I. - RACINES
Les racines de la Chlore perfoliée sont très petites ; c’est ainsi que 430 grammes de plantes entières cueillies à Viarmes n’ont fourni que 15 grammes de racines et que 385 grammes
(1) Em. Bourqoei.ot et M. Bhidbl.— Sur la présence de la gentiopici'ine dans la Chlore perfoliée {Chlorn perfoliata L.). {Journ. de Pharm. et de Chim., (7), I, p. 109, 1910).
de plantes entières provenant de Richelieu en ont fourni 20 grammes. Etant donnée la faible proportion de ces organes par rapport à la plante entière, on devait penser que la majorité des principes immédiats devaient se trouver non pas dans les racines, mais bien dans les tiges foliées.
Voici les résultats des essais biochimiques dont l’un a été effectué sur les racines des plantes cueillies à Viarmes et l’autre sur les racines des plantes cueillies à Richelieu. Les chiffres ont été ramenés à un extrait liquide dont 100 cm® correspondaient à 100 grammes de racines, de façon à ce qu’on puisse les comparer avec les résultats de tous les autres essais :
Richelieu Viarmes 8 juillet 1910 lOjuillet.1910
Rotation initiale (1 =2').
Rotation après aciion de l’invertine.
Rotation après action de l’émulsine.
Sucre réducteur initial. Ogr.,306 Ogr.,268
Sucre réducteur après action de l’invertine 0 , 726 0 , 915
Sucre réducteur après aciion de l’éraulsine 1 , 032 1 , 384
On voit que, dans l’ensemble, les résultats obtenus avec ces deux racines d’origine différente sont sensiblement les mêmes les racines de Viarmes renfermant seulement une proportion un peu plus forte de principes immédiats.
Sous l'action de l’invertine, ces racines ont donné en effet une augmentation de la rotation gauche de 36’, avec formation de 0 gr.,647 de sucre réducteur, et celles de Richelieu une augmentation de 24’, avec formation deO gr.,420 de sucre réducteur. Les indices sont, à peu de chose près, les mêmes, 1075 et 1050. Ils sont très élevés et rappellent celui que l’on a obtenu avec la plante entière. Le sucre inconnu dont on a déjà soupçonné la présence doit donc se retrouver ici.
Sous l’action de l’émulsine, les racines de "Viarmes ont subi un retour de la déviation de 2° 18’ et celles de Richelieu de 2°. Les indices sont, par contre, assez différents, 203 et 153 (sucre réducteur formé ; 0 gr.,469 dans le premier cas etOgr.,306 dans le second).
Si on compare ce retour avec celui qu’a donné la plante entière, on trouve que les racines doivent renfermer environ trois fois moins de principe hydrolysable par l’émulsine que les tiges foliées.
L’essai des tiges foliées va nous montrer qu’il en est bien ainsi.