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REVUE CRITIQUE DE QUELQUES GENRES

Nous avons dit plus haut que des circonstances particulières nous avaient obligé de multiplier nos recherches et d’expérimenter des marnes en quantité exceptionnelle : dans une première excursion que nous avons faite à Fontoy, nous avons pris un échantillon de marne sur le talus externe de la gare et provenant du creusement du sol pour la construction de la station ; le résidu s’est montré uniquement formé de débris d'ophiures, accompagnés de quelques rares foraminifères ; une seconde prise de terre provenant de l’intérieur de la gare et au niveau du rail contenait, à

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l'inverse, un grand nombre de foraminiféres et quelques rares débris de rayonnés.

La grande différence qui existait entre ces deux échantillons de marné et notre désir d’être éclairé sur la valeur des espèces que nous avions recueillies, nous ont porté à renouveler nos expériences et à faire un appel aux bons offices de M. le docteur Chollot, qui eut l’obligeance de nous envoyer deux caisses de marne : leur examen, loin de porter quelques lumières sur notre étude, ne fit, au contraire, qu’ajouter à notre perplexité sur la fixité des espèces, en ce que nous en vimes le nombre infiniment s’accroître, et que nous ne retrouvions que fort peu d'échantillons appartenant aux coquilles antérieurement observées.

Nous venions de terminer ces recherches, lorsque M. Piketty, dont nous avons déjà eu l’occasion d’apprécier l’obligeance lors de nos études liasiques, nous remit quatre échantillons de marne pris à diverses hau teurs dans le talus qui s’appuie contre le premier pont de passage. Cet apport, comme les précédents envois, loin de résoudre les difficultés inhérentes à la spécification des espèces, en ajoutèrent d’autres, en ce qu’une couche produisit un grand nombre de fossiles à l’état de moules et appartenant à des genres que nous n’avions pas encore rencontrés dans la localité.

Dans l'impossibilité où nous nous sommes trouvé de classer une grande quantité de fossiles dont nous ne connaissions ni la forme exacte ni les ornements, nous avons dû faire une nouvelle excursion à Fontoy, et, cêtte fois, nous avons établi une coupe régulière du talus en prenant des échantillons à un mêtre de distance les uns des autres; soit onze échantillons dont l’examen hous a donné une certaine quantité des coquilles cherchées, et encore une autre partie de fossiles nouveaux.

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Ce talus peut être divisé en deux parties très-distinctes et à peu près égales : l’inférieure, colorée en bleu, contenant du sulfure de fer et des cristaux de chaux sulfatée, est très-riche en fossiles microscopiques; la supérieure est jaunâtre , contient également des cristaux de chaux sulfatée, mais en moindre quantité que l’inférieure et sans aucune trace de sulfure, et se montre très-pauvre en fossiles.

Enfin, pour ne conserver aucun regret de n’avoir pas poussé l’investigation jusque dans ses dernières limites, et aussi pour obtenir l’ensemble des types munis de leur test et de leurs ornements, il nous est resté à opérer une dernière prise de marne dans la partie inférieure du talus, les échantillons devant se suivre de bas en haut, à un demi-mêtre de distance les uns des autres.

Nous avons eu à analyser quatre échantillons qui, dans leur ensemble, ont donné une série d’espèces nouvelles, ainsi que des types dont nous ne possédions que des variétés, ou, à l'inverse, des variétés se rapportant à des types déjà connus.

Les foraminifères de cette partie inférieure montrent la plupart de leurs loges remplies de sulfure de fer, et par un trés-fort grossissement, on peut, dans un espace d’un dixième ou d’un vingtième de millimètre, reconnaître des géodes tapissées de brillants cristaux cubiques.

Nous avons exposé avec quelque détail l'historique de nos études, et nous avons voulu montrer ainsi com-

“bien il faut employer de temps, apporter d’attention, el nous dirons presque d’obstination dans la recherche des infiniment petits, pour arriver à pouvoir établir des faits que nous considérons comme trés-importants : les lois de détail sur la stratigraphie et la connais-

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sance exacte des faunes, en rapport avec nos mers actuelles et la station des animaux à différentes profondeurs.

