PRÉFACE DE L'ÉDITEUR
«Messieurs, j'assiste à cette triste cérémonie comme parent et comme pasteur. À la vue de ce mort si jeune, sous l'impression de tant d'affections brisées, de tant de nobles facultés éteintes, d'un si bel avenir détruit, d'espérances si douces subitement évanouies, l'oncle ne peut que pleurer, le pasteur trouve à peine la force d'exprimer des sentiments de résignation, non de cette résignation forcée qui ne courbe la tête devant la nécessité que parce qu'elle est irrésistible , mais de cette résignation chrétienne qui est volontaire , humble et douce , de cette résignation qui console, parce qu'elle est de la confiance, parce qu'elle a foi au Dieu juste et sage en toutes ses dispensa tions, au Dieu dont les pensées ne sont pas nos pensées, dont les voies ne sont pas nos voies. Cher Gustave, tu n'auras ici de nia part d'autre hommage que l'expression de nos regrets amers; d'autres voix te loueront, la mienne ne peut que te pleurer. Oui, je te pleure, mais en chrétien consolé par l'espérance de l'immortalité, consolé par les promesses de Jésus-Christ. Non, ces belles facultés qui te distinguaient, elles ne sont pas devenues la proie du néant; le ciel les attendait , le ciel les a recueillies. »
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