‹ Recherches sur les instruments (volume 2)Chapitre 108 sur 164 · CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES

même, à celui du mountain barometev de l’amiral Filz-Roy et à ceux que l’on employait en Suisse.

Ces instruments destinés aux touristes leur rendent, en effet, des services immédiats très appréciables et, à la fin de la longue dissertation publiée par le colonel Goulier dans V Annuaire du C liib alpin français de 1879, intitulée : Élude sur la précision des nivellements topographiques et barométriques, on trouve sur un Tableau n° 3, en tête de chaque mois, un coefficient qui est la correction mensuelle à faire subir aux nombres lus sur les baromètres oromélriques ou altimétriques pour tenir compte de la différence entre la température supposée et la véritable, et d’autres coefficients bihoraires dont le maximum est assez faible pour pouvoir être négligé.

La conclusion à laquelle arrive l’auteur est que : « Dans les Alpes, on peut employer les cadrans

orométriques ou altimétriques en toute saison, pourvu que l’on fasse subir à leurs indications les corrections données par les coefficients du Tableau, et que même on peut les employer sans corrections, de la fin de mai au commencement d’octobre, intervalle pendant \Q,^\\\Q\, probablement, les erreurs ne dépasseront pas, en moyenne, celles d’un calcul correct, »

Nous estimons, pour notre compte, qu’eu égard à la facilité avec laquelle on peut effectuer les calculs, à l’aide des formules paraboliques données plus haut, dont la première leur suffira le plus souvent, et en tenant compte des températures observées, les topographes, les ingénieurs et les voyageurs scientifiques feront mieux, avec des instruments ordinaires bien vérifiés, de se passer des graduations orographiques souvent fatigantes à lire et laissant subsister nécessairement une erreur qui peut devenir assez forte dans bien des cas. Nous conseillerions plus volontiers aux mêmes opérateurs d’emporter, quand ils le pourront, deux baromètres au lieu d’un, pour avoir un contrôle assuré. Il est sans doute inutile de donner le même conseil aux touristes qui voyagent plusieurs ensemble, munis chacun d’un baromètre.

Un grand nombre d’Ouvrages ont été publiés, dans ces der-

36o LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRADIIIQUES.

niers temps, sur la mesure des hauteurs par le baromètre en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Amérique notamment, et le sujet est encore loin d’être épuisé, mais nous craignons de lui avoir déjà donné trop de développements à propos des applications du nivellement barométrique aux reconnaissances topographiques, et nous renvoyons le lecteur qui désirerait se renseigner plus complètement sur les principaux travaux étrangers aux Ouvrages dont les titres se trouvent au bas de cette page (' ).

Aucun des instruments dont il va être question et dont nous avons annoncé la destination ne comporte une longue description. Nous allons donc passer rapidement en revue les principaux d’entre eux en en donnant une figure qui suffira le plus souvent à en faire comprendre l’usage. Le dernier de ceux que nous indiquerons a cependant pour nous un très grand intérêt, puisqu’il nous a conduit à renouveler et à étendre une méthode qui, pour être l’une des dernières venues ou plutôt vulgarisées (car elle date de plus d’un siècle aujourd’hui), n’est pas moins digne d’être recommandée à ceux qui peuvent l’ignorer encore et surtout à ceux qui, la connaissant, l’ont

(') Beobachtungen und Untersuchungen über die Genauigkeit barometrischer Hôhcnmessungen und die Veranderungen der Temperatur und Feuchtigkeit der Atmosphare, von D'^ Cari Maxirailian Bauernfeind ; München, 1862 (déjà cité).

Die baronietrischen Ilohenniessungen, von D'' Ruhlmann. Leipzig; 1870.

Die Anéroïde, von J. Hültsche. Wien; 1872 (déjà cité).

Sulla niisura delle altezze mediante il barometro,iiü\. professer Grossi. Milano; 1876.

Die Anéroïde Darometer von Jacob Goldschniid und das baronietrische Ilôhenniessen, von D' Karl Koppe. Zuricli; 1877.

Die Messung des Feuchtigkeitsgehaltes der Luft, mit besonderer Berücksichtigung des neuen Procenthygrometers mit Justirvorrichtung, von 0“^ Karl Koppe. Zurich; 1878.

A new method of measuring heights by means of the barometer, by G. -K. Gilbert. Washington; 1882.

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