KYSTES ET SPORES
Kystes.
La plupart des kystes sont sphériques ou ovalaires (Clepsid. blattarum) ; chez quelques espèces nouvelles, comme l’Actinocephalus acutispora, les kystes sont de forme irès allongée (fis. 8, PI. XIV),et souvent étranglés en leur milieu. Dans les Grégarines du genre Schneideria, les kystes sont encore plus nettement séparés en deux parties par un étranglement prononcé ; ils sont bisphériques (fig. 11, PL. IT), et chaquesphère correspond à un individu qui est loin d’être uni aussi intimement à son voisin que dans le cas des kystes sphériques ; on trouve d’ailleurs, dans cette espèce, des kystes sphériques plus petits, dérivant d’un enkystement solitaire.
Les kystes bisphériques des Schneideria tiennent le milieu entre les kystes sphériques ordinaires dans lesquels deux individus sont plus ou moins intimement mélangés et les kystes en bissac du Cératospora (fig. 10, PI. XX), dans lesquels, au contraire, chaque Grégarine, après la pseudo-conjugaison, conserve son unité Jusqu'à la fin et se contente de sporuler pour son propre compte, sans modifier en rien sa forme primitive de monocystis.
Quant au phénomène de la prolifération des kystes signalé par Van Beneden dans la Grégarine géante du homard, il m’a été impossible de voir quelque chose d’analogue dans les nombreux exemplaires de ce crustacé que j’ai été à même d’examiner.
J'ai toujours vu ces kystes disposés en file dans les replis du
rectum; les uns, très gros, sont quelquefois suivis d’autres beaucoup