EST
ET
Ki
et le couple acquiert ainsi son aspect filiforme caractéristique
(fig. 4).
L'étude du développement de cette Grégarine, qui montre chaque individu en apparence unique, constitué en réalité par deux êtres intimement soudés, achève de détruire le groupe des Didymophydes créé par Stein et comprenant des prétendues Grégarines ayant trois segments à l'état libre. Ce groupe n’était fondé, comme on le voit, que sur une fausse interprétation du phénomène d'association.
Au moment de l’enkystement, les deux individus du couple sont distendus par l'abondance dela substance protoplasmique; ils prennent une forme plus massive, se reccurbent l’un sur l’autre, et, par une sorte de mouvement de rotation très lent, ils finissent par se réunir tous les deux dans un même kyste.
Les kystes sont très difficiles à obtenir. On peut les recueillir dans les excréments; mais ils s’y rencontrent si rarement qu’il est préférable de les chercher directement dans la partie postérieure du tube digestif où l’on a plus de chance de les trouver. Ils sont sphériques, gros, mesurant environ 06 à 0#%7 de diamètre ; d’un blanc mat avec une mince zone transparente qui disparaît promptement. Leur paroi est pourvue de stries saillantes serrées.
Si le temps est chaud, ils se développent rapidement dans une goutte d’eau sur une lamelle placée dans la chambre humide ; mais il faut renouveler cette eau fréquemment, en ayant soin de nettoyer légèrement les kystes avec un petit pinceau pour le préserver des bactéries.
Le contenu du kyste, d'abord inégalement condensé, s’éclaircit peu à peu à la périphérie, tandis que les granulations paraissent se porter plus particulièrement vers le centre. Au bout de quelques jours, les sporoblastes sont formés, réunis en petites agglomérations sphériques; les spores conservent la même disposition, et ces amas sphériques de spores, revêtus chacun d’une mince
paroi, forment ainsi des petits kystes secondaires à l’intérieur du
kyste primitif.
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A la maturité, celui-ci se rompt de lui-même et laisse échapper
les kystes secondaires avec des granulations inutiles qui remplissaient l’espace resté libre (fig. 5) ; ceux-ci sont de grosseurs très variées. Les uns ont seulement 50 y de diamètre, les autres atteignent jusqu'à 200 1. D’autres ont des dimensions intermédiaires. Ils sont complètement remplis de spores qu’ils ne tardent pas, à leur tour, à mettre en liberté par la rupture de leur fragile técument.
Spores. — Les spores montrent deux envelop pes bien distinctes : l’endospore ovalaire flotte librement à l’intérieur de l’épispore beaucoup plus grande ; de telle sorte que la spore complète peut se présenter sous les différents aspects représentés par la fig. 6.
L’épispore est très mince, fragile, presque rectangulaire en coupe optique : l’endospore est à paroi plus épaisse, réfringente, et renferme les corpuscules falciformes disposés en cercle autour d’un petit globule de reliquat.
Les dimensions des spores avec la double enveloppe sont de 9 p. pour le grand axe, et de 6 11 50 pour le petit axe.
Celles de l’endospore seulement sont de 7 1: 50 au grand axe et 6 [1 au petit axe. 6
Spores cœlomiques. — Dans les kystes cœlomiques dérivant de cette espèce et que l’on trouve appendus aux cæcums du tube digestif(1), les spores sont ovalaires comme les précédentes, mais les deux téguments sont intimement appliqués l’un contre l’autre. Leurs dimensions ne diffèrent pas d’ailleurs sensiblement de celles de
l’endospore des spores normales.
Genre Eirmocystis {Nov. gen.).
Appareil de fixation, caduc, consistant en un bouton conique
surmontant le protomérite.
Sporadins associés en série linéaire comprenant un nombre
variable d'individus.