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XI. — Phénomène de la parallaxe

Supposons qu’un plan perpendiculaire aux deux miroirs soit le plan principal d’une perspective dont le tableau serait placé en avant de l’appareil, à la distance de la vue distincte; d’après le principe invoqué ci-dessus, les rayons horizontaux contenus dans ce plan, devenant verticaux après leur double réflexion, il est évident que la feuille de papier sur laquelle on dessine remplace alors exactement le tableau dont nous venons d’indiquer la position fictive (voyez PL IX, fig. O. * Celte feuille de papier représente aussi le lieu exact où irait se former l'image virtuelle d’un objet placé à la distance de la vue distincte; par conséquent, l’œil de l’observateur pourrait se mouvoir au-dessus des miroirs sans qu’il en résultât le moindre changement dans la position apparente de cette image qui serait, en outre, de même grandeur que l’objet supposé, à la vérité, entièrement contenu dans un plan vertical. Ainsi la copie d’un dessin ne présenterait en pareil cas aucune difficulté.

Mais les choses ne se passent pas aussi simplement quaud on considère des objets situés à toutes distances, comme ceux qui composent les paysages. Le moindre mouvement de l’observateur, le plus léger déplacement latéral de son œil audessus de l’appareil entraîne un déplacement semblable, une parallaxe de l’image qui deviendrait insaisissable pour la pointe du crayon, si l’on ne remédiait à ce défaut dû à la nature de l’instrument.

On parvient à limiter ce déplacement en se servant d’un diaphragme pratiqué dans la monture de l’appareil, et dont l’ouverture doit avoir au moins le diamètre de la pupille, afin de ne pas diminuer la clarté des images ('). Mais si la parallaxe est ainsi réduite, elle ne subsiste pas moins et rendrait l’exécution du dessin difficile et incorrecte.

(’) C’est également d'après le diamètre de la pupille que doit se régler la largeur de chacun des miroirs; l'examen des fig. 27, 28 et 29 fera suffisamment saisir ces rapports qui n’ont, d’ailleurs, rien d’absolu.

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