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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHOHES, 2G

» 5® Suisse. — Dans la première moitié de ce siècle, la planchette était exclusivement employée et les levers s’appuyaient sur une triangulation graphique. Depuis on se sert généralement du théodolite et de la méthode polygonale, avec alignements et perpendiculaires, la planchette n’étant plus autorisée que pour le lever des forêts, sauf dans les cantons de Fribourg, LE Neuchâtel et de Vaud, où elle est encore d’un usage général, concurremment avec la mesure à la chaîne ou à la règle.

» L’emploi combiné de la stadia et de la planchette est interdit.

» Les nouveaux plans (échelle 70V0) couverts de courbes de niveau définissant le relief du terrain. »

6® En Angleterre où le cadastre est terminé, la méthode des alignements {llie straight-line method) a été seule employée et y est encore considérée comme la meilleure à suivre, à ce point que le théodolite lui-même a été abandonné dans le lever des détails ( ' ). Échelle âsVô-

7° Belgique. — Enfin le cadastre de la Belgique, commencé en 1807 et 1808, fut continué à partir de i8i4 et terminé en 1834, sauf pour le Limbourg et le Luxembourg; celui de ces deux dernières provinces fut entamé en i83q et achevé en

Il fut levé par commune au moyen de l’équerre d’arpenteur et de la chaîne (par la méthode des alignements et par celle des coordonnées rectangulaires universellement employée pour les détails). La petite triangulation qui lui servait de base était faite au graphomètre. Ph. Van der Maelen, autorisé à prendre copie du cadastre, a publié, de 1887 à 1847, atlas des plans cadastraux pour 187 communes, partie à l’échelle de jsVô» parùe à celle de

Popp entreprit, vers i85o, la publication des documents

(’) Voyez dans Pierce, On the use of the plane-table, pages 36-3g, la déposition du capitaine H.-R. Sankey, R. E., où il compare la méthode des alignements et le lever à la planchette dans des circonstances différentes pour démontrer que l'emploi de la planchette n’est pas toujours avantageux, à cause du grand nombre de stations qui peuvent être nécessaires ce qui a fait abandonner l’emploi du théodolite pour le lever des détails.

ayo LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.

cadastraux de toutes les communes de la Belgique. Les plans des communes étaient dressés à l’échelle de (avec cartouches à ^0^0 ou à -j^ pour les villes). Cette publication fut arrêtée à la mort de Popp, en 1878. Le travail est effectué pour les six provinces de la Flandre Occidentale, de la Flandre Orientale, du Brabant, d’ Anvers, du Hainaut et de Liège (' ).

Ces renseignements que l’on pourrait encore multiplier prouvent, comme nous l’avions fait pressentir, que la méthode des alignements a de nombreux partisans; ils laissent apercevoir néanmoins que les méthodes et les instruments préférés pour le cadastre ont changé assez souvent dans le courant de ce siècle, mais ce qui est particulièrement à noter, c’est que, malgré les avantages reconnus de la stadia associée à la boussole, au tachéomètre ou à la planchette de précision, on est revenu, dans la plupart des pays où l’on a repris ou entrepris récemment les travaux du cadastre, à cette méthode des alignements.

En France, où la question si grave de la réfection complète du cadastre est à l’étude depuis plusieurs années, des expériences nombreuses faites sur des terrains très variés doivent servir à déterminer le choix à faire, selon les cas, entre la Tachéométrie dont les instruments ont été non seulement perfectionnés, mais simplifiés, et par conséquent entre la méthode des relèvements purement numériques et la méthode mixte des alignements. On est même allé jusqu’à faire quelques essais de levers par la méthode photographique (qui exigerait, dans ce cas plus que dans tout autre, un doigté particulièrement délicat), ce qui prouve tout au moins, de la part de la Commission supérieure et de celle de la Direction générale des Contributions directes, un judicieux désir de ne rien négliger pour s’éclairer sur tous les côtés de la question.

Nous ferons encore remarquer deux faits des plus importants consignés dans quelques-uns des documents précédents.

(’) Nous devons ces renseignements sur le cadastre de la Belgique, à l’obligeance de M. le commandant Gillis, par l’intermédiaire de son savant chef de service, M. le général Hennequin.

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