QUELCONQUES
Ce pronom s'est formé sur quel de la même façon que quiconque s'est formé sur qui; c'est une contraction de quelque oncques.
Ses formes sont celles de quel : quiex, queil, quel. Il servait pour les deux genres, ou, tout au moins , je ne lui ai point trouvé de forme particulière pour le féminin.
D se disait également bien des choses et des personnes, et peut-être préférablement des choses; au rebours de quiconque, qu'on ne voit appliqué aux choses qu'en quelques exceptions rares , et sans doute condamnées par le bon usage.
«En quelconkes lia.» (12A8; C. (TA. p. 171.) «En quelconque province ke ce puist estre. » (127&; le Carpentier, H. de C. Pr. p. 34.)
4« QCAMT.
Pronom simple, qui signifiait combien y en quel nombre, en quel grand nombre.
H avait toujours une valeur de pluriel; et sa déclinaison sans être toujours rigoureusement observée, pouvait néanmoins s'établir ainsi :
Soj. Masc. quant Fém. quantes.
Rég. quanz quantes.
qaans • • • •
On le trouve écrit aussi sans t final, quan; et au féminin, en forme de singulier, quan te.
«Ne sai quant escuyer. • (Henri de Vaienciennes , pag. &g8, ed.Brial.)
Par artimetike seust
Quant quarriaus taiflies il eust
En une tour a en 1. mur.
Ne vos voil mie mètre en letre Ne jo ne m'en voil entremetre Rels barunz e quanz chevaliers Quanz vavassors e quanz soldeiers
Out li dus en sa cumpaingnie Quant il out pris lot son navie.
A. dêRou, 11 558-n 563.
« Qaantes foiz.» (AT. R. de F. et Cl, ai3.)
Ce pronom était surtout fort usité pendant la première moitié du xm* siècle. La seule variation de son thème qu'il y ait à noter, est quaunz en dialecte normand d'Angleterre.
Du reste il était usité par toutes les provinces, et il a formé divers composés.