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brifiant destiné à faciliter la sortie des spores (fig. 7, PI. X).
3° Il faut aussi considérer comme un produit dérivé de l’activité protoplasmique les curieux petits corps cristalloïdes que j'ai rencontrés parfois en grand nombre, dans l’entocyte du Didymophyes gigantea (fi. 8 et 9, PI. VIT). Ils s’y montrent sous la forme de petites lignes droites, sombres, orientées dans tous les sens au milieu des granulations; chacune de ces petites lignes correspond à un cristalloïde vu de profil, car la minceur de ces corps empêche de distinguer ceux qui se présentent de face. ’
Si l’on fait éclater, par une légère pression de la lamelle recouvrante, l’épicyte de la Grégarine, ils se répandent au dehors avec le contenu. On voit alors qu'ils sont aplatis, extrêmement minces et très faiblement réfringents. Leur contour, qui m'a toujours paru limité par des lignes droites, est polygonal et irrégulier. Souvent ils affectent la forme de triangles, ou bien ils présentent an angle rentrant, simulant les cristaux en fer de lance ; plus rarement ce sont de petits rectangles ou des trapèzes très allongés (fig. 9, PI. VII). Ils sont insolubles dans l’eau, l'alcool, l’éther et les acides. L’iode les colore d’une facon à peine appréciable, ce qui tient sans doute à leur excessive minceur. Ces diverses réactions me portent à penser que ce sont des cristalloïdes protéiques.
Jusqu'ici le Didymophyes gigantea est la seule Grégarine où je ls ai rencontrés. C’est surtout à l'automne qu’ils sont le plus nombreux. Le deutomérite en est souvent rempli ; mais le protomérite ne m'a jamais paru en contenir; par contre, ce dernier renferme souvent des inclusions, comme je l’ai déjà signalé (fig. 8, PI. VID).
4° En dernier lieu, l’entocyte peut renfermer des éléments encore plus manifestement différenciés que les précédents. Ce sont de petits corpuscules cylindriques ou naviculaires, pourvus d'une paroi et dont la configuration est si régulière et si uniforme, qu’ils ressemblent beaucoup à des spores (fig. 7 et 15, PI. V).
J’ai rencontré ces corpuscules pour la première fois, dans la
Sicya inopinata, polycystidée dont j'ai signalé l'existence dans le
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tube digestif de l'Audouinia ; mais leur présence est loin d’être constante chez toutes les Grégarines de cette espèce.
Ils sont toujours situés dans le deutomérite seulement, et leur présence n’entraîne jamais la disparition du nucléus, ce qui est important à signaler pour l'étude de la nature de ces corps (fig. 13 et 14, PI. V). |
Parmi les nombreuses Audouinies que j’ai examinées à Belle-Isle, les unes hébergeaient des Grégarines à entocyte normal, tandis
que les autres renfermaient les mêmes parasites remplis de ces
corpuscules sporiformes.
'eci me porte à croire que cette particularité est plutôt due à un état spécial de l'hôte, qu’à la Grégarine elle-même.
Ces corpuscules sont allongés, cylindriques, atténués en pointe aux deux extrémités et souvent lésèrement incurvés. Ils mesurent environ 32 {4 de longueur sur 6 {. de largeur. Ils sont limités par une paroi très nette, assez épaisse et réfringente, surtout aux deux extrémités (fig. 16 et 15, PI. V).
