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EXEMPLE DU CHANGEMENT DE LA VOYELLE SANS AUGMENTATION NI DIMINUTION

Sin gulier . Pluri el .

N. Iasg (poisson). N. Eisc.

( Voyez part, lexic. lib. III , part. iat. mot Poisson. )

G. Eisc. G. Iasc.

D, Iascaibh.

Je fais ici également abstraction des consonnes qu'on met devant les substantifs commençant pav une voyelle ( primitivement, à ce qu'il semble, par euphonie) ; nous y reviendrons plus tard.

Je continuerai à m'occuper uniquement du gaël irlandais, où les formes anciennes sont mieux conservées.

Deuxième forme principale, où le singulier ne change pas, mais où le pluriel change.

Troisième forme principale, où ni le singulier ni le pluriel ne changent, excepté au datif pluriel.

Autre forme particulière, probablement très-ancienne, et je crois primitive.

Singulier. Pluriel.

N. Daileamh (sommeiller). N. Dailimh.

G. Daileamhuin. G. Daileamhan.

D. Daileamhuibh.

La propension à placer le génitif singulier au pluriel nominatif a fait une variante même ici, où l'on s'en est servi quelquefois au lieu du nominatif pluriel que j'ai marqué; mais cela me semble une altération très-intéressante de cette forme, et j'appelle l'attention sur ce point, parce qu'il se reproduira dans le basque.

DES MODIFICATIONS QUE SUBISSENT SOUVENT LES PREMIERES LETTRES DES NOMS QUI SE DECLINENT.

Elles sont de deux sortes :

i° La conversion en aspirée de la consonne qui commence un nom ;

2° L'addition d'un h devant la voyelle qui commence un nom, quelquefois un t, suivant les rapports de ces mots avec d'autres, et l'emploi fréquent du t devant Y s qui commence un mot. L'origine en est nécessairement euphonique.

D'ailleurs, presque tous les mots de la langue subissent un changement par aspiration de la première consonne, suivant les mots qui précèdent.

Il suit nécessaire riîent de l'addition du t euphonique, qu'il a dû souvent se confondre avec le mot et en altérer la racine. C'est ce que j'ai reconnu, et j'en ai cité quelques exemples dans la partie lexicographique.

L'emploi du t euphonique , dont les Gaëls sont prodigues, a laissé des traces profondes dans la langue française ; l'usage de ce t paraît si naturel aux Fiançais, qu'ils ne songent pas que leur langue est la seule, parmi les langues modernes de l'Europe occidentale, qui s'en serve. Le peuple , en France, en fait encore un usage plus étendu; cela devait être. Il y a aussi, en basque, un t euphonique, comme nous le verrons plus tard.

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