Ces recherches multipliées, exercées avec soin et appliquées à l’étude d’une coupe dans tous ses détails, ont donné, en somme, des résultats tellement remarquables et exceptionnels, qu’ils nous ont permis, d’une part, de considérer le fullers comme une assise distincte, parfaitement caractérisée par sa faune; et, d’une autre part, de la comparer au terrain crétacé pour la réunion des genres, et au terrain tertiaire pour l’ensemble et la variété des espèces.

Dans tout l’ensemble de la faune äu fullers, nous n’avons pu trouver aucun fossile identique à ceux que nous avons reconnus et décrits pour le lias; les fossiles qui accompagnent ordinairement les foraminiféres, les

bryozoaires, les radiaires (oursins, astérias , ophiures,

etc.), les entomostracées, ont tous changé de caractères. Dans notre étude sur le lias, nous n’avons eu à constater, jusqu’à présent, aucune ancmalie fondamen-

tale, et tous les fossiles sont venus successivement se

ranger dans les familles et les ordres que le système de classification leur assignaït; les genres se sont montrés parfaitement délimités et ne nous ont offert que fort peu d'observations à produire sur leur spécification.

Il n’en est pas de même pour la formation oolithique, où non-seulement la réunion des genres perd son caractère de faune jurassique pour prendre celui d’une faune crétacée, mais encore où quelques genres présentent une grande instabilité dans leurs caractères distinctifs ; ils montrent soit des dégénérescences, soit des modifications qui, par gradations insensibles, deviennent finalement si profondes que la classification des fossiles est rendue impossible ; les limites caracté-

ristiques qui séparent certains genres sont dépassées. eton ne peut plus établir le point exact de séparation, où un genre cesse et où un autre commence.

Pour nos premières publications sur les foraminifères de l’oolithe, nous n’avons, en raison de leur abondance et leur extrême variété, à nous occuper que de deux genres, les marginulines et les cristellaires, qui présentent plus spécialement un caractère de dif. ficulté dans leur spécification; ils nous obligeront à entrer dans une discussion sur la manière dont ils ont été spécifiés et comment quelques auteurs ont classé les différentes espèces qui ont été publiées ; nous aurons

à étudier, en même temps, les diagnoses établies, et nous Y apporterons des modifications, si ce n’est profondes, du moins nécessaires, en recherchant de nouveaux caractères, susceptibles d'une application générale et absolue.

L’instabilité des espèces est inhérente, non aux ornements plus ou moins simples ou compliqués, mais bien à la forme générale des coquilles et au mode d’agencement des loges, caractères qui ont servi de base à la classification. Déjà, en traitant des marginulines du lias, nous avons eu à signaler les variétés qui se sont produites dans la plupart des espèces de ce genre; dans le système oolithique, ce genre présente une instabilité de caractère poussée, dirons-nous,. à l’extrême et jusque dans ses dernières limites. A chaque fois que nous avons rencontré une coquille à forme nouvelle, quels que soient ses ornements, nous l’avons dessinée; et, certes, il est impossible d’attribuer à l'imagination, même la plus féconde, la faculté d'inventer ces inépuisables variétés ; il faut de toute

nécessité, suivre les modèles que nous fournit la nature.

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« En créant des espèces, la nature n’a pas voulu;

sans doute, que tous les individus restassent invariables. L'observation la plus facile, la plus vulgaire, suffit d’ailleurs pour le démontrer. Jusqu'à quel point la variabilité est-elle possible dans les espèces? C’est là, certainement, ce qu’il faut établir avant de pouvoir donner une bonne définition, puisque cette définition sera toujours subordonnée à la loi de variabilité qui aura été trouvée et démontrée par lobservation. Si, dès l’origine, les observations sur les espèces ont été incomplètes ; si elles ont constamment manqué d’une bonne direction, les naturalistes commencent enfin à s’apercevoir qu'il ne faut rien négliger dans l'étude des êtres organisés et qu'il faut rassembler, pour les comparer, les espèces dans leurs diverses modifications individuelles; car ils ont senti, non-seule-

