C.'PaaAz, D. chem. Ges., t. XXVII, 1884, p
E. Fiscner, D. chem. Ges.,t. XXXIII, 1900, p. 2381.
E. Fiscuer et MOUNEYRAT, D. chem. Ges., t. XXXIII, 1900,
(*) E. Fisouer et H. Leucus, D. chem. Ges., t. XXXV, 1902, p. 3787. (5) C.*PAAL et G. ZITTELMANN, D. chem. Ges., t. XXXVI, 1903, D 00397:
(5) MounEyRAT, Bull. Soc. chim., 3° série, t. XXV, 1901, p. 556. — C. PAAL et G. ZITTELMANN, loc. cit.
par suite commodément à la séparation des sucres, sont d'autant plus nombreuses que le poids moléculaire du reste hydrazinique est plus élevé. La même observation avait été faite aussi avec un groupe d’autres réactifs, celur des chlorures, des acides benzène-sulfonique et B-naphtalèue-sulfonique, le second donnant souvent avec lés acides aminés des combinaisons peu solubles, là où la combinaison sulfobenzénique est au contraire soluble, c'est-à-dire se prête mal à une séparation (!).
C'est en partant de la même idée théorique que M. Siegfried (?) a montré que l’on peut employer avec succès, pour la diagnose des acides aminés, le chlorure de l’acide 4-nitrotoluène-2-sulfonique qui donne, avec le olycocolle, l'alanine, lacide glutamique, des dérivés remarquables par leur faible solubilité, leur aptitude à la cristallisation et la netteté de leur point de fusion. Enfin, c’est encore pour la même raison que O. Hingsberg (*) a employé pour la diagnose des amines le chlorure de l’acide B-anthraquinone-sulfonique.
Il y avait donc lieu d'espérer qu’en introduisant dans l’isocyanate des radicaux aromatiques plus lourds que le phényle, on étendrait le champ d’utilisation de ce réactif dans l’étude et la séparation des acides aminés. C’est ce qu'ont fait Neuberg et Manasse (‘), Neuberg et Rosenberg (5) en employant l’isocyanate d’a-naphiyle, dont ils ont préparé les produits d’addition avec un certain nombre d’acides aminés provenant des matières albuminoïdes.
C’est presque ‘en même temps que MM. Neuberg
(1) E. FiscHerR et P. BERGELL, D. chem. Ges., t. XXXV, 1902, P-+ 3779.
(?) SEGrRIED, Zeit. physiol. Chem., t. XLILI, 1904, p. 69.
(*) HwesBrre, D. chem. Ges.,t. XXXIII, p. 3526.
(*) NeuBer@ et MANASSE, D. chem. Ges., t. XXXVIIL, 1905, p. 2350.
(°) NEUBERG et ROSENBERG, Biochem. Zeiütschr., t. V, 1907, p. 456.
et Manasse, dont le travail sur l’isocyanate de naphtyle n'avait pas encore paru en ce moment, que J'ai préparé de mon côté l’isocyanate de menthyle (!), dont le radical aromatique est non seulement plus lourd encore que le naphtyle, mais encore doué du pouvoir rotatoire, et je complais étudier action de cette carbimide non seulement sur les acides aminés, mais encore sur des alcools ou des corps à fonction alcoolique. J’ignorais à ce moment que le même isocyanate actif avait déjà été préparé par MM. Neville et Pickard (2), qui l’avaient fait agir sur un certain nombre d’alcools. D'ailleurs, ces chimistes euxmêmes avaient été, dans une certaine mesure, précédés dans celte voie par MM. Forster et Attwell(?), qui avaient obtenu un isocyanate actif, la bornylearbimide, en traitant la bornylearbamide par le nitrite de sodium.
J'ai donc arrêté l’étude des produits d’addition de l’isocyanate de menthyle avec les alcools, la plupart de ceux que J'avais obtenus se trouvant déjà décrits dans le travail de MM. Neville et Pickard, et je n’en conservera dans ce Chapitre que deux: la menthyluréthane du triméthylcarbinol, et celle du lactate d’éthyle. Le reste de ce Chapitre sera consacré à l’étude des produits d’addition de lisocyanate de menthyle avec un certain nombre d’acides aminés.