‹ Recherches sur les formes grammaticales de la langue franc̜aise et de ses dialectes au XIIIe siècleChapitre 85 sur 113 · Thibaut de Marly · texte numérisé non relu

Thibaut de Marly

Ce dernier est plus picard que les deux autres : formes sèches qui sont mouillées en Bourgogne , et formes mouillées qui sont sèches en Bourgogne; el picard pour oil bourguignon; i picard pour oi bourguignon.

Les textes de Maurice de Sully et de Partonopeus sont mélangés de bourguignon et ont souvent oi, où le pur picard aurait mis i (proier).

Sermons de Maurice de Sully, évêque de Paris , mort en 1 1 96. (Manuscrits de la Bibliothèque royale, Suppî. fr. na ao36, in-8V)

Us sont, sans aucun doute, traduits du latin. Ils ressemblent fort au Jean Beleth , pour la manière de traduire.

Partonopeus. de Blois, et les Sermons de Maurice de Sully, sont tous deux exactement du même langage.

Le langage des sermons est plus net, plus pur, moins chargé de diphthongues, plus simple dans ses formes et plus ancien que l'autre.

Partonopeus de Blois est de Bourgogne un peu, plus nettement que Mahomet et le Roman de la Rose, c'est-à-dire un peu moins mélangé de picard, quoiqu'il y en ait encore; il est plus ancien, et de langage de Paris ou du N. £. de l'Ile-de-France, en tirant vers la Picardie. H est, en quelques parties, fort nettement picard, et en d'autres très-bourguignon.

Il se rapproche, je crois, du langage des Sermons de Maurice de Sully , en langue vulgaire.

Li Roumans dou chastelain de Coaci, éd. Crapelet. • Lors che- « vaus , » p. 209, v. 63og.

C'est un des premiers textes où leur soit déclinable ; marque de peu d'antiquité.

Partonopeus de Blois (éd. Crapelet). Exemple de textes plus anciens que les copies qui nous en restent

Le dialecte est champenois avec une forte teinte picarde en certaines parties : c'est le langage de la Picardie orientale vers le milieu du xm* siècle.

Ce texte n'écrivant les finales que par s de prédilection , forme contraste avec Gerars de Viane qui les écrit par z.

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