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RECHERCHES SUR LES GRÉGARINES. a
Kystes sphériques dépourvus d'appareil de dissémination, déhiscents par rupture du tégument.
Spores ovalaires à deux téguments étroitement appliqués l’un contre l’autre.
Le genre Æirmocystis réunit des Grégarines très voisines des Clepsidrines, mais qui s’en distinguent cependant par l'absence des sporoductes à leur kyste et par leurs spores ovalaires, tandis que la forme doliforme domine chez les véritables Clepsidrines.
Il comprend actuellement trois espèces qui se distinguent à l’aide
du tableau suivant :
Protomérite dilaté au sommet, spores ovalaires arrondies. Eir. ventricosa.
Protomérite globuleux, spores ovalaires allougées. Eir. gryllotalpæ.
A. Deutomérite ventru Association comprenant deux individus, rarement trois.
B. Deutomérite cylindrique.
Association comprenant presque | Eir. polymorpha. toujours un grand nombre d'individus. (
Eirmocystis ventricosa (Nov. Spec.).
(Fig. 1, 2,3 et 4, Planche VI)
Cette Grégarine se rencontre en nombre parfois considérable dans le tube digestif des larves de Tipula oleracea et pratensis en compagnie d’une Clepsidrine et quelquefois aussi d’un Actinocephalus.
Localité : Vallée de la Loire.
Les associations sont composées de deux individus, rarement trois, simplement fixés l’un derrière l’autre (fig. 2).
Ceite espèce présente des mouvements actifs ; on la voit souvent animée d’un rapide mouvement de translation totale, tout en déformant diversement son protomérite par des contractions variées (fig. 3). La longueur moyenne d’un individu adulte est d'environ
180 be
Epimérite, très caduc, consistant en un mucron cylindro-conique légèrement arrondi au sommet (fig. 1, PI. VI).
Protomérite, cylindrique, court, dilaté au sommet.
Deutomérite, environ trois fois plus long que le protomérite, généralement renflé en son milieu et tronqué à la base.
Epicyte, assez résistant, à fines stries longitudinales parallèles.
Sarcocyte peu épais, avec une couche striée bien nette.
Entocyte à granulations grisâtres, assez grosses, parfois inégalement condensées dans la masse. Nucléus sphérique avec un nucléole également sphérique. On trouve quelquefois, dans cette espèce, des individus chez lesquels le nucléus est resté cantonné dans le premier segment.
Kystes. — Les kystes s’obtiennent aisément, ils sont petits, mesurant de 100 à 110 y. de diamètre, et possèdent une petite zone transparente.
Ils müûrissent très bien dans l’eau, et leur contenu se transforme entièrement en spores mises en liberté par simple rupture du tégument.
Spores. — Les spores sont ovalaires à deux téguments distincts, et renferment les corpuscules entourant un globule de reliquat
(fig. 4, PI. VI.). Elles mesurent 9 |1 au grand axe et 6 y au petit axe.
Eirmocystis gryllotalpæ Syn. : Greg. Sphærulosa (?) (Dufour, (Fig. 5, PI. VL)
L’Eirmocystis gryllotalpæ est une Grégarine que l'on rencontre par myriades dans le tube digestif des Courtilières infestées. Par contre, les localités où ce gryllide se montre infesté sont très rares.
Localité : Vallée du Clain (Poitou).
Cette espèce se distingue de la précédente par son protomérite
globuleux sub-sphérique, non dilaté au sommet (fig. 5), par sa
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taille plus petite (chaque individu ne mesurant pas plus de 80 à 90 y de longueur), et par ses spores ovalaires allongées, dont letégument externe est légèrement élargi aux deux extrémités. Ces spores mesurent 5 [2 ( grand axe) sur 2 p. 10 (petit axe) (fig. 6, PI. VI).
Les kystes sont sphériques, petits, de 60 1 environ de diamètre, Ceux que j'ai réussi à faire mûrir ne m'ont pas montré de sporoductes, ce qui fait rentrer cette Grégarine dans le genre Eirmocystis, bien que ses spores soient voisines de celles des Clepsidrines.
Eirmocystis polymorpha (Nov. Spec.).
(Avec la PI. III.)
Habitat : Tube digestif des larves de Limnobia (diptère).
Localité : Vallée de la Boivre en Poitou.
Cette curieuse petite Grégarine se présente sous tous les états intermédiaires (fig. 9 et 10 a), depuis les formes simplifiées, uniseomentées (fig. 2, 4) jusqu'aux formes normales bisegmentées (fig. 1 et 3).
Les individus sont presque toujours associés en longues séries linéaires simples (fig. 5), ou bi ou trifurquées (fig. 6,7), comprenant un nombre assez considérable d'individus.
Les associations se constituent tout aussi bien avec les individus unisegmentés qu'avec les formes normales (fig. 9) et présentent les mêmes variétés (fig. 10 et 8) ; même, il peut arriver qu'un individu normal se réunisse à deux on plusiers autresunisesmentés (fig. 10 a).
Ces petites colonies se meuvent uniformément d'un mouvement rectiligne de translation totale.
La longueur d’un individu normal, adulte, est en moyenne de 100 à 150 f2. Celle des plus longues séries atteint et dépasse un millimètre et demi.
Dans les deux cas (fig. 1 et 2), l'épimérite est un mucron arrondi disparaissant de bonne heure.
Le protomérite des formes normales est globuleux (fig. 3) ; celui