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ment, premier indice du col qui va séparer l’épimérite du nouveau segment formé.
Bientôt le prolongement grandit, devient complètement extracellulaire, et le noyau vient s’y placer ; la seule portion qui reste dans la cellule est l’appareil de fixation maintenant bien délimité et constitué par le bourrelet, à la surface duquel sont apparues des côtes radiées (fig. 3, PI. II). Le centre du bourrelet est excavé (Schn. coronata) ou peut comporter un petit mucron aigu et rigide (Schn. mucronata, fig. 10, PI. IT). Un col court rattache cet épimérite au segment unique qui atteint souvent de grandes dimensions et se termine en pointe à son extrémité distale.
La Grégarine peut ainsi vivre longtemps et acquérir d’assez fortes proportions, tout en restant fixée à la muqueuse du cæcum.
Toutefois, au terme de sa croissance et souvent bien plus tôt, elle se sépare de son épimérite par mutilation normale, et entre dans la phase de sporadin,
C’est alors un véritable monocystis, qui ne diffère en rien des monocystis proprement dits des annélides, et, sans la connaissance de ses états antérieurs, il eût été certainement impossible de le distinguer de ces derniers (fig. 4 et fig. 9, PI. IT).
Devenu libre, le pseudo-monocystis peut rester encore dans le cæcum pendant longtemps ; mais il finit toujours par se rendre dans le tube digestif où il rencontre bientôt un de ses semblables. Les deux Grégarines s’accolent alors par leurs extrémités antérieures ou proximales et s’enferment en un seul kyste (fig. 11, PI. Il).
Les kystes, libres dans l’intestin, ont déjà, pour la plupart, leurs spores toutes formées lors de l’évacuation; celles-ci mürissent rapidement dans la belle saison et sont mises en liberté par simple rupture du tégument.
Tel est le cycle évolutif de cette Grégarine qui ne comprend ja-’ mais plus de deux segments. Ce cycle est légèrement modifié dans
PRET Le le cas où le premier segment, beaucoup plus éphémère, est appelé à
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disparaître à mesure que se développe le segment libre. C’est ce qui
arrive chez les Gamocystis et Sphærocystis.
Dans ces genres, en effet, l'existence des deux segments ne peut
se constater que dans les formes intra-cellulaires très jeunes ; car, à leur développement complet, l’épimérite est toujours complètement disparu ; il n’est plus représenté, dans l’organisme, que par un épaississement plus grand du sarcocyte, au pôle proximal.
L’examen de nombreuses formes jeunes montre qu'il s’atrophie progressivement à mesure que se développe le segment suivant.
Quelquefois cependant, comme dans le Sphærocystis simplex (nov. gen.), il ya une petite éminence, dernier vestige de l’épimérite, formant un sommet organique à l’animal. Souvent, dans cet épaississement terminal, une tache claire ou granuleuse indique la position primitive du nucléus (fig. 11, PI. VI).
Ces Grégarines sont donc réellement, au point de vue ontogénique, des Dicystidées.
Formes de transition.
D’après ce que nous venons de voir, les dicystidées sont des Grégarines ayant les plus grandes affinités avec les tricystidées, dont elles ne différent que par une simplification dans le mode d’évolution.
L'étroite relation qui existe entre ces deux catégories, démontrée par l'étude de leur développement, est vérifiée par la découverte de certaines espèces, véritables types de transition, qui montrent, à l’état adulte, tous les intermédiaires possibles entre les Grégarines à deux et à trois segments.
Telles sont : l’Æirmocystis Polymorpha qui vit dans le tubedigestif des larves de Limnobia, la Clepsidrina Poduræ dont le nom indique l’habitat, et une autre petite Grégarine que j'ai fréquemment rencon-
“trée dans les Campodes, mais dont je n’ai pas encore présentement
terminé l’histoire.
À l’état de sporadin, l’Eirmocystis polymorpha peut, en effet, se
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