L'intérieur de ces corpuscules est rempli, chez les uns, de granulations ovalaires pâles et verdâtres (fig. 15, PI. V) ; chez d’autres, ces granulations ne remplissent qu’une partie de la cavité, etchez d'autres enfin, elles sont complètement disparues pour faire place à un contenu clair uniforme (fig. 16, PI. V). Les réactifs n’y décèlent point de noyau. On voit ces corpuscules disposés en tous sens au milieu des fines granulations entocytiques (fig. 14, PI. V). J'en ai compté environ une cinquantaine dans le deutomérite d'une Sycia de taille moyenne, et seulement une dizaine dans celui d’un autre exemplaire beaucoup plus petit. Car on en voit tout aussi bien dans les jeunes Grégarines que dans les plus grosses (fig. 13, PINS
J'ai observé des corpuscules du même genre dans le Platycystis (fig. 3, PL V), qui habite la cavité générale dumême annélide; mais, ici, leur présence a été accompagnée d’un phénomène singulier qu’il
sera peut-être intéressant de signaler.
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Ces Platycystis sont doués de mouvements très vifs et présentent parfois des contractions marginales à leurs extrémités, ce qui leur donne un aspect bizarre tel que celui représenté par la fig. 2, PI. V.
Dans le but d'étudier ces contractions, j'avais déposé sur le porte-
objet quelques gouttes du liquide viscéral dans lequel fourmillent ces
petites Grégarines, lorsque je remarquai que l’une d’entre elles, très agitée, était remplie de corpuscules allongés, bien visibles par transparence (fig. 3, PL. V). Au bout de quelques instants, ce platycystis présenta des mouvements encore plus actifs à son extrémité caudale, tandis que la partie opposée se renflait en massue (fig. 4, PI. V) ; peu à peu, toute la substance de la Grégarine se porta dans ce renflement, et l'organisme apparut comme une petite sphère munie d'un court prolongement caudal qui se contournait diversement (fig. 5, Pl V); mais bientôt la queue elle-même disparut, et la Grégarine fut totalement transformée en une masse sphérique renfermant les corpuscules.
Un véritable kyste venait ainsi de se former sous mes yeux ; mais ce kyste fut de courte durée, car, au bout d’une minute à peine, je le vis éclater de lui-même, expulsant au dehors tout son contenu, granulations et corpuscules (fig. 6, P1. V). Les fines granulations de l’entocyte se dispersèrent rapidement, et il ne resta plus alors de la petite Grégarine primitive, que les corpuscules aperçus au début dans son intérieur.
Toutes ces transformations n’ont pas demandé plus de deux ou trois minutes pour s'effectuer.
Cependant, les autres Platycystis restés sur le porte-objet ne se sont aucunement modifiés, et sont toujours parfaitement vivants, étant doués d’une grande résistance.
L’enkystement n’a done pas été déterminé par l'influence du milieu extérieur, mais sans doute par la présence des corpuscules à l’intérieur de la Grégarine et dans le but de mettre ceux-ci en liberté.
Ces corpuscules ont une forme à peu près cylindrique et sont
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arrondis ou plutôt biseautés à leurs extrémités. Ils ne sont pas tous exactement de la même dimension, quelques-uns étant plus allongés que les autres. Les dimensions moyennes de la plupart d’entre eux sont de 8 f. 70 sur 4 {4 30 (fig. 7 et 8, PI. V). Ils sont doués d'une grande réfringence, ce qui les rend très apparents sous le microscope. On leur distingue une paroi assez épaisse, à contour interne sombre, et à contour externe plus clair. A leur intérieur se trouvent d'assez grosses granulations allongées, transparentes, d’une couleur jaunâtre et très diftérentes des granulations de l’entocyte.
Le carmin cétique colore faiblement ces granulations et les rend ainsi plus visibles ;on en distingue environ une vingtaine dans chaque corpascule ; mais il est fort possible qu’il y en aït beaucoup plus.
Quelle est la véritable nature de ces productions et quelle signification faut-il leur attribuer ?
Dans le cas de la Sycia, la présence du nucléus normal ne permet pas de les considérer comme de vraies spores, dont la formation nécessite toujours une fragmentation préalable du nucléus. Jai pensé un instant qu’il pouvait s'agir, là, d'un végétal parasite vivant aux dépens de l’entocyte des Grégarines et sporulant à leur intérieur ; mais l’absence totale d'éléments végétatifs et de toute trace de pénétration où de désorganisation résultant de son développement, ne concourent pas à rendre cette hypothèse vraisembiable.
