AO RECHERCHES
rélymologk, mais beaucoup de localités portent actuellement ce nom (Astarloa, ApoL, 231).
Balsa, en Bétique (Plin. , I, 229), et Balsio d« Vascons {Itlèi, Anton., 443), ue balsatu, Teriiegui &gmÔB réuTtif; il offre de l'analogie avec Bildu^et s'emploie comme actif et comme neutre. Le terme moyen entre le mot et le nom pourrait bien être ici : union des villes. Le même verbe sert à désigner les eaux qui se réunisœnt pour aboutir à un maiais, à un étang (balsa) (d'où probablement le mot espagnol Rehalsar), et ces lieux ont pu être aussi désignés d'après leur situation.
Bamacis des Garpétans (PtoL, II, 46), de harmLœya^ profond, probablement à cause de sa situation entre des montagnes. Barna^ Barrena, signifie : à rintérieur, an dedans, et exprime, dans les mots qui en dérivait, la profondeur et l'action de pénétrer.
D'une autre forme de ce radical (Barman), paraissent dériver les noms de ville Barvm des Callaïques (carte de Reichard;, et Barea en Bétigue. D'après Larramendi, Barrunûpea signifie teclw, ce qui ne veut pas dire le toit proprement dit, mais l'abri, car l'expression basque complète est Echahammihea cman, maison-abri. Bart*uqiiea est également rendu, dans le dictionnaire manuscrit de Paris, par « toit à vaches » et aussi par « 2^^^'^ ^ mettre les vnclies. • Il ne faut pas oublier qu'entre les mots qui ont un r et ceux qui en ont deux, il existe une grande différence de prononciation. D'après Ptolémée (II, p. 39), Barea s'écrirait aussi Barria.
Je ne déciderai pas si les autres noms commençant par bar, comme Barchw, Bardo', etc., sont de môme origine. 11 est d'autant plus difficile d'en établir avec certitude la dérivation, qu'ils peuvent très-bien être formés de Barria.
Le nom des Astures Bédunésiens (Ptol. II, 44) dérive de be, bas, et de une, unia, contrée (Astarloa, ApoL;
Bilbilis y enCeltihêne {Itin. Anton., 437), comme Bilbao d'aujourd'hui, vient certainement des radicaux pU, hil. Du premier s'est formé Pillatu, du second Bildu, tous deux avec la signifi«ation à^ entasser. Mais Bildu emporte aussi ridée de rassembler, recueillir y se réunir. L'analyse donne donc tout naturellement le sens de : villes j lieux de rassemblement. Seulement, dans les deux noms, le second b, de même que dans le ba actuel, indiqué la préposition au-dessous, et pilla a le sens de masse, ce qui peint la situation des lieux. Bilbao s'étend en effet au pied des montagnes. Biribillatu, dérivé de bildu, présente la même signification, et n'est qu'un renforcement du radical {biri tourner en rond).
Bortinae, en Vescitanie {Itin. Anton., 431) : peut-être de borda, métairie. On l'écrit aussi Burtina, et il pourrait bien, comm^ Burdua enLusitanie (Ptol., II, 41), dériver de burdina, fer.
Dans Burum des GoUaïques (Ptol., II, 43) et Buruesca, formes les plus simples et les plus basques de Virovesca (Ptol., II, 6, 45; Itin. Anto9^., 394), Burua (poser la tête), qui est aussi employé métaphoriquement, se retrouve combiné avec le nom du peuple des Eskes {Buruesca, capitale des Basques). Il se peut aussi, qu'à diverses époques, de pareilles qualifications aient été données à des villes moins importantes, appartenant à des groupes peu considérables qui conservaient cependant le nom national.
Le basque gara, hauteur, sommet, est facile à recon-
i . Ce mot, pris dans ce sens, manque duns Larramcndi. Le dictionnaire manuscrit porte : gunea. (H.)
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naître dans le Carahis des Celtibères (Appien, VI, 43). Je ne déciderai pas si la terminaison dérive de &t, comme par exemple dans Telohis (Ptol.., II, 48).
