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spores qui n’aient pas encore ouvert leurs portes à leurs prisonniers ; cependant elles ne sont pas toutes complètement vides, et beaucoup montrent à leur intérieur un ou deux sporozoïtes restés, entourant le nucléus central, s’il y en a un ; mais ces traînards ne tardent pas aussi à quitter la maison, et au bout d'une dizaine de minutes toutes les spores sontdébarrassées. Elles ne sont plus ventrues et réfringentes comme au début ; on voit, à chacun de leurs pôles, le petit orifice circulaire par où sont sortis les corpuscules. S’il y avait un nucléus de reliquat central, il reste comme débris inutile avec la coque de laspore.
I] sort ainsi huit corpuscules de chaque spore ; le plus souvent, ils se partagent les orifices ; d’autres fois, il en sort un plus grand nombre par l’un et le reste par l’autre ; plus rarement, ils sortent tous par la même porte, et alors l'une des extrémités de la spore ne se perce pas.
Le champ du microscope est bientôt rempli de corpuscules qui continuent leurs mouvements de contorsion pendant quelque temps; mais ilsne montrent pas cette tendance à se réunir en pelote comme ceux du Stylorhynchus.
Ils sont de forme allongée, effilés aux deux extrémités dont l’une se rétrécit en bec pointu (rostre du corpuscule) ; leur contenu est un plasma incolore, réfringent, sans aucune granulation ; ils montrent un beau noyau lécèrement ovalaire,avec un nucléole qui se colore rapidement par le carmin acétique. La longueur de ces corpuscules est environ de 12 {2 sur 1/4 70 de largeur.
Si on les abandonne ainsi dans le suc gastrique sur le porteobjet, ils périssent tous au bout de quelques heures.
Les spores des Schneideria mucronata, qui sont aussi biconiques, mais plus ventrues que les précédentes, mettent leurs corpuscules en liberté par un mécanisme analogue. Il n’est pas rare, en effet, de rencontrer, dans l'intestin des larves de Bibio, de nombreuses spores vides et percées d’un petit orifice circulaire à chacun de leurs pôles (ip: 14; PI AT)
Aïnsi, la déhiscence des spores en porte-monnaie des Stylorhyn-
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chides s'effectue suivant une ligne longitudinale, celle des spores biconiques, par des pores polaires ; de même, celle des spores ovalaires des Anthocéphalides (1) donne passage aux corpuscules par un orifice en boutonnière qui se forme sous l’action du suc gastrique de l'hôte.
J'ai ensuite essayé de déterminer la déhiscence des spores doliformes des Clepsidrines et celle des spores en croissant des Ménosporides ; mais, dans ces deux cas, je n’ai pas obtenu de résultats satisfaisants : ce qui, à mon avis, n’a rien de surprenant, car l’intervention de facteurs multiples doit, dans bien des cas, rendre ces sortes d'expériences fort difficiles à réaliser.
En premier lieu, il faut faire intervenir la résistance offerte par les parois des spores. Toutes les spores doliformes ont en effet deux parois souvent intimement soudées, et il faut d’abord que la première soit résorbée, ce qui doit demander un temps assez long, pour que la vraie déhiscence s'effectue. En second lieu, l’action du fluide digestif est souvent très complexe, eu égard à la quantité et à la diversité des glandes annexes qui accompagnent l'appareil digestif d’un grand nombre d'insectes et de vers. Il se peut que ce soit sous l’action successive de ces différents sucs, que s’opère finalement la déhiscence, et on conçoit alors qu'il devienne impossible de réaliser expérimentalement ces conditions.
Enfin, il y a des influences encore plus complexes, dues soit à l'époque de l'absorption des spores, soit à l’alimentation de l'hôte ou à toute autre cause difficile à déterminer, et qui ne contribuent cer-
tainement pas pour peu à l’insuccès de ces expériences.
* Corpuscules falciformes.
Le point de départ de toute Grégarine étant le sporozoïte ou corpuscule falciforme, il en résulte que sa présence devra être constante
dans toutes les spores arrivées au terme de leur développement.
(1) Tabl. Zoolog. Vol. 2, p. 69.
C’est à M. A. Schneider que l’on doit la découverte des corpuscules falciformes dans les spores des Grégarines. Cet auteur a montré leur présence dans la plupart des spores qu’il a étudiées ; cependant quelques-unes ne lui avaient paru renfermer qu'un contenu homogène, non différencié (Hyalospora, Euspora), et d'autres, de simples granulations réfringentes ((ramocystis, Actinocephalus).
Reprenant l’étude de ces spores, je me suis assuré que, dans les
premières, l'aspect uniforme du contenu était dû à la parfaite homo-
généité du plasma des corpuscules étroitement serrés dans la spore, et à l’absence fréquente de nucléus de reliquat. La présence des corpuscules est alors mise en évidence par la coloration, souvent fort difficile à obtenir, de leur noyau.
Dansles secondes, l'aspect granuleux du contenu provient simplement de ce qu'elles n’ont pas atteint leur complète maturité au moment de la rupture du kyste, et c’est ce qui arrive chez un grand nombre d'espèces.
Si, alors, on conserve ces spores dans l’eau ou dans un milieu très humide, on voit leur contenu granuleux s'éclaircir peu à peu, et finalement se différencier en corpuscules généralement enroulés en spirale autour du nucléus de reliquat.
Certaines spores d’Actinocephalus, par exemple, demandent, après leur mise en liberté, près d’un mois pour que les corpuscules soient définitivement constitués à leur intérieur.
D'autre part, les spores des différentes espèces nouvelles que j'ai été à même d'étudier, m’ont toujours donné des corpusculés falciformes, toutes les fois que j'ai pu les conserver jusqu’à leur parfaite maturité.
L'existence des corpuscules dans toutes les spores mûres des Grégarines est done une règle générale à laquelle je ne connais
plus, actuellement, d'exception.
LMP EE