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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES

les supports-colonnes, chaîne et leviers, les constructeurs ont reconnu qu’il convenait surtout de s’occuper de l’action de la tige principale ou grand levier IIII {fig. sur le ressort C dont les déformations se transmettent à l’aiguille indicatrice. Cette tige étant en laiton, en appliquant au-dessous d’elle une lame d’acier, c’est-à-dire d’un métal dont la dilatation est très différente, par les changements de température celle-ci en élève ou en abaisse l’extrémité, et l’on est parvenu par ce moyen à une compensation assez exacte.

Baromètres orométriques. — Pour épargner aux voyageurs et en particulier aux touristes la peine de faire le moindre calcul ou du moins de réduire ce calcul à une simple soustraction, on a proposé de graver sur les cadrans des baromètres de montagnes une seconde graduation donnant en regard des pressions des nombres exprimés en hectomètres et calculés pour la saison des voyages, dans l’hypothèse d’une température moyenne de 20° au niveau de la mer avec une diminution de 1° par chaque i65‘" d’altitude ( ' ).

(') Voyez les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. LXXVIII, année 1874, i" semestre, pages noo et i236, et le petit Aide-mémoire intitulé: Cadrans orométriques pour le nivellement barométrique, applicables surtout aux baromètres de poche et à la saison des voyages d’agrement, par C.-M. Goulier (librairie Delagrave; 1874).

On construisait des baromètres orométriques ou altimétriques déjà depuis plusieurs années, en Angleterre, chez Beck, et en Suisse où ceux de Goldsclimid avaient une grande réputation, mais les baromètres liolostériques de Naudet leur étaient supérieurs et, en leur appliquant des cadrans oroniétriques, on était sûr du succès. Un auteur allemand, le D'' Hœltsclie, professeur à l’Institut polytecliniquc de Vienne, qui avait écrit plusieurs Ouvrages Sur l’Hypsométrie au moyen des baromètres métalliques (1870), et Sur les anéroïdes de Naudet et de Goldschmid, leur construction, leur théorie et leur mode d’emploi Alfred Hœlder, à Vienne (Autriche) ],

reconnaissait hautement la supériorité des liolostériques de Naudet. Ce professeur avait même entrepris de suivre les liolostériques et de dresser des Tables de correction que l’opticien J. Feiglsler, devienne, qui en avait le dépôt (ainsi que celui des baromètres de poche de Beck, construits pour des altitudes atteignant de 4000” à 5ooo"'), livrait en môme temps que ces instruments très recherchés par les, ingénieurs autrichiens pour les études préliminaires des tracés de chemins de fer en pays de montagnes.

Nous ne pouvons nous empêcher, on citant les Ouvrages du D'' ilœltsche, de dire que cet auteur, un peu diffus, qui prétendait être très documenté écrivait le nom de Vidie : Vidi et le croyait anglais.

Nous donnons [fig. 128 el 124) les deux cadrans oromé-

Fig. 123.

iriques proposés en 1874 par le colonel Goulier et dont les

Fig. 124.

ndicalions sont tout à fait analogues, il le reconnaît lui-

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