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DE LA PERSONNE

Nous avons vu ci-dessus la réunion des idées exprimées par un verbe. Lorsque ces idées sont rendues par des mots distincts et significatifs , l'analyse se trouve toute faite et à la portée de tous les esprits.

Mais il n'en est pas de même , lorsque chacun des mots , dont la réunion forme la conjugaison, exprime à lui seul toutes les idées fondamentales.

Il est évident que ce mot doit varier à chaque pas, lorsqu'il doit exprimer une modification différente ; et comme chaque forme exprime des idées multiples , il faut qu'il soit composé d'une multiplicité d'éléments.

De ces considérations résultent deux formes de conjugaison: i° L'une formée d'une réunion de mots distincts ;

2° L'autre, de syllabes réunies en un mot qui se modifie successivement.

Nous pourrions appeler :

SUR LES LANGUEfS CELTIQUES. kl

La première, la forme, ou conjugaison analytique;

La deuxième, la forme, ou conjugaison synthétique.

Les deux se trouvent dans les langues celtiques proprement dites. Comme la seconde est la seule qui présente quelque difficulté, nous nous en occuperons d'abord.

Pour la commodité du langage nous rappellerons conjugaison simple, parce quelle est simple dans sa forme; et par conséquent nous appellerons l'autre conjugaison composée, puisque sa forme est évidemment composée; mais quoique l'une de ces deux conjugaisons soit simple dans sa forme, elle ne l'est pas dans sa nature. Le mot unique qui fait le verbe est une réunion de parties qui ont chacune leur expression correspondante aux idées fondamentales du verbe.

C'est ce que nous appellerons ses éléments.

Il y en a autant que d'idées fondamentales renfermées dans le verbe.

Par conséquent il y a :

L'élément de l'action ; L'élément du temps; L'élément de la personne, etc. etc.

Nous nous occuperons d'abord de ces trois éléments dans l'indicatif de l'actif, où il n'y a point d'éléments significatifs du mode ni de la voix ; ils y sont sous-entendus , si l'on veut s'exprimer ainsi. Il est facile de faire sous ce rapport l'analyse du verbe , en prêtant attention au principe suivant.

Si le verbe est ce qu'on appelle régulier, l'élément qui ne varie point, qui se reproduit toujours le même dans toute la conjugaison, est Vêlement de faction, ou, ce qui revient au même, la racine du verbe. Lorsque dans un même temps une partie, autre que la racine du verbe, ne change point , c'est l'élément du temps , et l'on reconnaît d'ailleurs que c'est l'élément du temps, parce qu'il ne se reproduit point de même

dans les autres temps, ou que, restant le même, il acquiert une valeur relative différente , comme nous l'exposerons ailleurs.

La partie qui, dans un même temps, varie avec chaque personne , est l'élément de la personne.

- Cet élément de la personne se reproduit ou peut se reproduire dans tous les temps , avec îa même série de variations relatives aux personnes, mais cela n'est pas nécessaire; il se pourrait qu'il y eût des formes diverses ayant le même emploi pour désigner les mêmes personnes , comme effectivement la chose a lieu dans la conjugaison galloise, et il n'y a là rien que de naturel, parce que les pronoms personnels ont chacun une variété de formes pour désigner la même personne, comme on peut le voir dans le tableau des personnes.

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