ment qu'il élait nécessaire de savoir qu'une même |

espèce peut présenter, au même âge, des individus de diverses tailles, mais il fallait aussi constater que ce n’était pas à la taille que s’arrétait la loi de variabilité; la couleur, les formes, quelquefois même les accidents les plus minutieux de Ja surface sont va-

riables; mais il faut savoir, et, pour cela, rechercher encore longtemps la limite de la variabilité et arriver, par une conséquence naturelle, aux caractères Fe

et invariables, sur lesquels l'espèce FepOS6.: 24e ED « Nous ne pensons pas que les espèces soient modifiables à l'infini, comme sembléraient l’indiquer les opinions de Lamarck : nous croyons qu elles le sont jusqu’à une limite déterminée, à laquelle l’espèce s’éteint plutôt que de recevoir de nouvelles modifications, les condi-

tions de son existence étant enfin parvenues à \ leur

extrême limite. »

Cette période, que nous avons empruntée à M. Des

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hayes', rend exactement notre pensée, et même bien mieux que nous aurions pu l’exposer ; elle démontre, en résumé, que quand l'espèce a épuisé tout son système de variations, elle acquiert les caractères d’une autre espèce, et, finalement, de variations en variations , l'espèce perd les caractères typiques du genre pour produire ceux d’un autre genre, les rapports, dit encore M. Deshayes, ont lieu dans l’ensemble, non par continuité, mais par de faibles degrés et par contiguilé.

Cest, en effet, ce qui se produit dans les marginulines, qui finissent par se confondre avec les cristellaires; ceux-ci, de leur côté, dans leurs variations non moins fréquentes, tendent à se rapprocher des marginulines , et, comme nous l'avons dit plus haut, il n’est plus possible d'établir la limite exacte où un genre commence et où l’autre cesse; il y a fusion complète.

Cetie observation n’a pas échappé à d’Orbigny*, qui, pour montrer l’affinité qui existe entre les deux genres, plaça, avec intention, les marginulines à la fin de la division des stichostèques, et les cristellaires à la tête de celles des hélicostègues, tout en établissant des caractères exacts pour la spécification de ces deux genres.

En réduisant ces diagnoses à leur plus simple expres-

‘ Mémoire géologique sur la Crimée par M. de Verneuil, suivi d’Observations sur les fossiles, par M. Deshayes, t. LE, re partie, 1838, p. 39.

2 « IL est quelques espèces de marginulines qui ont un tour de spire postérieur ; et s’il était possible d'établir une chaîne continue, ce genre viendrait se placer immédiatement auprès des cristellaires ; mais comme beaucoup d'autres espèces, qu’on ne peut séparer des premières, n’ont qu'une légère courbure, nous ne pouvons les distraire des slichostègues. » (Foraminifères du bassin tertiaire de Vienne (Autriche), p.66.)

du, de

sion, et les traduisant par une ligne, on obtient pour les marginulines la forme d’un S, c’est-à-dire que la base est plus ou moins arquée et que le sommet, muni d’un prolongement, dirige l'ouverture du côté du dos; dans les cristellaires , la forme peut être représentée par un 6, c’est-à-dire que la base est plus ou moins enroulée, et que l’ouverture est du côté ventral.

Dans les marginulines , lorsque l'ouverture, au lieu d’être subcentrale, est dorsale, ou lorsque le prolongement antérieur manque, il y a fusion avec les cristellaires; il en est de même lorsque ceux-ci, au lieu d’avoir le dos arrondi, l’ont vertical, ei que la base a un enroulement incomplet. Toutefois, le fait a peu d'importance par lui-même, attendu qu'il ne se porte que sur quelques coquilles, qui, en somme, ne réagissent nullement sur l’ensemble de l’étude.

Nous possédons de la localité de Fontoy une trèsgrande quantité de marginulines qui peuvent être divisées en deux sections : la première ne laisse aucun doute sur son classement ; la seconde a été très-diversement classée par quelques auteurs, en raison des coquilles analogues qui ont été trouvées dans divers terrains ou qui vivent encore aujourd’hui.