Peut-être ces corpuscules résultent-ils d’une simple condensation du protoplasma en masses de réserve qui s’individualisent d’une façon plus complète que dans le cas de la Clepsidrina acuta, par exemple (1), en se sécrétant une paroi propre. Autant que jai pu m'en rendre compte, ces formations apparaissent, en effet, sous forme de petites portions distinctes d’entocyte plus
clair.
N'ayant pu suivre le développement ultérieur de ces corps, je ne
(1) Voir page 85.
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suis pas mieux fixé sur leur destination. Jouent-ils le rôle de simples éléments de réserve destinés à être résorbés dans la suite ? Sont-ils de véritables bourgeons internes, capables de reproduire de nouvelles Grégarines au moment opportun ? Je l’ignore. Toutefois, dans le cas du Platycystis que nous avons vu se détruire pour mettre ses corpuscules en liberté, on est porté à leur attribuer la valeur d'éléments reproducteurs, car il est peu admissible qu'un organisme se détruise pour ainsi dire normalement, sans avoir préalablement assuré sa reproduction.
Il est vrai que, dans cette Grégarine, je nai pas vu le noyau coexister avec les corpuscules ; mais comme je n'ai observé qu’une seule fois ce singulier phénomène et que je désirais l'étudier jusqu’à la fin, je n'ai pas employé de réactif pour déceler la présence de cet élément, et par conséquent je ne suis pas sûr qu’il manquât réellement. Dans les monocystis plats, le noyau n’est pas toujours facile à apercevoir sans le secours des réactifs.
En somme, la nature de ces corpuscules est encore inconnue ; cependant j'ai cru intéressant de signaler leur existence, qui ne constitue pas une des particularités les moins curieuses que nous offrent les Grégarines.
Nucléus . — Lorsquele nucléus effectue trop lentement sa migration vers le pôle distal, il arrive qu'il reste enfermé dans le protomérite ; un tel cas a été signalé par A. Schneider dans le Pileocéphalus Chinensis. Je l’ai aussi observé plusieurs fois chez d’autres espèces, notamment l'Eirmocystis ventricosa et un Acanthosporide des larves d'Hydroüs où cela se voit fréquemment. La Grégarine ne semble pas, d’ailleurs, en souffrir dans la suite.
Une seule espèce, le Didymophyes rara du Géotrupe (fig. 14, PI. VI) m'a montré un noyau un peu différent de ceux qu’on observe habituellement dans les Grégarines proprement dites. Ce nucléus possède, en effet, une structure radiée très apparente, même sans le secours d'aucun réactif ; il est sphérique avec un nucléole
de même forme et finement granuleux ; l’espace compris entre celui-
ci et la paroi dunoyauest parcouru de nombreuses stries très fines et dirigées suivant des rayons.
Dans le Didymophyes gigantea adulte, comme Stein l'avait déjà sionalé, je n'ai rien trouvé qui puisse être assimilé avec certitude à un nucléus ; les colorants ne décèlent que les inclusions signalées plus haut ; cependant, dans les formes très jeunes encore fixées aux
cellules épithéliales (fig. 4, 2, 8, PL VIT), les réactifs colorent faiblement une petite portion plus réfringente du protoplasma située vers la base de la Grégarine et qui me paraît bien représenter les traces d’un noyau.
Quant aux Grégarines à deux noyaux, je n’en ai jamais rencontré. Je pense que cet aspect est dû la plupart du temps soit à la présence d’inclusions (Stenocephalus du Zulus), soit à une association intime de deux Grégarines, comme dans le Porospora à deux noyaux, signalé par A. Schneider, et qui doit vraisemblablement être considéré comme une association de deux individus, semblable
à celles que j'ai déjà décrites chez cette espèce (fig. 9, PI. I).
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