CHAPITRE III. — ICONOMIÎTRIE ET MÉTROPHOTOGUAPHIE
point de vue au donjon, sur le plan, 37mm; faisons la proportion — — , d’où x — 8inm,28, qui, multipliés par le déno- 67 37
minateur de l’échelle 7000, donnent pour la hauteur cherchée 57™, 96.
La même opération effectuée rapidement avec la règle à calcul permet de déterminer les différences de niveau de tous les points de la perspective rapportés sur le plan.
Il ne faut pas oublier de tenir compte de la hauteur du point de vue au-dessus de la station considérée. Ainsi, dans le cas actuel, ce point de vue était, situé à im,4° au-dessus du sol et la différence de niveau cherchée était, par conséquent, de 5 7 111 , 96 + im,4° — 36.
Enfin, il est clair qu’en répétant la même opération sur une seconde perspective qui contient le même point, la différence de niveau des stations d’où ont été |>rises les deux perspectives étant connue, on a un moyen simple de vérification.
Le second exemple se rapporte à la reconnaissance de la forteresse du Mont-Valérien et est tout aussi facile à suivre sur la PL VII. La base xy mesurée sur le terrain avait été rapportée sur la feuille de dessin en x y' à l’échelle de adoptée pour le plan que nous avons construit, mais qui a été réduite à t u 'u — pour la figure gravée.
Pour orienter sur cette base les deux vues dessinées à la chambre claire et rabattues autour de leur ligne d’horizon, on se servit des deux angles a1 x' y1 = 160 3o' et b'y'x’—'j 70 évalués très simplement au moyen de la chambre claire ellemême.
On parvint ensuite facilement à identifier sur les deux vues, et malgré les déplacements dus à la perspective, les différents édifices de l’intérieur de la forteresse, leurs mêmes arêtes verticales, les angles des glacis de la fortification, etc.; puis, en opérant comme on l’a expliqué plus haut, on détermina sur le plan un assez grand nombre des points correspondants. Enfin, en marquant ces points sur une feuille de papier à calquer et en portant celle feuille sur un plan du L., II.
f)6 I.ES INSTRUMENTS, IÆS MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.
Mont-Valérien à la môme échelle de levé par les méthodes rigoureuses, la superposition n’accusa aucune erreur, il y avait une coïncidence parfaite pour tous les points.
11 serait sans doute inutile d’insister sur les conséquences d’un semblable résultat que tout le monde peut pressentir; il suffit donc de faire remarquer qu’il démontrait péremptoirement que la chambre claire modifiée dont nous avions fait usage ne produisait aucune déformation, conformément à la théorie d’ailleurs, ni aucun déplacement de l’image virtuelle, déplacement ou parallaxe dont on avait tant de peine à se débarrasser avec les anciens instruments du même genre.
Nous ne reviendrons pas, à propos de ce second exemple, sur ce que nous avons dit plus haut du calcul des cotes de nivellement, et quoique la gravure des vues du Mont-Valérien soit très nette, leur réduction a rendu les détails du terrain trop difficiles à identifier pour que l’on puisse les employer à se rendre compte de la marche à suivre dans le tracé des courbes de niveau. Nous n’avions pas essayé d’ailleurs d'exécuter ce tracé sur les vues originales de plus grandes dimensions, parce que le but que nous nous étions proposé était atteint, et c’est l’année suivante seulement, dans des reconnaissances étendues faites dans un pays encore plus accidenté, que nous avons pu constater avec quelle facilité on obtenait des cotes de nivellement assez nombreuses pour permettre de bien saisir et de reproduire les formes du terrain.
Nous donnerons plus loin des spécimens des résultats de ce genre obtenus surtout depuis que l'on a substitué aux dessins à la chambre claire des images photographiées.