens de décrire, après vingt-quatre heures de chauffe à 80°, j'ai obtenu les résultats suivants :
3. © : © Er Een || a S DT SR CAS TE Croce ner £ FES 3 $ £a ALCOOLS | 3 = £ 5 ALCOOLS LRSE Er ie AND 4 JO A de Fe || EM) = Q A donne ARS RTNr £ S &œ EST £ = = = g = E 5 S 5 = ® ©] © Méthanol.| 12 o/o |Isobutylique primaire . . .| 41 w/o Ethanol .| 27 o/o |Isoamylique primaire inactif .| 47 o/o Propanol .| 34 o/o |Isopropylique secondaire . .| 36 o/o Butanol. .| 43 o/o |Isobutylique secondaire . .| 42 0/0 Pentanol..|,40-0/0o4Allyhiquessse. cr 30 1016 Héptanol. 5850402 Glycérines "00/0 mr AN ant Octanol. .| 61 0/0
B. — En présence des bases énergiques comme la pyridine ou la quinoléine, les alcools de condensation en
| ne
carbone inférieure à C#, chauffés à une température de 120° avec le carbonate de phényle ne donnent que des carbonates mixtes et pas de carbonate dialcoolique. À partir du terme en C‘, dans ces conditions, les alcools transforment l’éther phénolique en carbonate alcooli-
que symétrique, sans donner d'éther mixte.
C'est ainsi que 20ot®e d'alcool isoamylique chauffés à 122° (ébullition) avec 4248 de carbonate de phényle et 328 de pyridine, donnent après quarante-huit heures une transformation de presque tout le carbonate de phényle en un éther liquide, bouillant à 228 sous la pression ordinaire et caractérisé comme étant
sHY# COCG6 mr Analyse :
DER ri Se 082200 ACIdE Carhponique. 2 Me Nr0 0522 Ro LL, VIS MERS GES SE
Soit en centièmes.