TABL. Z0OL
des satellites est toujours creusé en cupule pour recevoir l'extrémité du deutomérite de l'individu précédent.
Le deutomérite est régulièrement cylindrique, cinq ou six fois plus long que le protomérite. Dans les formes irrégulières, il est toujours plus ou moins globuleux (fig. 10 a).
L'épicyte est assez épais et finement strié en long.
Le sarcocyte montreune couche striée spiralée aussi visible dansles ormes normales que dans celles à un seul segment.Dans cesdernières il montre un épaississement considérable au pôle proximal, dû, comme chez les Gamocystis, à l’atrophie du premier segment.
Les granulations de l’entocyte sent grisâtres, de moyenne grosseur, souvent plus fines dans le protomérite. Le nucléus est sphérique avec un nucléole unique généralement tout petit et aussi sphérique.
Les kystes sont sphériques avec une mince zone transparente et mesurent en moyenne 100 1 de diamètre. Ils résultent de la réunion de deux individus dans une même enveloppe (fig. 12).
Ils se développent dans l’eau et ne tardent pas à montrer l'aspect en mosaïque ; après quoi les spores apparaissent régulièrement disposées à la périphérie, tandis que le centre est occupé par des granulations inutilisées (fig. 13).
La déhiscence a lieu par rupture des parois, et il n’apparaît pas de sporoductes,
Les spores sont relativement grosses par rapport à la petitesse du kyste. Elles ont une forme ovalaire très allongée et sont circulaires en coupe optique. Elles possèdent deux téguments appliqués l’un sur l’autre, l’externe plus mince que l’interne.
Leurs dimensions sont de 11 1. 40 grand axe et 5 11 50 petit axe.
Leur contenu, d’abord granuleux, se différencie dans la suite en
corpuscules disposés comme le montre la fig. 14.
Genre Sphærocystis (Nov. gen.).
(PL. VI, fig. 41 à 13.)
Grégarines dicystidées à premier segment transitoire, présentant un développement analogue à celui des Gamocystis,
Sporadins, toujours solitaires, à un seul segment sphéroïde.
Kystes, sphériques, dépourvus d’appareil de dissémination.
Spores, ovalaires à deux téguments (fig. 12, PI. VI).
Les Sphærocystis, très voisins des Gamocystis (Schn.), s’en distinguent : 1° par leur existence solitaire ; 2° par l'absence d'appareil de dissémination ; 3° par leurs spores ovalaires arrondies.
Sphaerocystis simpiex (Nov. Spec.).
(Fig. 11, PL VL)
Habitat : Larves de Cyphon pallidus.
Localité : Iteuil (Poitou).
Observ. : Rare.
Les caractères de l'espèce sont ceux du genre. Le développement est identique à celui du Gamocystis décrit par A. Schneider (Tablettes zoologiques, vol. I, PI. IX) ; il est donc inutile de le répéter ici.
A l’état adulte, les sporadins, qui ne se réunissent jamais par deux comme les Gamocystis, mesurent environ 140 1 de longueur ; ils semblent toujours immobiles.
Leur forme est arrondie, presque sphérique, cependant légèrement atténuée en pointe à la base et relevée en un petit mamelon au sommet (pôle proximal nes LEP VE): |
Ce mamelon, dans lequel se voit une petite plage granuleuse indiquant la position du noyau dans les premières phases du développement, représente ainsi les dernières traces du premier
segment.
sureté
Ja couche striée est très lâche, spiralée, et apparaît avec une grande netteté, surtout à l'aide du chlorure d’or.
Le sarcocyte s’épaissit considérablement au niveau du mamelon.
L’entocyte, à granulations grisâtres assez fines, montre ur nucléus sphérique avec un nucléole semblable à son intérieur.
Kystes. — Les kystes paraissent toujours résulter d’un enkystement solitaire ; ils sont petits (100 11 de diamètre), sphériques, avec une mince zone transparente.
A leur maturité, ils éclatent d'eux-mêmes et mettent les spores en liberté.
Spores. — Celles-ci sont ovalaires à deux téguments adhérents ; elles mesurent 10 1 50 au grand axe et 7 px 50 au petit axe (fig. 12). On observe quelquefois des spores concrescentes, triangulaires en coupe optique (fig. 13), résultant de la soudure de trois sporoblastes
primitifs.
Genre Clepsidrina (Hammerschmidt).
Le genre Clepsidrina créé par Hammerschmidt, mais dont les caractères n’ont été, en réalité, bien délimités que par Aimé Schneiïder, comprend déjà un nombre assez considérable d'espèces décrites par ce dernier auteur.
Pour le distinguer des genres voisins dont la création est nécessitée par la découverte de nouvelles formes, nous devons préciser ses caractères ainsi qu'il suit :
Appareil de fixation caduc, en bouton arrondi ou conique, quelquefois très allongé.
Sporadins, quelquefois libres, mais le plus souvent associés en série comprenant un nombre variable d'individus : ordinairement deux (couple). |
Kystes, sphériques ou ovalaires, pourvus d’un appareil de dissémination constitué par des sporoductes.
Spores, doliformes bitégumentées.
Ainsi défini, le genre Clepsidrina comprend toutes les espèces décrites sous ce nom par A. Schneider, et, de plus, celles que nous allons maintenant faire connaître et dont le tableau suivant facilite
la distinction :
: Deutomérite cylindrique au moins six fois plus long que le protomérite. . Cl. Longa Deutomérite étrangié au milieu et Epimérite en renflé en gourde à la base. . , . (Cl. Lagenoïdes bouton arrondi. \ Céphalins globuleux ou ovalaires, septum souvent nul. Formes normales ayant un deutomérite 3 ou 4 fois
plus long que le protomérite. . . (Cl. Poduræ Epimérite en pointe aiguë. . . . . . . . . . . (Cl Acuta Epimérite en rostre allongé. . . . . . . . . . . Cl. Longirostris
Clepsidrina longa (Nov. Spec.).