‹ Recherches sur les hydrates de carbone et les glucosides des gentianéesChapitre 16 sur 36 · II. — TIGES FOLIÉES · texte numérisé non relu

II. — TIGES FOLIÉES

Les tiges foliées ont été récoltées, en même temps que les racines. Voici les résultats de l’essai biochimique :

Rotation initiale. — 7”36’

Rotation après action de l’inverline. — 8“14’

Rotation après action de l’éinulsine. — 2"

Sucre réducteur initial. 1 gr.,453

Sucre réducteur après l’action de i’invertine 2 , 812 Sucre réducteur après action de l’émulsine 4 , 068

Sous l’action de l’invertine, on a observé un recul de 38', avec formation de 1 gr.,359 de sucre réducteur. L’indice que l’on calcule,2145, est de beaucoflf) l’indice le plus élevé que l’on ait obtenu, et s’éloigne par conséquent très fortement des indices de tous les sucres connus.

Sous l’action de l’émulsine, il y a eu un retour de la déviation de 6°14’, avec formation de 1 gr.,256 de sucre réducteur. L’indice est ici de 201, de même ordre que celui què l’on a obtenu dans l’essai des tiges foliées des Gentianes précédentes, 213 et

On a essayé d’extraire la géntiopicrine de ces liges foliées.

Pour cela, on a traité par l’alcool bouillant 2.000 grammes de tiges foliées de Gentiane Pnoumonanthe, récoltées en même temps que celles qui avaient servi à l’essai. On a obtenu ainsi un extrait alcoolique que l’on a traité d’une façon différente de celle qui nous a permis de préparer la gentiopicrine en partant des tiges foliées de la Gentiane jaune, de la Gentiane à feuille d’Asclépiade et delà Gentiane Croiselle.

La raison de cette divergence est que l’on a traité, en 1913, seulement, ces trois dernières Gentianes, et que l’extraction de la gentiopicrine des tiges foliées de la Gentiane Pneumonanthe remonte à 1908-1910.

J’aurais pu suivre, évidemment, pour les autres, le même mode opératoire, mais je l'ai abandonné parce qu’il ne fournit qu’une faible quantité de produit et qu’il est long et pénible. Voici ce mode opératoire :

L’extrait alcoolique a été traité par l'éther acétique hydraté et bouillant ; on a distillé les trois quarts de l'éther acétique ; par refroidissement, le liquide résiduel a laissé déposer un produit blanc, amorphe, que l’on a mis de côté.On a distillé ensuite le liquide à sec et on a repris, par l'eau, l’extrait obtenu. On a agité la solution aqueuse avec de l’éther ordinaire, puis on l'a évaporé à sec, sous pression réduite. On a traité l’extrait par du chloroforme, et, c’est cet extrait débarrassé des substances solubles dans le chloroforme, qu’on a épuisé par l’éther acétique anhydre. La gentiopicrine a cristallisé par refroidissement (1).

On a séché à l’air les cristaux obtenus.

Pouvoir rotatoire, «o — — 196”,42.

Ainsi la Gentiane Pneumonanthe, comme la Gentiane jaune, la Gentiane à feuille d’Asclépiade, la Gentiane Croisette, renferme de la gentiopicrine, aussi bien dans les racines que dans les tiges, et également en plus forte quantité dans les racines que dans les tiges.

(1) Em. Bouhquelot et M. Bridel. — Sur la présence de la gentiopicrine dans les racines et dans les tiges foliées de la Gentiane Pneumonanthe. (Journ. de Pharm. et de Chim., (7), II, p. 149, 1910).

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