Cavîclum, le Canidum basque, de cahiay nid. Il n y a dans ce mot, qui prend les formes dbia. liahia et ca&m, aucune idée qui se rapporte aux oiseaux, mais la seule idée de prendre, de saisir, ce qui dénïontre son analogie avec xairrcû, capiOy happen, etc. Dans les dérivés, il s'emploie aussi pour désigner Talvéole de Tabeille.
Je crois que le nom du rivage Corensis, dans Pline (1, 136), appelé dans d'autres manuscrits Cûrensis, est indigène, et renferme un radical commun au latin et au basque. Pline parle de la forme recourbée de ce rivage, et gur, cur, est le radical qui signifie courbe en basque, comme curvus en latin. Cela est évident dans les mots in^uruan, en cercle, et ma-curra^ courbe, ainsi que dans un grand nombre de dérivés *. Les Curgoniens^ ou Gurgoniens (Florus, 4. 47), Curconium (PtoL, II, 48), en Vasconie, et Curgia chez les Celtes de la Bétique (Ptol., II, 40), attestent la présence de ce radical dans les noms de lieux ibériques.
Le nom du peuple des Coniens^ ou (ce qui paraît plus exact, d'après l'étymologie basque, et le changement en Kynètes et Kuneus) des Ctmiens, dérive du mot gun^ gunea {le dernier) (Astarloa, Apologie, 278), sans doute parce qu'ils habitaient à l'extrémité du pays. Ce mot ne se rencontre pas sous cette forme dans mes dictionnaires. D'après Larramendi, le dernier se dit : àz-quena, dont
4 . V. gurtu, agurea. Quelques monnaies portent le nom d'une ville inconnue: coere ou coero, qui, d'après Sestini (Descrip. des médailles espagnoles du musée hedervariano), aurait donné son nom au littus eorense, . (H.)
Astarloa change les finales en guena. Voir le chapitre 21 , pour les composés de ce nom : CunistargiSy Cumbaria (peut-être pour le distinguer d'un autre Baria); Conin^ hrica.
Le nom de la montagne Edulius^ en Va8Conie[(Pt(d.^ II, 43; Mannert, i, 375), dérive probablement de edurraj neige^ combiné avec la terminaison de lieu oia. D'après Larramendi, la neige est désignée par le mot elurra, maisy dans ses manuscrits, Astarloa dit formellement qu'il prend aussi les formes eurra, erurra, et edurra.
BdLiïsEgosa des Castellans (PtoL, II, 43),effo-^itzaj lieu d'asile, semble provenir de egoriy rester, se tenir; d'après une étymologie semblable, Ego-varri, des CaUaïques (Plin,, I, 227), signifie noumau séjour. Le nom de fleuve Ego (carte de Reichard) contrarie seul cette explication, si toutefois il n'est pas emprunté à la viUe elle-^mème.
Le nom des Egurres (PtoL, II, 44), une branche des Astures, rappelle egurra, en basque bois. Ce mot ne doit pas s'entendre des arbres vivants et sur pied, mais du bois déjà abattu et propre à être utilisé.
L'étymologie de Esuris résulte de ce que nous avons dit plus haut de sa terminaison. Je crois reconnaître l'ini^ tiale dans Escua (Plin,, I, 13^, en Bétique, et Eseadia (2i<yxa^ia) d'Appien, si toutefois ce n'est pas là un seul et même lieu (Mannert, 1, 317). Esitu signifie fermer un lieu ouvert; d'où le substantif ^5î-a vallado, fortification. Mais le même substantif s'emploie aussi pour maison. Cela démontre (bien qu'aucun dictionnaire n'en parle) l'analogie à^ichi, mot de même signification que esitu (d'où ichea, echea^ maison), avec les mots es-caratza, place devant la maison, et foyer, et escortea, cour. Cortea où Gortea (peut-être emprunté à l'espagnol) signifie cour, et aussi