La coordination en espèces des fossiles oolithiques compris dans la première division cest rendue assez difficile par l’uniformité que présente la plupart des coquilles dans la disposition de leurs loges, forme qui rappelle celle de certaines espèces liasiques ‘.

Aucune espèce analogue ne se trouve mentionnée par

i Recherches sur les foraminiférès du lias, 1e mémoire ; Marginulina Terquemi, pl. IN, fig. 1; M. Metensis, pl. II, fig. 3; 3e mémoire, M. Dumortieri, pl. VIII, fig. 4;5e mémoire, M. obesa, pl. XVIII, fig. 3.

les auteurs dans leurs publications sur les foraminifères des terrains crétacés et tertiaires ou des mers actuelles. . Mais il n’en est pas de même pour la nombreuse série de coquilles qui constituent la seconde division et dont la classification est loin d’être nettement établie.

Ces coquilles sont équilatérales, coniques, fortement aplaties, comme laminées, triangulaires, à triangle isocèle, scalène ou rectangle, presque toujours munies d’une arête sur le dos: elles sont formées de ioges empilées, non recouvrantes, obliques, droites ou arquées ou décurrentes; la base a une tendance constante à la spirale ; la dernière loge est tronquée et presque toujours munie d’un prolongement renversé en arrière; l'ouverture est arrondie, marginale, toujours placée dans l’angle dorsal.

Ces coquilles, dans l’ensemble de leurs caractères, présentent la double courbure dorsale propre aux marginulines ; ou, lorsque le prolongement antérieur manque où est cassé, la courbure simple des cristellaires.

Le type de ces coquilles se trouve représenté par le genre Planularia, Defr.'

4 Ch. d'Orbigny, Dictionnaire des Sciences nuturelles, 1826, p. 244.

PLANULARIA (Fos.), sables en ltalie. Elle est très-aplatie, un peu courbée dans sa longueur et surtout vers le sommet (la base) sillonnée obliquement des deux côtés et portant une sorte d’arêle vers le dos, La seule espèce que nous connaissions et que nous avons nommée dans les planches de ce dictionnaire «planulaire oreille, planularia auris.» Indépendamment de l’arête dorsale, elle porte trois petites côtes longitudinales qui partent du sommet (base) et se terminent à peu de distance de ce dernier. Soldani a publié cette espèce sous le nom d’orthoceras auris, et il en a donné une figure, pl. 104; nous ne sommes pas assuré si cette coquille est fossile.

Ce genre paraît à M. de Blainville fort voisin de celui que Denys de Montfort à nommé pérénople. D. F,

D'Orbigny, lors de son classement primitif, avait adopté ce genre et l’a produit sous le numéro 27 de la deuxième série de ses modèles, en prenant pour type le planularia cymba, Defr.; plus tard, en publiant les Foraminifères du bassin de Vienne, il a donné le planularia comme synonyme du genre cristellaria.

Les auteurs qui ont eu à produire des espèces appartenant à ce type, tout en prenant pour guide les spécifications génériques de d’Orbigny, s’en sont plus ou moins écartés, en classant ces coquilles tantôt dans les marginulines, tantôt dans les cristellaires, et même dans les vaginulines.

Dans Ja diagnose de ce dernier genre , d’Orbigny ‘, indépendamment des caractères généraux, indique en particulier que les’ loges sont obliques, sans jamais montrer de tendance à la spirale, la dernière étant tronquée el sans prolongement ; nous ajouterons, ouver- Lure loujours dirigée du côlé ventral, caractères que nous irouvons reproduits dans les modèles n° 4 de la {re livraison, vaginulina tricarinata, et n° 54 de la 3e livraison, vaginulina 'elegans; on les retrouve de même dans le V. badenensis *.

D’après cette définition et l’exposé que nous avons fait plus haut des caractères propres aux coquilles du genre planularia, on voit qu'aucune d’elles ne saurait être comprise dans le genre vaginulina.

