CHAPITRE III. — ICONO.MÉTRIE ET MÉTROPHOTOGRAPIIIE
Avant d’indiquer le moyen de la faire disparaître, il convient de bien la définir, en mettant ses effets en évidence.
Si, par une ouverture circulaire pratiquée dans une lame opaque fixe, on regarde un objet plus ou moins éloigné, et que l'on vienne à interposer en avant de la lame, parallèlement à son plan, un écran transparent, un verre à glace, par exemple, dans les mouvements involontaires de l’œil, l’axe optique dirigé sur l’un des points de l'objet, au lieu de passer par le centre, pourra s’appuyer sur la circonférence du diaphragme et alors le rayon visuel percera le verre en un point d’autant plus distant de la trace du rayon central que l’objet sera plus éloigné et l’ouverture du diaphragme plus grande. Enfin, lorsque l’objet sera à une distance telle que l’on puisse considérer toutes les directions du rayon visuel comme parallèles, la parallaxe aura pour limite le diamètre même de l’ouverlu re.
L’écran transparent qui a servi à celle explication n’est autre chose que le tableau fictif de la perspective; ce qui se passerait à sa surface est donc précisément ce qu’on observe sur la feuille de papier de la chambre claire sur laquelle la pointe du crayon suit la trace du rayon visuel; et puisque l’ouverture du diaphragme placé au-dessus des miroirs doit avoir au moins le diamètre de la pupille, il s’ensuit que l’incertitude pour la position de chaque point de la perspective pourrait s’élever à plusieurs millimètres. De là, la nécessité de détruire entièrement la parallaxe, et, d’après la description de ses effets, on conçoit immédiatement que la meilleure manière d’y parvenir serait de ramener les images virtuelles des objets éloignés à se former à la distance de la vue distincte où se trouve déjà placé le tableau, c’est-à-dire le papier sur lequel on doit dessiner; telle serait aussi la condition la plus favorable pour faire cesser toute fatigue d’ajustement de l’œil dans l’emploi de la chambre claire.