‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 11 sur 62 · ANT · texte numérisé non relu

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présenter indistinctement sous des formes comprenant tantôt un seul, tantôt deux sesments. De plus, parmi les individus ayant atteint leur complet développement, on trouve tous les termes intermédiaires entre ces deux formes limites.

Sous son aspect le plus normal, cette Grégarine présente les plus grandes analogies avec les Clepsidrines ; à l’état de céphalin, elle possède un épimérite en forme de bouton sub-conique (fig. 1, PI. III), souvent encore implanté dans la cellule hospitalière. Le sporadin comprend deux segments, proto et deutomérite, bien séparés par un septum (fig. 3, PI. IIT).

Dans les formes déjà un peu simplifiées, les sporadins sont ventrus, avec unétranglement correspondant au septum; mais celui-ci n’existe pas en réalité, il est simplement indiqué par une zone claire dans laquelle ne pénètrent pas les granulations de l’entocyte (fig. 10 a, El IT).

À côté de ces états, on en rencontre d’autres ayant subi une modification encore plus considérable dans le même sens. Ils sont ova-

laïres, et c’est à peine si une plus grande condensation des granulations vers l’une des extrémités, indique la place du deutomérite. Il n’y a plus traces de septum ; cependant sa position est encore indiquée par la constriction du segment et la ligne de démarcation entre les granulations claires et foncées (fig. 9 a, PL. 111).

Enfin, l’état le plus simple est réalisé dans les individus sphériques, ovalaires ou plus ou moins anguleux, à contenu parfaitement homogène et sans apparence de septum pas plus à l'extérieur qu'à l'intérieur (fig. 4, PI. III). Un épaississement de la paroi, en un point de la surface qui est généralement le sommet organique de la Grégarine, indique le pôle proximal. {1 peut montrer une tache plus foncée (fig. 4, PI. III), marquant la position primitive du noyau au début du développement.

Il arrive quelquefois que l’épaississement ne coïncide pas avec le sommet organique de l’individu ; il est déjeté latéralement, ce

qui paraît résulter de ce que le segment unique persistant ne

Rare

s’est pas développé exactement suivant l'axe du bourg on primitif.

Dans les céphalins de ces formes monocystidées, l’épimérite ne diffère pas de celui des Grégarines normales (fig. 2, PI. IIT).

Aïnsi, les sporadins de lEirmocystis peuvent être indistinctement monocystidés ou polycystidés. Bien que l'existence de tous les termes de transition entre ces deux formes extrêmes semble prouver suffisamment leur unité d’origine, il était nécessaire de confirmer cette opinion en suivant, de part et d’autre, le cycle évolutif complet. à

Or, les formes normales ou à deux segments, dès leur passage à ’état de sporadins, s’associent en séries linéaires à la facon des Clepsidrines pour former de longues chaînes comprenant parfois un nombre considérable d’individus ; ces chaînes restent simples (fig. 5, PI. IIT), ou se divisent en deux (fig. 6,7,P1. III), et même trois branches, comme nous le verrons plus loin en traitant de la morphologie des Grégarines.

De même, les individus sphériques, monocystidés, s'associent en

chaîne (fig. 9, P1. III), de telle sorte que le sommet épaissi ou pôle |

proximal de l’un est accolé au pôle distal du précédent.

Comme les associations des formes normales, celles-ci peuvent comprendre un nombre assez considérable de membres et se ramifier de la même façon (fig. 8 et fig. 9, PI. III). Enfin on trouve des associations comprenant des individus monocystidés accolés à des individus nettement dicystidés ou à des types de transition dont le septum est à peine indiqué (fig. 10, PI. III).

Il restait à savoir si les spores correspondant à chacune des formes mono et dicystidées étaient identiques.

J'ai pu me procurer des larves de Limnobia dont quelques-unes ne contenaient que des formes monocystidées ; des kystes recueillis dans l'intestin même ont été placés dans un peu d'eau pour les faire mürir ; les spores qu’ils renferment à leur maturité sont tout à fait semblables à celles des formes normales (fig. 14, PI. III), obtenues

de la même façon. D'ailleurs, les deux sortes de kystes ne différaient

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pas non plus ; chacun d'eux résultant de la coalescence de deux individus et ne montrant pas de sporoductes à leur maturité (fig. 12 et 13, PI. IIT).

Enfin, pour les détails particuliers, relatifs à la structure intime, il suffit de dire que la couche striée, visible dans les formes à deux segments, est aussi très apparente, lâche, spiralée, dans les formes monocystidées.

La communauté de ces caractères, jointe à l’existence de ces formes de transition, prouve donc surabondamment l’unité de cette espèce.

La Clepsidrina Poduræ que j'ai découverte dans l'intestin de la Podura villosa, montre exactement le même phénomène. Les sporadins sont, ou dicystidés (fig. 2, PI. X), et alors ils représentent des Clepsidrines ordinaires, ou monocystidés (fig. 3 et 4, PL. X), et dans ce cas, ils ne diffèrent pas des Gamocystis, surtout si l’on remarque que les kystes sont pourvus de sporoductes comme chez ces derniers (fig. 7, PI. X).

Cette espèce se présente aussi sous des formes intermédiaires à septum à peine ébauché, et les sporadins mono ou dicystidés sont souvent associés en série (fig. 4, PI. X).

Il résulte de ces observations que les différentes formes de dicystidées vraies se relient aux polycystidées par des transitions insensibles, et que la présence d’un septum ne peut constituer un caractère morphologique sérieux, susceptible d’être invoqué comme base

d’une classification des Grégarines.

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