Ne pouvant produire l’analyse de tous les ouvrages que nous avons consultés, nous nous contenterons, comme pour les classifications, d’en mentionner les principaux.

Rœmer *, dont nous avons déjà eu à critiquer la

‘ Foraminifères du bassin lertiaire de Vienne (Autriche), p, 64.

2? Ibidem, p. 65, pl. 3, fig. 6-8.

5 Die Versieineringungen des Nordeutschen ooliten Gebirges, 1840. | 7

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classification de quelques genres, en décrit d’autres avec non moins d'incertitude, la légende de la planche xv ne se montrant pas d'accord avec le texte :

F. 10. Vaginulina Kochü, texte Planularia, planularia. F. 11. — lœvis , — -- cristellaria. F. 12. Planularia Bronnü, — Vaginulina, cristellaria. F. 13. Vaginulina harpa, — —— planularia.

F. 14. —— elongata, — — marginulina.

F. 145. Marginulina comma, — Marginulina, cristellaria.

Gumbel a fait une exacte classification des fossiles de l’oxfordien de Streitberg et a mentionné plusieurs marginulines, dont deux de la forme des planularia, mais qui ne sont pas analogues aux nôtres.

Cornuel ‘ a rangé parmi les marginulines (pl. 4 et 2) une série de coquilles crétacées, qui appartiennent toutes à la section des planulaires.

Reuss ?, dans une de ses premières publications, divise les cristellaires en 3 sections : a, les rotatæ formées d’un simple disque; b, les projectæ disposées en crosse; c, les planulariæ comprenant les coquilles comprimées , et non enroulées à la base: puis produisant une coquille de cette division, il la dessine et la décrit sous le nom de cytherina strigillata (p. 106, pl. 24, fig. 29).

Dans de plus récentes publications , Reuss ne suit pas les divisions qu’il a établies antérieurement et, parmi les foraminifères de la craie de la Westphalie 5, il fait figurer, sous le nom de vaginulina, trois coquilles

! Description de nouveaux fossiles microscopiques du terrain crétacé inférieur du départ. de la Haute-Marne, Mémoire de la Société pique de France, 2e série, t. 3.

2 Die Versleineringungen der Bæmischen Kreideformation, Stutgart, 1845-1846. ,

5 Die Foraminiferen der Westphalischen Kreideformation Wien 1860.

qui appartiennent à la section des planularia et même dans la figure 4 on voit trois loges accolées, qui montrent l’enroulement de la base.

Pour le néocomien et le gault du Nord de l’Allemagne', Reuss indique (pl. 3 et 4) 23 espèces rapportées au genre vaginuline, qui possèdent toutes une disposition à l’enroulement plus ou moins prononcée. Parmi ces espèces, dont plusieurs ne nous paraissent êlre que des variétés, il en est beaucoup qui présentent la forme et les ornements des coquilles que nous possédons du fullers; ces rapports seront indiqués quand nous aurons à établir la description des espèces.

Williamson ? bien loin d’imiter Reuss dans sa féconde création d'espèces, adopte un système tout opposé et réunit sous le nom de cristellaria subarcuatula et ses variétés 8 coquilles à types très-variés et même de genres différents : les nos 56, 57, 58 et 62 se rapportent à des cristellaires dont nous aurons à traiter plus tard; le n° 63, var. costata, appartient à une véritable marginuline (coquille allongée, arrondie, à double courbure dorsale, le prolongement cassé); les n°5 64 à 67 indiqués également var. costala, représentent quatre coquilles aplaties, qui se rapportent à la section des planularia.

Pour nous, qui avons, dans nos recherches sur le lias, publié plusieurs espèces de la forme des planularia, nous les avons classées parmi les marginulines et nous nous proposons de ranger de même celles que nous avons à produire pour l’oolithe, sans même établir de sous-division, en nous fondant sur ces motifs :

1 Die Foraminiferen des Nordeutschen Hils und Gault, Wien 1862.

? On the recent Foreminifera of great Brilain, by William Crawford Williamson 1858, Ray Society.

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